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30 Aoû 2013 

introduction aux principes de la médecine moderne

Avez-vous parfois le sentiment que vous étiez mieux avant de commencer une nouvelle pilule ?
Environ 9,6 millions d’Américains âgés subissent des effets secondaires négatifs de leurs médicaments chaque année. Des effets secondaires connus sont traitées comme si ils étaient de nouvelles maladies et des médicaments supplémentaires sont prescrits pour traiter les effets secondaires au lieu d’essayer de les prévenir.
Plus de deux millions d’Américains sont envoyés à l’hôpital ou gravement blessés par des effets secondaires de chaque année. En fait, avec plus de 100.000 décès chaque année, les réactions indésirables aux médicaments sont une des principales causes de décès aux États-Unis – et bon nombre de ces cas sont évitables !

Les médicaments induisent des troubles cognitifs:   Partie1 et Partie2 
La démence et les délires induits par les médicaments sont généralement attribuées à tort à la maladie médicale sous-jacente ou simplement à la «vieillesse». Mais les patients (et même leurs médecins!) pourraient ne pas savoir que par l’arrêt ou la modification de la posologie de nombreux médicaments fréquemment prescrits, la plupart des patients peuvent être restaurés à un état pré-drogue de la fonction mentale.

« L’éditeur du réputé British Medical Journal déclara lui-même que seulement 15 pour cent de toutes les méthodes de la médecine moderne ont une base scientifique ou ont été prouvées »  

«L’une des lois tacites de la médecine moderne est de prescrire rapidement un nouveau médicament avant que tous ses effets secondaires apparaissent à la surface » 

« les essais cliniques réalisés par l’industrie sont biaisés, truqués, mensongers, masquant les dangers, amplifiant les effets positifs »
professeur Philippe Even

“une maladie pour chaque molécule fabriquée.”

« Ils (l’ industrie pharmaceutique) vous vendent des médicaments dangereux pour gagner de l’argent. Rien d’autre. Si vous pensez que l’ industrie harmaceutique met des médicaments sur le marché pour vous aider – vous vous trompez lourdement! »

« Les médicaments mis sur le marché sont, d’une façon ou d’une autre, de la fausse monnaie. Le médecin qui prescrit ne sait pas forcément ce qu’il fait. La raison? Les décideurs du système de santé se laissent en grand nombre corrompre par les groupes pharmaceutiques ». Pour Marcia Angell, médecin et ancienne membre de la rédaction en chef du New England journal of Medecine, « Il n’est plus possible de croire les recherches publiées, ni de se fier au jugement de son médecin de famille »

« La France détient le record du monde pour les décès dus aux médicaments, »

 Nous pourrions sans grande difficulté supprimer 95% des dépenses liées aux médicaments, et nous aurions même une population en meilleure santé. » Nous pourrions sans grande difficulté supprimer 95% des dépenses liées aux médicaments, et nous aurions même une population en meilleure santé. »

«Si nous mettons le fumier de cheval dans une capsule, nous pourrions le vendre à 95 pour cent de ces médecins. »

« L’industrie pharmaceutique a infiltré et corrompu tous les systèmes de santé publique dans le monde à tous les niveaux : médecins, instituts de recherche, publications scientifiques prestigieuses de même que les agences gouvernementales comme la FDA. Très peu de gens tirent avantage des médicaments qu’ils consomment. En fait, les médicaments seraient la troisième cause de décès dans les pays riches…Pour sortir de cette situation intenable, il faudrait rien de moins qu’une révolution : abolition des brevets en pharmacie; interdiction de tout marketing et de toute recherche clinique à l’industrie ; disqualification systématique de tout expert ayant un conflit d’intérêts, qu’il soit financier ou simplement intellectuel. Notre système de santé serait donc menacé non pas par le vieillissement de la population, mais bien par l’explosion de la pharmaceutique. »
professeur Turcotte fernand

bipolaire et escroquerie : "la médecine est devenue folle" (ARTE télé)

Les autres émissions, reportages, vidéos, sur les médicaments, la médecine et surtout les escroqueries, a ne pas manquer : 23.000 enfants cobayes à New-York qui n’intéressent personne / canal +
Notre poison quotidien : l’industrie chimico-pharma nous empoisonne et nous tue / ARTE
Les Vaccins sont inefficaces et dangereux: conférence du docteur Lanctôt
essais clinique et cobaye humain / france 2
THALIDOMIDE / contergan : Créateur de Bébés handicapés / TV Québec
Dr André Gernez: Le Scandale du Siècle
Big Pharma – Le Cartel criminel de la «Santé»
30 Aoû 2013 

Principes des addictions psychiatriques

Principes des addictions psychiatriques
...11. Les médecins qui prescrivent des interventions biopsychiatriques ont en général une estimation irréaliste des risques et des bénéfices du traitement.
Les interventions biopsychiatriques sont fondées sur le principe du “désemparement et déni iatrogènes” (iatrogenic helplessness and denial, IHAD). Il se réfère au mécanisme qui fait que le patient perd, par la façon dont le traitement est appliqué et par l’effet chimique ou neurologique du traitement, toute capacité d’évaluation de ses réactions, du handicap créé par le traitement, et des assertions du médecin. « Le psychiatre biologique utilise des techniques connues d’autorité et impose des traitements destructeurs du SNC pour obtenir un désarroi et une dépendance accrus du patient. »
La IHAD implique le déni de la part et du médecin et de la part du patient des dommages créés par le traitement, tout autant que des réels troubles psychologiques et contextuels présents. La IHAD rend compte de la fréquence avec laquelle les traitements par techniques destructrices du cerveau sont utilisés en psychiatrie: électrochocs, psychochirurgie, et médication toxique. Le fait que le traitement détruit des fonctions cérébrales amène la soumission du patient par le biais de la perte de fonctions essentielles telles que la vitalité, la volonté et le raisonnement. Le déni vise non seulement la destruction des fonctions essentielles chez le patient, mais aussi le fait que ses problèmes psychologiques continuent. Ce déni est assorti de confabulation [procédé commun à toutes les addictions avec produit. [le déni est un procédé de défense archaïque (stade oral-anal)]].
Traitement biopsychiatrique = création d’un dommage cérébral plus ou moins permanent et irréversible...

Les médicaments utilisés en psychiatrie nous font plus de mal que de bien
Les symptômes de sevrage sont souvent diagnostiquée à tort comme un retour de la maladie ou le début d'une nouvelle, pour lesquelles les médicaments sont alors prescrits. Au fil du temps, cela conduit à une augmentation du nombre d'utilisateurs toxicomanes, à long terme

Mythe 1: Votre maladie est causée par un déséquilibre chimique dans le cerveau
C'est ce qui est dit a la plupart des patiens, mais c'est complètement faux. Nous n'avons aucune idée de ce qui interaction des conditions psychosociales, les processus biochimiques, les récepteurs et des voies nerveuses qui conduisent à des troubles mentaux et les théories que les patients atteints de dépression n'ont pas la sérotonine et que les patients atteints de schizophrénie ont trop de dopamine ont longtemps été réfuté. La vérité est tout le contraire. Il n’y a pas déséquilibre chimique pour commencer, mais quand traiter la maladie mentale avec des médicaments, nous créons un déséquilibre chimique, une condition artificielle que le cerveau tente de contrer.

"Le but du système public de santé mentale est de créer une classe énorme de malades mentaux chroniques en les forçant à prendre des médicaments inefficaces, mais extrêmement dangereux
Admin · 1625 vues · Laisser un commentaire
30 Aoû 2013 

bipolaire, origine et définition

les troubles bipolaire (maniaco-dépression) et cyclothymique
Psychose maniaco-dépressive ou MMD (maladie maniaco-dépressive).

Une « épidémie » créée de toute pièce par les labos

il y a 80% de chances que ce diagnostic soit faux.

Au moins 9 adultes sur 10 j'ai vu dans les deux dernières décennies , qui ont subi des épisodes maniaques qui pourraient être diagnostiqués comme bipolaire,  les avait en réponse directe aux stimulants ou antidépresseurs-surtout les nouveaux antidépresseurs à partir avec le Prozac.

l'utilisation à long terme des antidépresseurs ISRS conduit souvent à des changements d'humeur qui sont étiquetés "trouble bipolaire". En dépit des preuves claires fournies dans des livres comme Anatomie d'une épidémie par Robert Whitaker, il est pas encore bien reconnu par les médecins ou les patients que ce problème et d' autres sont iatrogène (induite par le traitement).

Les antidépresseurs ont été reconnus comme des inducteurs potentiels de la manie et de la psychose depuis leur introduction dans les années 1950. Klein et Fink 1 décrivent la psychose comme un effet négatif de l'imipramine (antidépresseurs tricycliques). Depuis l'introduction du Prozac en Décembre 1987, il y a eu une augmentation massive du nombre de personnes qui prennent des antidépresseurs. Preda et Bowers 2 ont rapporté en 2001 que plus de 200.000 personnes par an entrent dans un hôpital général avec une manie et / ou de psychose infuite par les antidépresseurs . Ils ont été choqués par ces chiffres élevés indiquant que , comme il est rare que les médecins reconnaissent l'antidépresseur comme l'élément déclencheur de la manie que les chiffres réels de la manie infuite par les antidépresseurs serait beaucoup plus élevé.

 Les psychotropes sont cause de la plupart des maladies mentales ... Jusqu'à l’arrivée du Lithium, le trouble maniacodépressif était si rare qu’à peine une personne sur cinq à dix mille en était atteinte, et presque toutes se rétablissaient. De nos jours, un Zunien sur 20 à 50 est diagnostiqué de cela et drogué pour. C’est désormais considéré comme une affection permanente....

La  maladie bipolaire avant l’ère psychopharmacologie
Avant 1955, la maladie bipolaire est un trouble rare. Il n’y avait que 12 750 personnes hospitalisées souffrant de cette affection en 1955. De plus, il y avait seulement environ 2.400 «premières admissions» pour la maladie bipolaire annuelles dans les hôpitaux psychiatriques du pays.
diagnostique bipolaire
Les résultats ont été relativement bonnes aussi. Soixante-cinq pour cent ou plus des premiers patients à l’admission permettrait de recouvrer dans les 12 mois. Sur le long terme, seulement 15% environ de tous les patients de première admission deviennent des malades chroniques, et 70% à 85% des patients auraient de bons résultats, ce qui signifiait qu’ils avaient travaillé et une vie sociale active.
Aujourd’hui, la maladie bipolaire est dit à affecter un à chaque 40 adultes aux États-Unis. Une maladie rare est devenu un diagnostique très commun. Il ya plusieurs raisons à cela. Premièrement, de nombreux médicaments  illicite ou légale peuvent susciter des épisodes maniaques, et donc l’utilisation de ces médicaments a conduit beaucoup de victimes à un diagnostique bipolaire. Deuxièmement, les limites de diagnostic de la maladie bipolaire ont été considérablement élargi.

génétique bipolaire
« Il n’existe aucune base légitime sur laquelle les chercheurs peuvent s’appuier pour prétendre que le trouble bipolaire est un trouble strictement génétique, et il est vraiment temps pour eux d’arrêter tout leur cinéma  . Un tel discours crée un ensemble de faux espoirs pour les patients atteints de trouble bipolaire (thérapie génique va me guérir!) Et les encourage à ne pas faire le gros du travail psychologique qu’ils doivent faire pour vivre une vie productive »

bipolaire sur ordonnances
il est très fréquent que les médecins fassent passer des effets secondaires des psychotropes ou de leurs sevrages, voir d’un syndrôme prolongé de sevrage pouvant durer plusieurs années qu’ils nient, pour une maladie bipolaire attribuable aux patients !

Il y a un truc qui m’ennuie depuis plusieurs années, en tant que Psychiatre.
C’est le diagnostic de Bipolarité de la part de mes confrères et la stratégie marketing agressive de certains labos pharmaceutiques pour faire prescrire deux médicaments qui, à mon avis, sont dangereux et prescrits le plus souvent sans réelle indication

Ainsi, le très réputé pédopsychiatre Joseph Biedermann a oublié de déclarer, parmi d’autres sommes reçues, la bagatelle de 1,6 millions de dollars payés par des firmes pour faire avancer leurs intérêts
Et ce cher, très cher docteur Biedermann a rempli sa mission de promotion du trouble bipolaire chez les enfants, puisque le diagnostic, toujours controversé d’un point de vue scientifique, a augmenté de 40% entre 1994 et 2003,

Dans les notes des catégories Conflits d’intérêts en psychiatrie et Maladies inventées / disease mongering, nous avons montré que la psychiatrie est la spécialité médicale la plus corrompue par l’industrie pharmaceutique, pour le compte de laquelle elle façonne des maladies et les « légitime » dans le DSM. Appliqué aux enfants, cet affairisme donne une augmentation exponentielle des diagnostics d’hyperactivité et de trouble bipolaire, en premier lieu, et une mise sous camisole chimique dès la moindre « déviation » par rapport à une « normalité » dont la seule chose qu’on puisse affirmer avec certitude, c’est qu’elle n’existe pas…

étude de cas :  un homme qui a été harcelée à son emploi en raison du fait qu’il avait une déficience auditive. Le harcèlement a forcé à chercher un traitement pour trouble dépressif majeur. Il a ensuite été diagnostiqué avec un trouble bipolaire comme la majorité des gens sont diagnostiquée après une réaction indésirable aux antidépresseurs.

De fait, une série de procès retentissants ont été intentés ces dernières années aux Etats-Unis aux fabriquants d’anticonvulsants et d’antipsychotiques atypiques pour avoir caché leurs effets secondaires et/ou les avoir marketés “hors norme” pour des populations de patients pour lesquelles ils n’étaient pas autorisés par la Food and Drug Administration. Les sommes payées par les compagnies à titre d’amendes ou de dommages et intérêts sont énormes et elles donnent une idée de l’étendue du désastre sanitaire provoqué par ces médicaments: 430 millions de dollars pour le marketing du Neurontin pour le trouble bipolaire par Warner-Lambert/Parke-Davis (maintenant Pfizer); 2,6 milliards pour le marketing non moins illégal du Zyprexa par Lilly; 301 millions pour celui de l’antipsychotique atypique Geodon par Pfizer; 520 millions pour celui du Seroquel par AstraZeneca. Johnson & Johnson et sa filiale Janssen sont poursuivis par neuf états américains pour le marketing hors norme du Risperdal. Quant au Dr. Joseph Biederman, directeur du Johnson & Johnson Center for Pediatric Psychopathology Research au Massachusetts General Hospital et principal promoteur académique du trouble bipolaire pédiatrique, il a été cité à comparaître dans le cadre d’une enquête fédérale afin d’expliquer le 1,6 million de dollars qu’il a touchés de 2000 à 2007 de la part Johnson & Johnson et d’autres compagnies pharmaceutiques susceptibles de bénéficier directement de ses recherches.

Les survivants des psychiatres et neurologues

« des professeurs de psychiatrie sont maintenant en prison pour avoir créé des patients de toute pièce »

Les effets indésirables sont souvent diagnostiquées comme les troubles bipolaires lorsque les symptômes peuvent être entièrement iatrogène (traitement induits).
effets secondaires des antidépresseurs ou de leurs sevrages.

Les médicaments induisent des troubles cognitifs : Partie1 et Partie2 
La démence et les délires induits par les médicaments sont généralement attribuées à tort à la maladie médicale sous-jacente ou simplement à la «vieillesse». Mais les patients (et même leurs médecins!) pourraient ne pas savoir que par l’arrêt ou la modification de la posologie de nombreux médicaments fréquemment prescrits, la plupart des patients peuvent être restaurés à un état pré-drogue de la fonction mentale.
Avez-vous parfois le sentiment que vous étiez mieux avant de commencer une nouvelle pilule? Environ 9,6 millions d’Américains âgés subissent des effets secondaires négatifs de leurs médicaments chaque année. Des effets secondaires connus sont traitées comme si elles sont de nouvelles maladies et des médicaments supplémentaires sont prescrits pour traiter les effets secondaires au lieu d’essayer de les prévenir.
Plus de deux millions d’Américains sont envoyés à l’hôpital ou gravement blessés par des effets secondaires de chaque année. En fait, avec plus de 100.000 décès chaque année, les réactions indésirables aux médicaments sont une des principales causes de décès aux États-Unis – et bon nombre de ces cas sont évitables !

Le grand mensonge des antidépresseurs
Du jour au lendemain, les médecins se sont tous mis à diagnostiquer du trouble bipolaire. Une maladie relativement rare, caractérisée par des phases maniaques de quelques semaines, suivies d'états dépressifs majeurs de plusieurs mois. Le chercheur David Healy (3), qui dirige le département de médecine psychiatrique de l'université de Cardiff, au Royaume-Uni, raconte comment le laboratoire Eli Lilly, par exemple, a ressorti du chapeau cette maladie mentale en suggérant que, lorsqu'un antidépresseur ne marchait pas sur un patient, c'était sans doute parce que celui-ci souffrait d'un trouble bipolaire non détecté et qu'il fallait lui prescrire un neuroleptique. Lilly a ainsi dopé les ventes de son Zyprexa, jusqu'alors cantonné au traitement de la schizophrénie. D'autres labos ont fait de même, et dans les cabinets des psys les sautes d'humeur trop fréquentes sont devenues des troubles bipolaires. Un tour de passe-passe lucratif qui a fait s'envoler les ventes de neuroleptiques. « En moins de dix ans, le montant des remboursements de neuroleptiques a doublé, jusqu'à rattraper les antidépresseurs, qui subissaient l'arrivée des génériques », confirme François Pesty.
L'avantage des maladies mentales pour les laboratoires, c'est que l'on peut aussi en créer de nouvelles. Leur lampe d'Aladin s'appelle le « Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » (DSM). Un registre dans lequel l'Association psychiatrique américaine consigne les nouvelles pathologies, avec la description de leurs symptômes. En trente ans, on est passé de 300 à plus de 1 000 troubles répertoriés ! Parmi les dernières trouvailles, le « trouble oppositionnel avec provocation ». Comment repérer l'ado qui en est victime ? Il est colérique, fait des caprices et s'oppose fréquemment aux adultes. Une maladie qui ressemble bigrement à l'adolescence. Dans le même registre, on trouve aussi le TDAH, le fameux trouble de l'attention, qui s'est répandu telle une traînée de poudre chez les enfants.
Les fabricants de psychotropes souffrent, eux, d'une maladie bien réelle, que l'on pourrait appeler le syndrome de la Samaritaine : on trouve tout dans une molécule. Ainsi, GSK a d'abord commercialisé la paroxétine du Deroxat comme remède pour soigner le trouble dépressif majeur, puis l'agoraphobie, l'anxiété, le trouble obsessionnel compulsif, la panique et même le syndrome prémenstruel. Quant à son antidépresseur Wellbutrin, rebaptisé Zyban, il s'est transformé en aide médicamenteuse au sevrage tabagique. Chez Lilly, le Cymbalta, après avoir soigné la dépression, a été prescrit sous le nom de Yentreve pour... l'incontinence urinaire.

La définition du trouble bipolaire est tellement large que "presque tout le monde" souffrant de problèmes émotionnels peuvent être diagnostiqués avec la maladie, a déclaré un éminent psychiatre.
Dans un nouveau livre, la plus amère pilule, le Dr Joanna Moncrieff soutient que les psychiatres overdiagnose bipolaire en particulier avec des gens qui connaissent le symptôme clé de sautes d'humeur extrêmes.

Le désordre - qui touche un certain nombre de stars d'Hollywood, dont l'actrice Catherine Zeta-Jones, le comédien Russell Brand et l'acteur Stephen Fry - devenu à la mode parce que les compagnies pharmaceutiques «sinistre» ont changé la définition de créer un marché plus vaste pour leur médicament antipsychotique, le Dr Moncrieff écrit dans l'extrait édité à partir de son livre publié ci-dessous.

Qu'il était «prêt à être exploité»

La manipulation essentiellement juridique de la compréhension du public et psychiatriques de ce qui est venu à être connu comme le trouble bipolaire (autrefois appelé maniaco-dépression) a été sinistre.

Les fabricants de médicaments antipsychotiques rare se sont mis à en modifier le sens de cette condition une fois rare et distinctive, en élargissant ses frontières au-delà de la reconnaissance de sorte que «trouble bipolaire» est devenu un label qui peut être attaché à toute une myriade de difficultés personnelles communes, qui a ensuite devenus des cibles légitimes pour le traitement antipsychotique.

Selon les chiffres officiels, cette maladie toucherait en France près de 2 millions de personnes. Et on estime que 10 millions de personnes, soit 1 Français sur 6, en souffrent directement ou par l’intermédiaire d’un proche (cette maladie perturbe tout l’entourage).

Mais si l’on prend en compte comme certains experts les troubles apparentés, telles la cyclothymie ou la dysthymie, c’est au moins le double de personnes qui sont touchées, soit près de 5 millions… On peut même vous déclarer « bipolaire monopolaire » (sic), ce qui est arrivé à l’un de mes amis qui souffre de dépression chronique.

5 millions, mon œil ! Vu les conséquences du stress de nos vies trépidantes et émotionnellement chargées, le médecin généraliste (formé en la matière par les labos) a vite fait de vous diagnostiquer un petit travers « bipolaire ». Mais rassurez-vous, il y a 80% de chances que ce diagnostic soit faux. Même les psychiatres n’en peuvent plus, qui sont de plus en plus nombreux à s’élever contre ce qu’ils qualifient d’« impérialisme bipolaire ».

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5 millions de Français bipolaires, mon œil !

Selon les chiffres officiels, cette maladie toucherait en France près de 2 millions de personnes. Et on estime que 10 millions de personnes, soit 1 Français sur 6, en souffrent directement ou par l’intermédiaire d’un proche (cette maladie perturbe tout l’entourage).

Mais si l’on prend en compte comme certains experts les troubles apparentés, telles la cyclothymie ou la dysthymie, c’est au moins le double de personnes qui sont touchées, soit près de 5 millions… On peut même vous déclarer « bipolaire monopolaire » (sic), ce qui est arrivé à l’un de mes amis qui souffre de dépression chronique.

5 millions, mon œil ! Vu les conséquences du stress de nos vies trépidantes et émotionnellement chargées, le médecin généraliste (formé en la matière par les labos) a vite fait de vous diagnostiquer un petit travers « bipolaire ». Mais rassurez-vous, il y a 80% de chances que ce diagnostic soit faux. Même les psychiatres n’en peuvent plus, qui sont de plus en plus nombreux à s’élever contre ce qu’ils qualifient d’« impérialisme bipolaire ».

Une « épidémie » créée de toute pièce par les labos

La maladie bipolaire est un ensemble de syndromes (catégorie « fourre-tout » par définition) qui a été créée et peu à peu élargie par les labos, via le DSM.

Les sains d’esprit sont des malades qui s’ignorent… C’est le postulat de travail de l’APA, l’Association psychiatrique américaine, l’organisation la plus influente dans le monde de la santé mentale. Son fameux DSM, « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders » (je vous en ai déjà parlé ici) énumère un demi-millier de troubles et ne cesse d’élargir les critères des maladies mentales de sorte que tout le monde est à peu près concerné.

C’est sous l’influence de l’APA (dont l’indépendance des experts vis-à-vis des labos a maintes fois été mise en cause) que le Prozac a révolutionné la santé mentale, que l’OMS nous parle d’une « crise mondiale » de dépression et recommande toujours sa molécule, la fluoxétine, comme traitement.

C’est par la même supercherie de cette organisation psychiatrique (via le DSM IV de 1994 révisé en 2000) que le chiffre officiel des bipolaires (comme des enfants hyperactifs, des autistes, etc.) a bondi ces dernières années.

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Mais si l’on prend en compte comme certains experts les troubles apparentés, telles la cyclothymie ou la dysthymie, c’est au moins le double de personnes qui sont touchées, soit près de 5 millions… On peut même vous déclarer « bipolaire monopolaire » (sic), ce qui est arrivé à l’un de mes amis qui souffre de dépression chronique.

5 millions, mon œil ! Vu les conséquences du stress de nos vies trépidantes et émotionnellement chargées, le médecin généraliste (formé en la matière par les labos) a vite fait de vous diagnostiquer un petit travers « bipolaire ». Mais rassurez-vous, il y a 80% de chances que ce diagnostic soit faux. Même les psychiatres n’en peuvent plus, qui sont de plus en plus nombreux à s’élever contre ce qu’ils qualifient d’« impérialisme bipolaire ».

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5 millions de Français bipolaires, mon œil !

5 millions de Français bipolaires, mon œil !

Selon les chiffres officiels, cette maladie toucherait en France près de 2 millions de personnes. Et on estime que 10 millions de personnes, soit 1 Français sur 6, en souffrent directement ou par l’intermédiaire d’un proche (cette maladie perturbe tout l’entourage).

Mais si l’on prend en compte comme certains experts les troubles apparentés, telles la cyclothymie ou la dysthymie, c’est au moins le double de personnes qui sont touchées, soit près de 5 millions… On peut même vous déclarer « bipolaire monopolaire » (sic), ce qui est arrivé à l’un de mes amis qui souffre de dépression chronique.

5 millions, mon œil ! Vu les conséquences du stress de nos vies trépidantes et émotionnellement chargées, le médecin généraliste (formé en la matière par les labos) a vite fait de vous diagnostiquer un petit travers « bipolaire ». Mais rassurez-vous, il y a 80% de chances que ce diagnostic soit faux. Même les psychiatres n’en peuvent plus, qui sont de plus en plus nombreux à s’élever contre ce qu’ils qualifient d’« impérialisme bipolaire ».

Une « épidémie » créée de toute pièce par les labos

La maladie bipolaire est un ensemble de syndromes (catégorie « fourre-tout » par définition) qui a été créée et peu à peu élargie par les labos, via le DSM.

Les sains d’esprit sont des malades qui s’ignorent C’est le postulat de travail de l’APA, l’Association psychiatrique américaine, l’organisation la plus influente dans le monde de la santé mentale. Son fameux DSM, « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders » (je vous en ai déjà parlé ici) énumère un demi-millier de troubles et ne cesse d’élargir les critères des maladies mentales de sorte que tout le monde est à peu près concerné.

C’est sous l’influence de l’APA (dont l’indépendance des experts vis-à-vis des labos a maintes fois été mise en cause) que le Prozac a révolutionné la santé mentale, que l’OMS nous parle d’une « crise mondiale » de dépression et recommande toujours sa molécule, la fluoxétine, comme traitement.

C’est par la même supercherie de cette organisation psychiatrique (via le DSM IV de 1994 révisé en 2000) que le chiffre officiel des bipolaires (comme des enfants hyperactifs, des autistes, etc.) a bondi ces dernières années.

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Selon les chiffres officiels, cette maladie toucherait en France près de 2 millions de personnes. Et on estime que 10 millions de personnes, soit 1 Français sur 6, en souffrent directement ou par l’intermédiaire d’un proche (cette maladie perturbe tout l’entourage).
Mais si l’on prend en compte comme certains experts les troubles apparentés, telles la cyclothymie ou la dysthymie, c’est au moins le double de personnes qui sont touchées, soit près de 5 millions… On peut même vous déclarer « bipolaire monopolaire » (sic), ce qui est arrivé à l’un de mes amis qui souffre de dépression chronique.
5 millions, mon œil ! Vu les conséquences du stress de nos vies trépidantes et émotionnellement chargées, le médecin généraliste (formé en la matière par les labos) a vite fait de vous diagnostiquer un petit travers « bipolaire ». Mais rassurez-vous, il y a 80% de chances que ce diagnostic soit faux. Même les psychiatres n’en peuvent plus, qui sont de plus en plus nombreux à s’élever contre ce qu’ils qualifient d’« impérialisme bipolaire ».
Une « épidémie » créée de toute pièce par les labos
La maladie bipolaire est un ensemble de syndromes (catégorie « fourre-tout » par définition) qui a été créée et peu à peu élargie par les labos, via le DSM.
Les sains d’esprit sont des malades qui s’ignorent… C’est le postulat de travail de l’APA, l’Association psychiatrique américaine, l’organisation la plus influente dans le monde de la santé mentale. Son fameux DSM, « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders » (je vous en ai déjà parlé ici) énumère un demi-millier de troubles et ne cesse d’élargir les critères des maladies mentales de sorte que tout le monde est à peu près concerné.
C’est sous l’influence de l’APA (dont l’indépendance des experts vis-à-vis des labos a maintes fois été mise en cause) que le Prozac a révolutionné la santé mentale, que l’OMS nous parle d’une « crise mondiale » de dépression et recommande toujours sa molécule, la fluoxétine, comme traitement.
C’est par la même supercherie de cette organisation psychiatrique (via le DSM IV de 1994 révisé en 2000) que le chiffre officiel des bipolaires (comme des enfants hyperactifs, des autistes, etc.) a bondi ces dernières années

En 1955, aux Etats-Unis, environ une personne sur 13 000 a été diagnostiqué avec un trouble bipolaire, et ceux qui ont été diagnostiqués eu la chance de récupérer sans rechute de 50%. En 1985, les chercheurs ont constaté qu'en Suisse, l'incidence du trouble bipolaire a considérablement augmenté depuis l'introduction des antidépresseurs. Plus récemment, une méta-analyse de 35 études portant sur des essais contrôlés randomisés a révélé que 12,5% des sujets traités avec des antidépresseurs ont subi une forme de manie. En 2013, l'Institut national américain de la santé mentale avertit que: «Le trouble bipolaire touche environ 5,7 millions d'adultes américains, soit environ 2,6 pour cent de la population américaine de 18 ans et plus dans une année donnée."

antidépresseurs : "Il ya deux effets secondaires ou des risques dont on a vraiment besoin de parler, et a qui tout le monde devraient penser, qui apparaissent dans la littérature scientifique», dit Whitaker.
"Le premier risque est que vous convertissez de dépression unipolaire en bipolaire dépression. L'une des choses que nous avons vu avec l'utilisation des ISRS est cette incroyable, extraordinaire essor des diagnostics bipolaires, et qui est certainement lié à l'utilisation généralisée des antidépresseurs. Maintenant, chez les enfants, quelque chose comme 25 à 50 pour cent des tous les enfants placés sur un antidépresseur, qui restent sur ​​ce antidépresseur pendant cinq ans, se convertir à une maladie bipolaire. Chez les adultes, il semble que 25 pour cent environ de long terme des utilisateurs qui commencent par un diagnostic de dépression unipolaire sera converti en bipolaire.
La Bipolairité était un trouble assez rare, mais maintenant il devient beaucoup plus commun. Pourquoi est-ce si mauvais ? Eh bien, lorsque vous convertissez de la dépression à bipolaire, maintenant vous êtes dans une catégorie où vous êtes souvent traités avec un cocktail de médicaments, y compris un médicament antipsychotique, et les résultats bipolaires à long terme sont vraiment problématique dans ce pays. Seulement environ 35 pour cent de patients bipolaires sont utilisées. Donc, vous voyez ce risque d'invaliditéDonc, mon point est ceci, quand vous allez sur un antidépresseur, vous n'avez un risque d'avoir un épisode maniaque et qui est un risque de devenir "un patient bipolaire», et à ce moment vous êtes dans un long terme beaucoup plus trouble problématique qui n'a pas un bon résultat aujourd'hui. Le deuxième risque réel, c'est qu'il ya beaucoup de preuves compilation [montre] que si vous restez sur les antidépresseurs pour cinq, dix, quinze années, il ya une certaine inquiétude réelle à un déclin cognitif associé à cette utilisation à long terme ". 

extrait de remèdes mortels et crime organisé
«... Le trouble bipolaire ... est principalement iatrogène, causée par les ISRS [inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine] et le TDAH [déficit de l'attention hyperactivité] médicaments ...»

Pharmagedon : 39-45 doses de vaccin au moment où vous êtes 6 ans. Et maintenant ajouter la récente in utero tourné pour le fœtus, le vaccin contre la grippe par le mercure. L’épidémie du TDAH, TDA, TOC, bipolaire, l’autisme, l’encéphalite, la narcolepsie est due à la quantité excessive de vaccins qui sont forcées sur les enfants par notre gouvernement afin d’entrer dans l’école. Pour compenser ou d’atténuer les effets de la lésion vaccinale, mal nomered comme « maladie mentale » psyché médicaments sont donnés comme des bonbons. 25% de tous les enfants américains sont sur ​​les médicaments psyché. Et maintenant, la Coalition nationale des femmes organisées découvrir l’un des péchés les plus graves Pharma dans l’histoire de la psyché moderne. L’information qui aurait permis d’éviter les fusillades dans les écoles, les homicides, les overdoses, l’épidémie bizarre de malades mentaux dans les dernières années a été disponible pour vers 15 ans, depuis la cartographie génétique. Cytochrome P450 2D6 est la voie la plus importante du métabolisme qui détoxifie 50% de tous les médicaments et les drogues illicites psyché.7-10% des Caucasiens, par exemple, sont pauvres ou non-métaboliseurs en raison d’une suppression ou d’une activité non de la voie 2D6. Il ya un pourcentage d’Asiatiques et les Américains Afrikan qui sont des métaboliseurs lents.Lorsque certains médicaments (liste ci-dessous) sont donnés à ces données démographiques, en raison de leur incapacité à les métaboliser, ces personnes deviennent psychotiques, homicide, suicide, un danger pour eux-mêmes et de la société. Il ya d’autres voies sur le cytochrome P459 3A4 comme Cyt impliqués dans les rapports psychose de soldats sur Larium, un médicament contre le paludisme. Un autre exemple: la marijuana (cannibales)  est un puissant inhibiteur du cytochrome P450 isoenzymes 3A4, 2C19, 2D6 et. Il s’agit d’une variation génétique, c’est tout.. Ethiopiens et qu’Afrikains traditionnel tanzanien qui ont eu des sols pauvres pour cultiver des aliments ont été consommant beaucoup de mauvaises herbes (adventices médecine), ils ont évolué à multiplier leurs 2D6 du cytochrome. Ces gens sont des «métaboliseurs rapides». Il s’agit d’un test très simple: Swap de la bouche, des dents et des gencives avec 2 compresses stériles (ressemble q-tips) et l’envoyer à notre contact laboratoire en Australie.

Mikkel Borch-Jacobsen Article publié le 24/05/2011
Trouble bipolaire I, II, III… De quoi s’agit-il exactement ? Est-ce simplement une nouvelle façon de nommer la psychose maniaco-dépressive d’antan ? Ou s’agit-il d’un diagnostic vraiment plus précis ? Et si tel est le cas, n’est-il pas suspect qu’il concerne aussi bien des adultes déprimés,des enfants turbulents et des vieillards souffrant d’Alzheimer? A partir de la lecture de Mania. A Short History of Bipolar Disorder (David Healy, The Johns Hopkins University Press, 2008), Mikkel Borch-Jacobsen remonte à la source du « marketing du trouble bipolaire ». Sur le banc des accusés : l’industrie pharmaceutique.

Texte paru dans la London Review of Books du 7 octobre 2010
Tôt dans la matinée du 13 décembre 2006, des officiers de police de la petite ville de Hull, près de Boston, se présentèrent devant la maison de Michael et Carolyn Riley pour répondre à un appel. A l’intérieur, ils trouvèrent la petite Rebecca, âgée de 4 ans, étalée sans vie sur le plancher près de son nounours. Rebecca avait été diagnostiquée deux ans plus tôt comme souffrant de trouble bipolaire et elle venait de mourir d’une overdose du cocktail de médicaments que lui avait prescrit sa psychiatre, le Dr. Kayoko Kifuji. Rebecca prenait du Seroquel, un puissant antipsychotique, du Depakote, un anticonvulsant, et de la Clonidine, un hypotenseur utilisé comme sédatif. Les parents de Rebecca furent immédiatement inculpés pour homicide, mais la question se posait également de la responsabilité du médecin dans cette tragédie. Par quelle aberration avait-elle pu prescrire à une enfant de deux ans des médicaments psychotropes destinés d’ordinaire à des psychotiques en phase maniaque? Pourtant, le Tufts-New England Medical Center où était soignée Rebecca fit paraître un communiqué de presse qualifiant le diagnostic et le traitement du Dr. Kifuji d’ “appropriés and conformes aux standards professionnels responsables.” (1) Interrogée par le Boston Globe, le Dr. Janet Wozniak, directrice du Pediatric Bipolar Program au Massachusetts General Hospital, abonda dans le même sens: “Nous recommendons un diagnostic et un traitement précoces, car les symptômes du trouble [bipolaire] sont extrêmement débilitants et handicapants. […] Ils nous incombe en tant que professionnels de mieux comprendre quels sont les enfants non encore scolarisés qu’il convient d’identifier et de traiter de façon agressive.” (2) Le 1er juillet 2009, un grand jury du comté de Plymouth abandonna toute poursuite criminelle contre le Dr. Kifuji. Comment en est-on arrivé là? Dans son dernier livre, Manie. Une brève histoire du trouble bipolaire, le psychiatre et historien David Healy n’hésite pas à remonter jusqu’aux Grecs et aux Romains pour tenter de le comprendre. Il y a de bonnes raisons à cela. Bien peu de personnes avaient entendu parler du trouble bipolaire avant qu’il soit introduit en 1980 dans le DSM-III, le manuel diagnostique de l’Association Psychiatrique Américaine, et c’est seulement en 1996 qu’un groupe de médecins du Massachusetts General Hospital animé par Joseph Biederman et Janet Wozniak émit l’hypothèse d’un trouble bipolaire caché chez les enfants diagnostiqués comme souffrant de trouble de l’attention avec hyperactivité. Pourtant, quiconque google “trouble bipolaire” sur Internet a toutes les chances d’apprendre que cette maladie est vieille comme le monde. C’est juste, nous dit-on, un nouveau nom pour ce qu’on appelait auparavant la psychose maniaco-dépressive , un trouble de l’humeur se caractérisant par une alternance d’états d’hyperactivité maniaque et de dépression profonde qui était déjà décrit par Hippocrate et d’autres médecins antiques. Pour faire bonne mesure, on ajoute souvent que Newton, Van Gogh, Schumann et Boltzmann en souffraient et même lui devaient leur génie (on trouvera sur Wikipédia une liste complète de célébrités bipolaires). Le lecteur en retire forcément l’impression que le trouble bipolaire est une maladie connue depuis toujours, dont il n’y a pas à s’étonner qu’on puisse la diagnostiquer chez une enfant de deux ans…..

Suicidality, violence and mania caused by selective serotonin reuptake inhibitors (SSRIs)
peter Breggin


Big Pharma
Vous expliquez aussi dans votre livre qu’Internet est un rouage-clé dans cette entreprise de désinformation. De quelle façon? D’ordinaire, le marketing pharmaceutique cible les médecins puisque ce sont eux qui prescrivent les médicaments. C’est d’ailleurs pourquoi le marketing pharmaceutique se présente le plus souvent sous les dehors de la science, puisqu’il faut convaincre des médecins a priori sceptiques à l’égard des messages commerciaux de l’industrie. L’arrivée d’Internet a profondément changé la donne en permettant aux laboratoires de s’adresser directement aux patients-consommateurs et de créer chez eux des besoins qu’ils demanderont ensuite aux prescripteurs de satisfaire – « Parlez-en à votre médecin ». De nos jours, les patients ne sont plus passifs vis-à-vis du savoir médical. Ils s’informent sur les sites santé comme Doctissimo, participent à des réseaux sociaux spécialisés dans leur pathologie, forment des communautés virtuelles dont les membres échangent renseignements et conseils. Sept Français sur dix utilisent ainsi Internet pour s’informer sur la santé. On présente souvent cela comme un empowerment démocratique des malades. Ceux-ci, nous dit-on, ne s’en laissent plus conter car ils ont à leur disposition de multiples sources d’information. Or l’information n’y est guère contrôlée. Elle est même souvent sous influence. Par exemple, il y a une blogueuse qui a fait dès l’été une critique défavorable de « Big Pharma », bien avant la parution du livre. Elle nous objecte que les Français n’ont pas besoin d’être alertés sur les méfaits de l’industrie pharmaceutique, car ils sont devenus des « e-patients » qui trouvent une information critique sur Internet. Peut-elle vraiment ignorer que cette notion d’« e-patient » vient directement de l’argumentaire des marketeurs de l’industrie? Ils la promeuvent activement depuis plusieurs années (quelques exemples ici, là et là)? Big Pharma ne demande pas mieux que les patients s’informent par eux-mêmes sur Internet, car c’est sur son information qu’ils vont immanquablement tomber. Comme l’explique l’expert en santé publique Antoine Vial dans notre livre, l’information médicale a un prix et celle qu’on trouve sur les sites santé et réseaux sociaux du web n’est gratuite et immédiate que parce que des labos ou des agences de communication ont payé derrière pour placer tel ou tel contenu ou pour obtenir telles ou telles données. Face à une information gratuite, il faut donc toujours se demander « Qui ? ». Qui a payé pour le site de telle association de patients, pour telle campagne de prévention? Qui a lancé le buzz au sujet de telle pathologie, de tel médicament? Qui est derrière tel blog? Loin de constituer un contre-pouvoir à la machine à désinformer de l’industrie pharmaceutique, Internet est en permanence ventriloqué par elle. On ne peut absolument pas faire confiance au Web pour obtenir une information objective et de qualité sur les médicaments. Même l’encyclopédie en ligne Wikipédia est manipulée. Grâce au WikiScanner qui permet de détecter les modifications suspectes apportées à une entrée, on a pu voir ce qu’écrivent ou retranchent certaines firmes sur Wikipédia. Pouvez-vous donner des exemples? Le WikiScanner permet de « désanonymiser » les modifications apportées à une entrée par des utilisateurs dont les ordinateurs sont enregistrés sous des adresses IP appartenant à des grandes entreprises ou à des organisations comme la CIA. C’est ainsi qu’on a pu montrer qu’un ordinateur de la compagnie pharmaceutique Abbott Laboratories avait été utilisé pour enlever la mention d’un article scientifique qui révélait que le médicament contre l’arthrose Humira, doublait les risques de développer des infections graves et triplait ceux de développer certains types de cancer. Le même ordinateur avait servi à supprimer toute information au sujet des risques d’accidents cardio-vasculaires présentés par un autre produit d’Abbott, le médicament anti-obésité Meridia. Il faut savoir que le Meridia a depuis été retiré du marché à cause de ces mêmes risques, ce qui illustre la gravité du caviardage effectué par Abbott. Dans le livre, nous nous attardons sur les modifications apportées à l’entrée « Quiétapine » par l’Utilisateur « chrisgaffneymd » à partir d’un ordinateur appartenant au géant pharmaceutique AstraZeneca. La quiétapine, commercialisée sous le nom de marque Seroquel, est un antipsychotique de seconde génération qui présente toutes sortes de risques et d’effets secondaires: suicidalité, prise de poids importante, diabète, accidents cardio-vasculaires, dyskinésie tardive, syndrome neuroleptique malin. Or comme l’a révélé un blogueur anonyme, l’utilisateur « chrisgaffneymd » a systématiquement éliminé toutes les références à ces effets secondaires dans l’entrée « Quiétapine ». Il s’est aussi transporté sur les entrées concernant d’autres antipsychotiques de seconde génération pour souligner à grands traits leurs effets secondaires, afin de torpiller la concurrence. Du vrai travail de professionnel, visiblement effectué par un médecin psychiatre (son nom d’Utilisateur se termine par « md », ce qui semble indiquer qu’il est M.D., Medicinae Doctor. C’est absolument stupéfiant de cynisme! L’entrée « Trouble bipolaire » a elle aussi été modifiée par ce même « chrisgaffneymd ». Oui, ainsi que l’entrée « Spectre bipolaire ». On peut évidemment se demander pourquoi l’employé d’une compagnie pharmaceutique s’intéresse ainsi à la définition d’un trouble psychiatrique, mais la réponse est évidente pour quiconque connaît un peu les pratiques de Big Pharma. En (re)définissant les critères diagnostiques d’une maladie, on peut en effet augmenter considérablement les indications – et donc les ventes – d’un médicament donné. C’est ce que les marketeurs de l’industrie appellent dans leur jargon le « condition branding », autrement dit la promotion des maladies. Au lieu de vendre un médicament, on promeut une maladie pour laquelle le médicament est indiqué. Cela peut être une maladie existante dont on étend ou modifie artificiellement la définition pour élargir le marché d’un médicament. Cela peut aussi être une maladie créée de toutes pièces, comme le désormais fameux « trouble dysphorique pré-menstruel » qui a été intégré dans le « DSM », manuel de recension des troubles psychiatriques, par des experts complaisants pour fournir un débouché au Sarafem de la compagnie Eli Lilly, un médicament recyclant la molécule du Prozac, arrivée en bout de brevet. Le « trouble bipolaire » relève de la première catégorie, qu’on pourrait qualifier d’« extension du domaine de la maladie »… Oui, excellente expression ! Le « trouble bipolaire » a été introduit en 1980 dans la nosographie du « DSM-III » pour remplacer celui de psychose maniaco-dépressive. Celle-ci se définissait classiquement comme un trouble de l’humeur faisant osciller le patient entre des états d’hyperactivité maniaque et des états de dépression profonde. Il s’agissait clairement d’une psychose grave, relativement rare, pour laquelle on donnait des antipsychotiques. Or dans les éditions ultérieures du « DSM », des commissions composées à 100% d’experts ayant des liens d’intérêt avec des firmes pharmaceutiques ont introduit un « trouble bipolaire II », auquel ont été annexées des formes moins sévères de dépression et/ou d’hyperactivité. De fil en aiguille, on a commencé à parler d’un « spectre bipolaire » incluant quasiment n’importe quelle forme d’instabilité d’humeur et affectant toutes les tranches d’âge, des enfants turbulents aux vieillards déprimés. Tout cela nommé indifféremment « trouble bipolaire » et traité avec… des antipsychotiques de seconde génération comme le Seroquel d’AstraZeneca! Vous comprenez maintenant pourquoi l’homme d’AstraZeneca s’est intéressé aux entrées sur le trouble bipolaire dans Wikipédia. Lorsqu’on examine ses ajouts et amendements, on voit tout de suite qu’il s’agissait essentiellement pour lui de redéfinir la dépression et l’hyperactivité en trouble bipolaire caché ou mal diagnostiqué – autrement dit d’élargir le marché du Seroquel. C’est à la faveur d’opérations de « condition branding » de ce genre que le marché des antipsychotiques a littéralement explosé ces dix dernières, pour atteindre un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars par an. En promouvant agressivement le concept de « trouble bipolaire », les fabricants d’antipsychotiques et d’antiépileptiques ont réussi à capter le marché détenu auparavant par les antidépresseurs du type Prozac et les psychostimulants comme la Ritaline.

Les symptômes qui peuvent vous obtenir un diagnostic de trouble bipolaire aujourd'hui sont très différents de ceux de la maniaco - dépression classique.Il est tellement vague que vous pouvez maintenant être diagnostiqué comme bipolaire simple fait de passer par des changements d'humeur causés par les hauts et les bas de la vie quotidienne.Mais un diagnostic de trouble bipolaire peut conduire à des prescriptions à vie pour les médicaments lourds qui devraient être réservés pour des troubles psychiatriques graves. Et pourtant , presque tous les antipsychotiques de test des essais de médicaments ont été menées sur les personnes souffrant de dépression maniaque classique.

Admin · 4025 vues · 4 commentaires
30 Aoû 2013 

médicaments

"Le but du système public de santé mentale est de créer une classe énorme de malades mentaux chroniques en les forçant à prendre des médicaments inefficaces, mais extrêmement dangereux ."

Si vous lisez l’anglais, je vous conseille l’excelllent livre du journaliste d’investigation américain Stephen Fried, « Bitter Pills–Inside the hazardous world of legal drugs ». Sorti en 2013, « Amères Pilules–Dans le monde dangereux des drogues légales » dévoile les coulisses du business de la maladie bipolaire, explique pourquoi tant de gens sont étiquetés bipolaires, et pourquoi se passer de ces médocs peut vous sauver la vie.

« De fortes preuves démontrent que ces médicaments mettent en danger la santé et la vie des adultes qui les prennent »

Abilify, zyprexa... l'approbation de la drogue et l'utilisation pour traiter le trouble bipolaire défie toute logique.
...Grâce à la promotion agressive Depakote a remplacé le lithium dans le traitement d'entretien du trouble bipolaire.
Le succès d'Abbott dans ce domaine a ouvert la voie pour d'autres fabricants de commercialiser une nouvelle génération de médicaments bipolaires, les soi-disant «antipsychotiques de deuxième génération», ou EAG. A l'origine, ils ont été développés comme des traitements pour la schizophrénie, mais Big Pharma ont réalisé que le marché de ces médicaments était relativement limité, puisque la maladie se produit dans seulement 1 pour cent de la population, et ceux avec la maladie ont tendance à être pauvres et souvent non assurés. Eli Lilly, anticipant que le Prozac perdrait protection de son brevet en 2001, était déjà à travailler sur «Stratégie de vie" - un plan stratégique pour la commercialisation de son nouveau SGA Zyprexa (olanzapine) - d'ici 1994. Selon des documents internes divulgués récemment, Stratégie de vie décrit comment " Société parie la ferme sur Zyprexa ". Leur synthèse produit à partir de 1997 a suggéré que les ventes de Zyprexa seraient quadrupler si Zyprexa pourrait être considéré comme un "Depakote comme ... MOOD STABILISATION" plutôt qu'un "Risperdal comme ... antipsychotiques," malgré le fait que la société ne dispose pas de données à l'appui cet objectif.
Pourtant, dès 1995, Lilly savait que Zyprexa a eu des effets secondaires graves, y compris le gain de poids sévère. Ceux d'entre nous avec expérience dans l'utilisation de Zyprexa ont vu des cas occasionnels de patients gagnent trente livres ou plus. Et bientôt émergé données reliant le médicament pour le diabète, les maladies cardiaques et même la mort chez les patients atteints de démence. Malgré cela, l'équipe des ventes tracé un calendrier spécifique pour la promotion de Zyprexa, ainsi que d'un programme de coaching élaboré et soigneusement scénarisée de faire les médecins de soins primaires (dénommé «le dernier segment majeur inexploité" du marché pour Zyprexa) confortable bipolaire traitement trouble avec la drogue - y compris la façon de dévier leurs questions sur le gain de poids. Cette dernière étape est cruciale puisque la majorité des médicaments psychiatriques aux États-Unis sont prescrits par les médecins de famille, pas des psychiatres.
Non content d'arrêter là, Lilly a continué à solliciter l'aide de NAMI (l'Alliance nationale pour les malades mentaux, rebaptisé Alliance nationale pour la maladie mentale), qui a été initialement créé comme une base, organisation de défense à but non lucratif pour les malades mentaux et de leurs familles. Entre 1999 et 2001, NAMI a été effectivement géré par Gerald Radke, directeur du marketing de Eli Lilly, dont Lilly prêté à NAMI, avec salaire. Lilly a également fait don de plus de 2,5 millions de US $ à l'organisation au cours de cette période. En conséquence, en partie, de l'obligation Lilly-NAMI (qui a contribué à convaincre les législateurs et les compagnies d'assurance que les antipsychotiques étaient appropriés pour traiter le trouble bipolaire et devraient être inclus sur les listes), en 2000, Zyprexa était l'antipsychotique leader dans le monde, et par des ventes annuelles 2003 ont dépassé les 4 milliards $. Lilly a fini par payer 1,4 milliard $ au gouvernement fédéral pour régler des accusations civiles et criminelles, faisant colonies séparées avec trente-six Etats, et régler réclamations en responsabilité de produits avec 28.500 patients. Pourtant, il est clair que l'entreprise a grandement profité à travers le succès de la commercialisation de Zyprexa. Ne voulant pas être en reste, d'autres sociétés pharmaceutiques ont emboîté le pas NAMI. Comme découvert récemment par le sénateur Grassley, près de 75 pour cent du financement de NAMI pour les années 2006-08 - 23 millions de dollars - est venue de Big Pharma.
Voyant le succès massif de Lilly Zyprexa dans le déplacement dans l'arène bipolaire beaucoup plus lucrative, Bristol-Myers Squibb et Otsuka sa filiale employées la même tactique avec leur SGA Abilify (aripiprazole), également développé à l'origine pour la schizophrénie. Mais les preuves scientifiques visant à démontrer que le médicament pourrait être utilisé comme stabilisateur de l'humeur dans le traitement d'entretien pour le trouble bipolaire est scandaleusement rare et gravement biaisées. En vérité, la littérature médicale ne contient qu'un seul essai contrôlé randomisé portant sur ​​l'utilisation d'Abilify pour l'entretien du trouble bipolaire et à mon avis, si vous démêler les détails de cette étude, l'approbation de la drogue et l'utilisation pour traiter le trouble bipolaire défie toute logique
L'étude a été publiée en trois documents distincts entre 2003 et 2007. Le premier document prétend démontrer que le médicament est plus efficace que le placebo dans le traitement de la manie aiguë. Ceci est surprenant étant donné que les pas des antipsychotiques de première génération, qui agissent d'une manière similaire sur le cerveau, ont été utilisés pendant des années pour traiter la manie aiguë, mais pas comme stabilisants de l'humeur.
La prochaine phase de l'étude, publiée en 2006, affirme que Abilify "était supérieur au placebo dans le maintien de l'efficacité chez les patients atteints de trouble bipolaire de type I ..." Un examen plus attentif révèle l'étude au moins trois défauts majeurs. Premièrement, seuls les sujets qui avaient répondu à Abilify dans la première phase ont été inclus (soit deux tiers des sujets - tous ceux qui ont pas répondu à Abilify - ont été exclus). Deuxièmement, les sujets qui sont passés au placebo dans la deuxième phase ont été brutalement enlevés des médicaments, qui a été montré fréquemment pour provoquer une rechute dans le trouble bipolaire. Ainsi, il serait prévu qu'un grand nombre de ceux mis au placebo subirait une rechute de retrait. Troisièmement, la suppression de tout médicament qui supprime les symptômes aigus, comme le fait Abilify, va provoquer certains sujets - en particulier ceux pas encore complètement récupéré - à apparaître plus symptomatique.
La phase finale de l'étude, la partie de l'entretien vraie du procès, a suivi les sujets restants plus les suivantes soixante-quatre semaines. Publié en 2007, il a conclu: "Au cours d'une période de traitement de 100 semaines, monothérapie aripiprazole était efficace pour la prévention de la rechute chez les patients qui ont été initialement stabilisé sous aripiprazole pendant six semaines consécutives, et il a maintenu un bon profil d'innocuité et de tolérabilité." Comme le document précédent ce dernier avait «soutien à la rédaction" d'un nègre (cette fois d'une société qui se vante: «une marque attribuée à Ogilvy Healthworld sera un succès - peu importe si elle est un nouveau lancement majeur ou un produit qui nécessite attention particulière"). En effet, il apparaît nécessaire Abilify «attention particulière» pour créer sa vie comme un stabilisateur de l'humeur. Au cours de la phase d'entretien, seulement sept sujets (18 pour cent) sur Abilify ont terminé l'essai. Ceux sous placebo a résisté un peu mieux, avec 19 pour cent remplissant les soixante-quatre dernières semaines. Un regard sur les chiffres bruts est encore plus révélateur. Parmi les 567 sujets qui ont commencé le traitement avec Abilify, moins quatre-vingt-trois qui ont été passés au placebo, finalement, seulement sept ont terminé l'étude de 100 semaines, pour un taux de moins de 1,5 pour cent d'achèvement. Comment un médicament qui a réussi à maintenir à moins de 1,5 pour cent des sujets, moins sur une base de pourcentage que le placebo, peut être appelé "efficace pour la prévention des rechutes" souches crédibilité. Mais à partir de Novembre 2009, ces documents ont été cités (cumulativement) dans plus de 315 autres articles de revues scientifiques, cimentant ainsi les revendications de l'étude que fait. Comme un ancien représentant Zyprexa ironise, «Les statistiques sont comme des prisonniers, de les torturer assez longtemps et ils vous diront ce que vous voulez entendre."
...On peut se demander pourquoi il n'y a pas eu une plus grande surveillance de la relation chaleureuse entre la psychiatrie (et de la médecine en général) et l'industrie pharmaceutique? La réponse est simple: une autre encore plus confortable existe entre l'industrie et le gouvernement. L'année dernière, selon le Center for Responsive Politics, l'industrie pharmaceutiques et médicaux a dépensé 236 millions $ sur le lobbying, plus que toute autre industrie aux États-Unis. Avec 1228 lobbyistes enregistrés il a 2.3 pour chaque membre du Congrès, plus d'un tiers d'entre eux sont d'anciens fonctionnaires fédéraux.

Antidépresseurs = placebo dans la dépression bipolaire
L’article de GS Sachs, dont le résumé est ci-dessous, a permis, enfin, de prouver l’inéfficacité radicale des AD dans le traitement de la dépression bipolaire dans le cadre du programme STEP-BD

Mais avec 6,5 millions d'ordonnances pour les ISRS sont publiées en Australie, les coûts en vies humaines et la morbidité sont importantes et elles sont affichées au Département de suicide de la santé, les tentatives de suicide et les statistiques d'admission

Les raisons de ne pas croire au lithium
En 1957 un pharmacologue a déploré le mode de traitement « par empoisonnement de lithium »

Donc, il y a la preuve sur le lithium et le suicide
 
Les médicaments psychiatriques ne valent rien, et la plupart sont dangereux. Plusieurs causent des dommages permanents au cerveau, aux doses habituellement utilisées. Ces médicaments ainsi que la profession qui défend leur utilisation sont dangereux pour votre santé. 

"De fortes preuves démontrent que ces médicaments mettent en danger la santé et la vie des adultes qui les prennent"

Trois des quatre experts du comité avaient des liens monétaires avec les fabriquants pharmaceutiques. Dr. DelBello de son côté, recevaient des revenus de marketing et de consultation de 8 compagnies pharmaceutiques dont 5 fabriquants d’antipsychotiques…….les arguments scientifiques en faveur de l’utilisation des antipsychotiques pour le trouble bipolaire chez les jeunes sont minces.
 
Le risque de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de lyell serait de 1 pour mille chez l'adulte et passerait à 1 pour 50 ou 100 chez l'enfant (moins de 16 ans).

Le sevrage du lithium soulève l’épineuse question de confondre les difficultés de sevrage avec la rechute. En fait, les réactions de sevrage au lithium imitent les mêmes symptômes maniaques qui ont mené au traitement au lithium.

Neuroleptiques, antidépresseurs, benzodiazépines, cocaine, morphine…

« il ne faut jamais faire confiance à un médecin en matière de sevrage, pas plus qu’en matière de prescription d’ailleurs. »

Les diminutions ne doivent pas dépasser 10% de la dose en cours, voir 5% par palier de 15 jours à 3 semaines environ pour les personnes dépendantes.

médicaments, toxiques, psychotropes, poisons, pesticides...et neurotoxiques
blog d'infos

Dyskinésie tardive, akathisie et médicaments des troubles bipolaires
Les effets secondaires graves

association d'Aide aux Parents d'Enfants souffrant du Syndrome de l'Anti-Convulsivant
: S'assurer que les femmes prenant du Valproate de sodium(dépakine, dépakote...) (1000mg et plus) soient conscientes qu'elles ont environ 30% de chance d'avoir un enfant ayant un handicap.

tératogène, risque de fractures, méningites, risque de suicide…

empoisonnement médicamenteux, syndrome de stevens johnson, syndrome de lyell souvent mortel.

bipolaire et fibromaylgie : ce sont les médicaments !
C'est vrai. Les antidépresseurs provoquent souvent la manie chez les personnes qui ne seraient autrement pas en avoir. MAIS le Sevrage d'antidépresseur aussi, comme le sevrage du médicament psychotrope le plus, DÉCLENCHEURS DE DOULEUR CHRONIQUE chez de nombreuses personnes. les gens l'appellent la fibromyalgie

lithium

Le lithium "est un métal toxique avec aucune fonction connue dans le corps .... elle interfère avec la transmission nerveuse, en général, ce qui ralentit les réponses au cerveau."
"Conformément à ses effets toxiques sur le système nerveux, le lithium provoque un tremblement de 30-50 pour cent des patients. Tremblements peuvent être un signe d'avertissement de toxicité grave imminente du cerveau, en particulier si elle se produit avec d'autres signaux de danger, comme la mémoire dysfonctionnement, concentration réduite, ralentissement de la pensée, confusion, désorientation, difficulté à marcher, troubles de l'élocution, une vision floue, des bourdonnements dans les oreilles, des nausées, des vomissements et des maux de tête. Douleurs musculaires et des tics, faiblesse, léthargie et la soif sont d'autres signes communs de toxicité du lithium. Dans les derniers stades de la toxicité du lithium, le patient peut devenir délirant et succomber convulsions et un coma études EEG indiquent un ralentissement anormal des ondes cérébrales dans une partie importante de patients régulièrement traités par lithium;.. l'état s'aggrave avec une toxicité " (Pour une information complète voir le texte médical du Dr Breggin Brain désactivation traitements en psychiatrie Second Edition .)

Lithium : Les intoxications aiguës, erreur de prise ou int oxication volontaire le plus souvent, peuvent entraîner le décès par défaillance cardiovasculaire et des complications neurotoxiques pouvant donner des séquelles irréversibles (démences, neuro pathies diverses).
Les intoxications chroniques, observées lors de traitements mal contrôlés ou d’affections intercurrentes entraînant une diminution de son éli mination rénale, entrainent des troubles gastro-intestinaux à type d’anorexie ou de troubles du transit, des troubles neurologiques avec des symptômes évoquant la maladie de Parkinson et p arfois des convulsions et un coma, des troubles cardiovasculaires tels que des myocardites ou des troubles du rythme, des troubles rénaux avec une insuffisance rénale, au niveau endo crinien on décrit des troubles affectant la thyroïde, la régulation calcique et la glycémie, su r le plan hématologique on peut observer des leucocytoses et même des anémiques aplasiques, enfi n sur le plan cutané on peut observer des psoriasis, de l'acné, ou des angio- oedèmes.

lithium
Le Lithium est très dangereux,étant donné que pour obtenir un effet" sédatif" le dosage,"Thérapeutique" que les psychiatres doivent prescrire est tellement toxique qu'il peut entraîner des dommages important ou même la mort.Pire encore,le corps ne le décompose pas et ne le métabolise pas bien.Pour l'éliminer,les reins sont mis à rude épreuve. En effet,selon des experts médicaux,le Lithium,ingéré à haute dose,endommage les reins dans presque tous les cas. Ce médicament psychiatrique est encore plus dangereux quand il s'accumule dans le corps,et des prises prolongés peuvent entraîner des lésions permanentes du cerveau et la mort.
Le Lithium est vendu sous le nom de Cibalith-S, Eskalith, Lithane, Lithizine, Lithonate et Lithotabs,ou sous les noms de DEPAKOTE ou de LAMICTAL( Lamotrigine) .Le médicament Trileptal,prescrit contre les crises d'Epilepsie,a été préconisé comme traitement du trouble bipolaire par un psychiatre qui avait des liens financiers avec le fabricant de ce médicament

stabilisateurs de l'humeur: Lithium, Lamictal, Equetro et Depakote
Le lithium est le plus ancien et donc plus étudié. Il provoque la mémoire permanente et la dysfonction mentale, y compris la dépression, et une baisse globale de la fonction neurologique et la qualité de vie. Il peut en résulter dilapidation neurologique sévère de démence, un effet indésirable désastreuse appelé «syndrome de neurotoxicité irréversible de lithium-effectuated" ou SILENT. L'exposition de lithium à long terme provoque également des troubles cutanés graves, l'insuffisance rénale et l'hypothyroïdie. Retrait de lithium peut causer des épisodes maniaco-comme et la psychose. Il est prouvé que Depakote peut provoquer une croissance cellulaire anormale dans le cerveau. Lamictal a de nombreux dangers, y compris les maladies mortelles impliquant la peau et d'autres organes. EQUETRO cas de troubles de la vie en danger peau et supprime la production de globules blancs avec le risque de décès par infections. Retrait de Depakote, Lamictal et Equetro peut provoquer des convulsions et la détresse émotionnelle

PMAG estime que chaque citoyen devrait être bien informés sur tous les médicaments psychiatriques qu' ils sont invités à prendre , afin qu'ils puissent prendre des décisions responsables concernant leur propre santé .

Avril est un organisme de bienfaisance qui cherchent à faire prendre conscience que de nombreux médicaments et les anesthésiques prescrits chaque jour peuvent provoquer des effets indésirables psychiatriques (ADR) ou des effets de sevrage, y compris la dépression, l'anxiété, l'insomnie, l'agitation, l'automutilation, pensées suicidaires et d'actions, ou de la violence envers les autres.

Admin · 2624 vues · 1 commentaire
30 Aoû 2013 

liens psychotropes

"Considérant les avantages et les risques, nous pensons cette préparation totalement inadapté pour le traitement de la dépression"

médicaments, poisons, psychotropes, pesticides, toxiques...et neurotoxiques
blog d'infos
 
"Nous croyons qu'une pratique plus rationnelle de la psychiatrie éliminerait l'usage d’une médication si dangereuse." professeurs Peter Breggin et David Cohen
 
les dangers de la toxicomanie aux antihistaminiques
 
Les dangers de la toxicomanie aux neuroleptiques
 
Les dangers de la toxicomanie aux carbamates
 
Les dangers de la toxicomanie aux bêta-bloquant
 
Les dangers de la toxicomanie aux lyrica et neurontin

"Ce sont des substances extrêmement dangereuses qui auraient dû être interdites, comme des médicaments similaires l'ont été dans le passé"
 
"Il est plus difficile de sevré les personnes des benzodiazepines que de l’héroïne." professeur m Lader (1999)

association d'Aide aux Parents d'Enfants souffrant du Syndrome de l'Anti-Convulsivant :
S'assurer que les femmes prenant du Valproate de sodium(dépakine, dépakote...) (1000mg et plus) soient conscientes qu'elles ont environ 30% de chance d'avoir un enfant ayant un handicap.
30 Aoû 2013 

médecins et professeurs

Ce site explore les menaces à la sécurité publique et la liberté académique entourant le groupe de médicaments ISRS - Prozac, Zoloft (Lustral), Paxil (Seroxat / Aropax).

david Healy
psychiatre
 
" La personne qui a le plus de probabilité de vous tuer n'est pas un parent ou un ami ou un agresseur ou un cambrioleur ou un conducteur ivre. La personne qui risque le plus probablement de vous tuer est votre docteur."docteur Vernon Coleman

Peter R. Breggin, MD, a été appelé «la conscience de la psychiatrie" pour ses efforts de réforme du secteur de la santé mentale

drugawareness.org
Les liens du docteur Lucire

docteur yolande Lucire
expert

professeur peter Gotzsche

remèdes mortels et crime organisé
30 Aoû 2013 

les sites,blogs et témoignages des victimes

De très nombreux liens

bipolaire : Un blog de la santé mentale

Le blog de stan 

Au dela des meds
le sevrage des médicaments psychiatriques et des alternatives aux médicaments

témoignage
Bonjour, voila on m'a diagnostiquée bipolaire car apres voir pris un antidepresseur l'anaphranil , jai fait un état maniaque, jai eu depuis 1 ans plusieurs regulateurs de lhumeur. Mais moi je ne crois pas être bipolaire, car sans anaphranile je nurais pas eu détat manique et je nen avais jamais eu avant,

Lowe a pris au lithium à partir de 17 ans depuis 20 ans, jusqu'à ce que, à l'âge de 37 ans ou par là, elle a été diagnostiquée avec une insuffisance rénale, une conséquence directe de ce traitement.
Elle aura besoin de dialyse et une greffe de rein – un prix élevé à payer pour un traitement vraiment efficace ? Il est regrettable, nous avons peu de preuves que le lithium est un traitement vraiment efficace, ou même qu'il est efficace à tous.
30 Aoû 2013 

psychiatrie survivants

Les survivants de la psychiatrie
"des professeurs de psychiatrie sont maintenant en prison pour avoir créé des patients de toute pièce"

The Psychiatry mafia
liens en français et en anglais

PMAG estime que chaque citoyen devrait être bien informés sur tous les médicaments psychiatriques qu' ils sont invités à prendre , afin qu'ils puissent prendre des décisions responsables concernant leur propre santé

activisme indépendante des droits de l'homme et des alternatives humaines en santé mentale.

Avril est un organisme de bienfaisance qui cherchent à faire prendre conscience que de nombreux médicaments et les anesthésiques prescrits chaque jour peuvent provoquer des effets indésirables psychiatriques (ADR) ou des effets de sevrage, y compris la dépression, l'anxiété, l'insomnie, l'agitation, l'automutilation, pensées suicidaires et d'actions, ou de la violence envers les autres.
30 Aoû 2013 

solutions et sevrage

Les troubles bipolaires sans la psychiatrie

Guide pour décrocher des médicaments psychotropes en réduisant les effets nocifs 
The Icarus Project et Freedom Center en français

ICSPP est un réseau de personnes concernées par la manière dont est géré la politique de santé mentale publique.

sevrage des benzodiazépines
conseil de sevrage

sevrage des antidépresseurs
conseils de sevrage

sevrage lamictal
conseils et liens

sevrage neuroleptiques
conseils sevrage

Assurez-vous que vous disposez d’au moins 7 jours consécutifs ou vous vous sentez très bien avant de réduire à nouveau le médicament. Si cela vous oblige à réduire les médicaments tous les 21 jours…
30 Aoû 2013 

forums

Mise en garde contre les forums doctissimo, comment ça marche, atoute, futura-sciences...Ces forums sont quasi totalement sous le joug des médecins et des labos et sont présent sutout pour faire la promotion des drogues psychiatriques et autres traitements. Quasi toute opposition y est censurée immédiatement ou a postériori. Ce sont des forums de propagande ou le mensonge est courant, Leurs devises devraitent être "empoisonner plus pour gagner plus" ! Ils sont a éviter absolument !! .

Doctissimo bipolaire censure toute critique !!
Evitez ce forum, c'est quasi uniquement de la pub pour les drogues et traitements psychiatriques !

forum bipolaire (anglais)
Il s'agit d'un groupe de discussion pour les personnes atteintes de trouble bipolaire qui sont intéressés à trouver des thérapies alternatives plus naturels

J'ai testé pour vous le forum Trouble bipolaire — Maniaco-dépression bipolairemd2008 :
Un forum ou personne n'y comprend rien, ou les membres sont absolument ravis d'être empoisonnés. On y fait la promotion des drogues psychiatriques, de la psychiatrie et des électrochocs. Pour les membres de ce forum les médecins sont quasi des dieux....
il est donc a éviter a tout prix ! .
Admin · 2085 vues · Laisser un commentaire
30 Aoû 2013 

justice

justice, médecins et médicaments
avocats, class action, condamnations....

justice pour les victimes des benzodiazépines et psychotropes
France

recherche

dépakine procès en class action
recherche

lamictal procès en class action
recherche

tégrétol procès en class action
recherche

carbamazépine (tégrétol) class action
FDA ALERT [31/01/2008] – La FDA a analysé des rapports de la suicidalité (comportements suicidaires ou des idées) par rapport au placebo des études cliniques contrôlées de onze médicaments utilisés pour traiter l’épilepsie ainsi que des troubles psychiatriques, et d’autres conditions

Déroxat :depuis son introduction à la population en 1993, 390 millions de dollars aurait été versé pour régler les poursuites concernant les suicides ou tentatives de suicide qui serait lié au Paxil

GSK paie une amende record de 3 milliards de dollars aux Etats-Unis
La société britannique a illégalement commercialisé des médicaments Paxil dépression aux enfants et aux adolescents, même parrainage des dîners et des programmes spa dans le nom du médicament, selon l'accusation.
Glaxo a également utilisé faux conseils consultatifs et des haut-parleurs dans les stations de somptueuses pour promouvoir Wellbutrin médicaments dépression comme une option pour la perte de poids et un remède pour la dysfonction sexuelle et la toxicomanie, selon le gouvernement.  Les clients ont été invités à utiliser plus élevé que les doses approuvées, selon le gouvernement.
Le géant de la santé a également été accusé par les procureurs de la publicité off-label utilise pour l'asthme Advair drogue, la saisie des médicaments Lamictal et Zofran traitement des nausées, tout en faisant de fausses déclarations au sujet de la sécurité et l'utilité de ces médicaments.

Les laboratoires Abbott  s'engage à payer 1,6 milliard de dollars sur ​​la commercialisation de Depakote
Le géant pharmaceutique mondial Abbott Laboratories a accepté de payer au gouvernements fédéraux et d'État 1,6 milliard de dollars en amendes pénales et civiles pour avoir illégalement fait la promotion des usages non approuvés de son médicament Depakote, y compris pour endormir les patients âgés en maison de soins infirmiers

« Quand un crime a entraîné la mort de nombreuses personnes, nous devrions le considérer comme un CRIME CONTRE L’HUMANITE. Que des centaines ou des milliers de personnes soient tuées à des fins de gains personnels par les armes ou par les pilules ne doit faire aucune différence pour notre perception du méfait »
professeur Peter C. Gøtzsch
30 Aoû 2013 

Quelques livres

Bipolar Children: Cutting-Edge Controversy, Insights, and Research
Au cours de la dernière décennie, le nombre d'enfants diagnostiqués avec un trouble bipolaire a augmenté jusqu'à quarante fois. Cette tendance est exclusive aux États-Unis, et qui, de façon alarmante, conduit à la plupart des enfants, certains diagnostiqué encore dans leurs médicaments de l'enfance-être prescrites antipsychotiques, souvent en combinaison avec des anticonvulsivants. Ces classes de médicaments ont des effets secondaires dangereux, y compris un doublement du taux de mortalité, durée de vie raccourcie, le gain de poids extrême, et le diabète de type II. Dans ce livre, psychologue Sharna Olfman dirige une équipe d'experts très connus qui examinent cette hausse étonnante dans le diagnostic de trouble bipolaire pédiatrique, en particulier en l'absence de toute preuve convaincante soit pour la validité des critères utilisés pour diagnostiquer ou à la sécurité et l'efficacité des médicaments utilisés pour le traiter. Quand un enfant est inutilement prescrit des médicaments antipsychotiques et anti-convulsivants, sa santé mentale et physique peut être irrémédiablement compromise, dit Olfman. Avec autant que deux et un demi-million d'enfants à travers le spectre socio-économique en prenant des antipsychotiques maintenant, nous avons ouvert la voie à la maltraitance des enfants widescale.
Les contributeurs de ce volume révélatrice et inquiétante comprennent psychiatre David Healy, l'une des principales autorités du monde sur les médicaments psychotropes; Philip Landrigan pédiatre, un chercheur en santé de renommée internationale; et Robert Whitaker, un journaliste primé médical. Les contributeurs identifient et expliquent les facteurs complexes et interdépendants qui ont mis le stade de l'épidémie bipolaire pédiatrique, et ils recommandent la pratique et des changements de politiques pour endiguer le flot de mauvais diagnostics et de prescriptions médicamenteuses dangereuses.

Guide critique des médicaments de l’âme de professeur David Cohen
ANTIDEPRESSEUR ; LITHIUM ; MALADE ; MEDICAMENT ; MENTAL ; NEUROLEPTIQUE ; PSYCHOPHARMACOLOGIE ; PSYCHOTROPE ; SEVRAGE ; SOMNIFERE ; STIMULANT ; TRANQUILLISANT ; USAGE

Dying for a cure (mourir pour un traitement) bipolaire sur ordonnnances
Il s'agit d'une mémoire puissante des trois années cauchemardesques que Rebekah a endurées, comme elle a été maintes fois diagnostiquée, seulement pour réaliser que son médicament était la cause de sa détérioration mentale. Rebekah appelle à une meilleure information des entreprises pharmaceutiques sur les risques associés à des antidépresseurs et des classes similaires de médicaments - des faits, plutôt que le marketing déguisé en science médicale.

Cette histoire provocatrice du trouble bipolaire illumine

Votre enfant n’a pas de troubles bipolaires : Comment mauvaise Science et bonnes Relations publiques créé le diagnosti
En moins d’une décennie, passant approximativement de 1994 à 2003, le diagnostic et le traitement du trouble bipolaire chez les enfants et adolescents ont subi une augmentation dramatique et injustifiée. Avant 1995, le trouble bipolaire a été rarement diagnostiqué chez les enfants et les adolescents ; aujourd’hui, que le diagnostic est monnaie courante, avec une augmentation du nombre de consultations externes brusquement visites pour ce diagnostic chez l’enfant. En 1995, il y a 20 000 de ces visites ; d’ici 2003 le nombre annuel était de 800 000 ! Maintenant, presque un tiers de tous les enfants et les adolescents rejetés par les enfants des hôpitaux psychiatriques ont été diagnostiqués avec un trouble bipolaire. La plupart de ces diagnostics est incorrecte

Effets secondaires – LA MORT, Sans corruption pas de médicaments
le livre ecrit par John Virapen devoile la corruption pour mise sur marché de médicaments qui vous tuent
« Ils (l’ industrie pharmaceutique) vous vendent des médicaments dangereux pour gagner de l’argent. Rien d’autre. Si vous pensez que l’ industrie pharmaceutique met des médicaments sur le marché pour vous aider – vous vous trompez lourdement! »

Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l’industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L’auteur établit des rapprochements convaincants entre l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tabac et révèle l’extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l’attention du public et des politiciens. Il s’appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l’extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l’inefficacité de la réglementation pharmaceutique – une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c’est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C’est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste… Tout ce que nous savons sur leur compte, c’est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins… Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu’ils extrapolent la confiance qu’ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s’ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n’est les informations fabriquées de toutes pièces par l’industrie pharmaceutique… Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m’écrire pour m’expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité… Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes – ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments –, nous aurions tout fait pour la contenir.

MÉDICAMENTS PSYCHOTROPES : Confessions d’une visiteuse médicale (sortie en français mars 2014)
Le 2 décembre 2004, Mégane, la nièce de Gwen Olsen, se suicide à l’âge de vingt ans en s’immolant par le feu, mettant fin au supplice qu’était devenu son existence, soumise aux effets indésirables de médicaments qui lui avaient été prescrits. Ayant passé près de quinze années à travailler pour l’industrie pharmaceutique en tant que visiteuse médicale, c’est en tant qu’initiée à ce que sont, entre autres, les psychotropes, que Gwen Olsen nous livre ici un témoignage aussi alarmiste qu’éclairant sur les conséquences que peuvent avoir ces médicaments. Mais c’est également en tant que victime de ces derniers, qu’elle a appris à ses dépends ce qu’il pouvait en coûter de se faire prescrire des substances agissant sur la chimie du cerveau. Forte de ce double éclairage de l’intérieur et profondément choquée par le sort de sa nièce Mégane, elle n’a de cesse aujourd’hui, à travers son site Internet (www.gwenolsen.com) et des tournées de conférences à travers les États-Unis, de diffuser une information qui permet à un vaste public de mieux connaître les résultats tragiques de prescriptions abusives concernant, par exemple, les antidépresseurs, anxiolytiques et autres hypnotiques. On pourra arguer que tout cela se passe loin de nous, de l’autre côté de l’Atlantique, dans un pays dont le système de santé a été relégué à la dernière place parmi ceux de dix-neuf nations occidentales. Mais ce que la plupart des gens ignorent, c’est que ce qu’on appelle aujourd’hui le DSM-5, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition (DSM, de l’anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) est conçu en Amérique et traduit en français à l’intention de notre pays, tous les médicaments psychiatriques qu’il induit étant pareillement prescrits et disponibles chez nous.

Les Français consomment une quantité impressionnante d’antidépresseurs. Pourquoi ? Et avec quelles conséquences ? Que contiennent les antidépresseurs ? Quel rapport y a-t-il entre Hitler et Staline d’un côté, et ces cachets « miraculeux » de l’autre ? Les antidépresseurs sont-ils des médicaments ? De la drogue ? Par quels moyens subtils l’industrie pharmaceutique fait-elle leur  promotion ? Les consommateurs d’antidépresseurs sont-ils les victimes d’une comédie soigneusement orchestrée, ou les victimes de leurs propres illusions auto-infligées ?
 
L’histoire racontée dans Mad in America va surprendre beaucoup de lecteurs. Dans sa revue de la littérature scientifique, le livre révèle que les études des résultats à long terme des antipsychotiques ont régulièrement montré que les médicaments ont augmenté la probabilité que les personnes diagnostiquées avec la schizophrénie deviennent des malades chroniques. Le livre examine aussi la commercialisation des nouveaux médicaments antipsychotiques atypiques dans les années 1990, et découvre la fraude scientifique au cœur de cette entreprise.
Anatomie d’une épidémie enquête sur un mystère médical: Pourquoi le nombre d’adultes et d’enfants handicapés par la maladie mentale explosé au cours des cinquante dernières années? Il ya maintenant plus de quatre millions de personnes aux Etats-Unis qui reçoivent un chèque du gouvernement d’invalidité en raison d’une maladie mentale, et le nombre continue à monter en flèche. Chaque jour, 850 adultes et 250 enfants atteints d’une maladie mentale sont ajoutés aux rouleaux d’invalidité du gouvernement. Qu’est-ce qui se passe?

The Myth of the Chemical Cure du docteur Joanna Moncrieff
Ce livre expose le point de vue traditionnel que les médicaments psychiatriques ciblent les maladies sous-jacentes, ou des déséquilibres chimiques correctes, est une fraude. Il retrace l’émergence de ce point de vue et suggère qu’elle a été adoptée, non pas parce que il y avait une preuve à l’appui, mais parce qu’il a servi les intérêts de la profession psychiatrique, l’industrie pharmaceutique et de l’État moderne. Au lieu de cela il est proposé que le travail des «médicaments psychiatriques en créant des états mentaux altérés, qui peuvent supprimer les symptômes de troubles psychiatriques, ainsi que d’autres fonctions intellectuelles et émotionnelles. La recherche sur les antipsychotiques, les antidépresseurs, les stabilisateurs de l’humeur et de stimulants est examinée pour démontrer cette thèse et les avantages et inconvénients de l’utilisation des différentes sortes de médicaments sont discutés. Il est suggéré que la reconnaissance de la nature réelle de médicaments psychiatriques conduirait à une pratique plus démocratique de la psychiatrie.

 La défonce médicamenteuse. de MAXENCE (Jean-Luc)
Les antidouleurs et antidépresseurs sont aujourd’hui les médicaments les plus consommés en France. Les 150 millions de boîtes de tranquillisants vendues par an et par Français (soit 80 cachets par personne) représentent 20 % du chiffre d’affaires des laboratoires. Or ces  » gélules miracle  » sont des drogues à part entière car elles induisent un état de dépendance, un refus d’assumer la réalité. L’état d’urgence est déclaré. Aux ravages causés par les antidépresseurs, s’ajoutent ceux du cannabis, de l’extasie et du crack. Chercher le bien-être, le bonheur, le sommeil, l’amour, l’indépendance, l’éternité, bref,  » la lune en gélules  » dans ces drogues est dangereux. La meilleure réaction commence par l’information, la compréhension des mécanismes qui mènent à la dérive et des phénomènes d’accoutumance.

« Irving Kirsch soutient que les médicaments de type Prozac n’ont guère plus d’efficacité que des vulgaires placebos, les effets secondaires en plus. « La différence d’amélioration entre les patients prenant des placebos et ceux prenant des antidépresseurs n’est pas très importante. Cela signifie que les personnes souffrant de dépression peuvent aller mieux sans traitement chimique », explique cet éminent professeur. Ce livre a mis en rage la communauté scientifique et le lobby des laboratoires pharamaceutiques qui jugent irresponsable cette entreprise de démystification… car la France est le premier consommateur au monde de psychotropes.

C’est l’histoire d’un père sur le tueur de sa fille, la multimilliardaire industrie pharmaceutique. Lisez le prochain paragraphe à haute voix, cela vous donnera le ton de l’ouvrage : « Vanessa s’élance en direction des escaliers avant de retomber brusquement en arrière. Sa tête percute le plancher avec un bruit sourd, comme si une main géante invisible l’y avait poussée. Elle était toute molle, muette, inerte et pâle. Un terrible pressentiment m’a envahi. J’ai placé mon index sur sa carotide. Je ne sentais aucun pouls, aucun battement. Rien. Les secours arrivent : – Prenait-elle des médicaments? – Elle prend du Prepulsid™ (cisapride) pour apaiser ses ballonnements – Autre chose? – Non »[1] Ce père a vécu le pire cauchemar de tout parent : voir sa fille de 16 ans mourir subitement dans le salon de la maison familiale. L’ouvrage relate son enquête menée dans les arcanes de Santé Canada (Agence canadienne du médicament), d’une mondiale du médicament et de l’establishment médical.
 
Malheureusement, la psychiatrie tue
Il n’y a aucun doute que la façon dont nous utilisons actuellement des médicaments utilisés en psychiatrie fait beaucoup plus de mal que de bien. Les médicaments utilisés en psychiatrie sont tellement nocifs qu’elles tuent plus d’un demi-million de personnes chaque année parmi les 65 ans et plus aux États-Unis et en Europe. Ce qui rend les drogues psychiatriques la troisième cause de mortalité, après les maladies cardiaques et le cancer. Nous pourrions réduire notre consommation actuelle de médicaments psychotropes de 98 % et en même temps améliorer la survie et la santé mentale de la population. Il n’y a rien de patients psychiatriques craignent plus de traitement forcé, et il s’agit de des principales raisons pourquoi avoir un contact étroit avec le système de traitement psychiatrique nettement augmente des suicides. Selon une convention des Nations Unies, traitement forcé constitue une violation des droits de l’homme et doit être interdit, et les données empiriques ont montré qu’une psychiatrie sans traitement forcé est possible.
 
 
L’Amérique dupé l’histoire non-sensationnelle, fait-remplie de la façon dont les Américains sont venus à croire que la dépression et d’autres problèmes mentaux sont causés par des déséquilibres chimiques qui peuvent être fixés avec des pilules. Il révèle comment les études sur les médicaments utilisés pour obtenir l’approbation de la FDA sont conçus, payés et écrits par les compagnies pharmaceutiques elles-mêmes et sont délibérément trompeur. Partie 1 de l’Amérique Dupé est axée sur les antidépresseurs, leur efficacité et leurs effets secondaires, y compris les dommages permanents au cerveau qui résulte de l’utilisation à long terme dont si peu d’Américains ont aucune connaissance (y compris ceux qui prescrivent et ceux qui prennent des antidépresseurs). La partie 2 traite des différentes approches utilisées à travers l’histoire pour traiter les problèmes mentaux plus graves, y compris l’utilisation des antipsychotiques. Les effets secondaires des antipsychotiques sont également discutés. Partie 3 concerne la façon d’éviter et surmonter les problèmes de santé mentale qui ont augmenté de façon spectaculaire dans notre pays et le faire sans médicaments. Plus de 1800 références au meilleur de la recherche médicale et psychologique sont donnés si chaque page est écrit pour être compris par l’Américain moyen
 
 
Pourquoi la thérapie, l'empathie et l'amour doivent remplacer les médicaments, les électrochocs, et les théories biochimiques de la nouvelle psychiatrie ».

nous ouvre les coulisses de cette vaste et ubuesque entreprise de classification des "troubles" mentaux, subventionnée par les géants de la pharmacie, appuyée par la surpuissante FDA (Food and Drug Administration), bénéficiant du concours des universités

La question de la prescription excessive de médicaments psychiatriques en France comme en Belgique revient de plus en plus fréquemment sur la place publique. Dans ce contexte, cet ouvrage apporte une information sur chaque classe de médicaments
 
Pourquoi et comment arrêter de prendre des médicaments psychiatriques (anglais uniquement)

Pharmageddon : l'histoire d'une tragédie
...les champs de la mort pharmaceutique n'est pas un incident isolé.  L'espérance de vie aux Etats-Unis, le pays qui consomme le plus de médicaments vitaux est en baisse rapide par rapport au reste du monde. . Pour les maladies comme la schizophrénie, nous faisons maintenant 10 fois pire en termes d'espérance de vie que nous l'étions il ya 100 ans.

Drug-Induced démentia : a perfect crime (les médicaments qui induisent la démence : un crime parfait) Repenser les drogues psychiatriques: Un guide pour le consentement éclairé, a souligné le besoin urgent pour les sociétés et les systèmes de soins de santé à reconnaître la nocivité inutile de médicaments psychiatriques, et pour protéger les droits de ceux qui veulent des oins sans drogue .  En misant sur ce même thème, d’origine médicamenteuse démence: un crime parfait présente une analyse méthodique des données scientifiques et épidémiologiques qui confirme les  médicaments psychotropes comme une cause de lésions cérébrales et de décès prématurés. Espérons que ces publications seront utilisées par les profanes, les cliniciens, les avocats et les décideurs politiques à améliorer la qualité et l’intégrité des soins de santé, et de sauvegarder le droit fondamental de tous les patients pour éviter des lésions corporelles injustifiée – en particulier, lorsque ce dommage survient dans le forme de désinformation, frauduleux, et / ou coercitives (involontaire) de soins médicaux.

Mania : A Short History of Bipolar Disorder
Cette histoire provocatrice du trouble bipolaire illumine

manoeuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique

Alzheimer, parkinson, sclérose en plaques, autisme… Pourquoi le nombre de personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative explose-t-il, et pour quelles raisons les malades sont-ils de plus en plus jeunes ? Ce livre révèle que ces maladies se préparent déjà dans le ventre des mères, devenues malgré elles des « mamans neurotoxiques ». Ensuite, tout au long de la vie, nos neurones sont exposés à un cocktail d’agressions capable de diminuer irréversiblement les fonctions de notre cerveau. Ces substances parfaitement identifiées et documentées par les scientifiques, pourraient être bannies de notre environnement si une véritable politique de prévention était menée.
Au moment où ce type de maladie a été déclaré “cause nationale” en France, l’enquête événement  de Marie Grosman et Roger Lenglet accuse : malgré les connaissances scientifiques la prévention est gravement négligée.
Etudes et investigations rigoureuses à l’appui, les auteurs démontent le mécanisme d’un “effet d’aubaine” ignoble en faveur de l’industrie pharmaceutique et proposent des solutions face à cette crise sanitaire.

Médicaments Meurtriers et Crime Organisé : comment Big Pharma a corrompu la Santé
Corruption systématique: L’essentiel de l’ouvrage de Peter est consacré à la mise en valeur du fait que l’industrie pharmaceutique a systématiquement corrompu la science en amplifiant les bénéfices et en minimisant les méfaits de ses médicaments. En tant qu’épidémiologiste, ses énormes connaissances et sa passion du détail qui en ont fait un leader mondial dans la critique des études cliniques, Peter est ici sur un terrain très solide. Son nom s’ajoute à celui de nombreux autres, y compris d’anciens éditeurs du New England Journal of Medicine qui ont dénoncé cette corruption. Il montre aussi comment l’industrie a acheté des médecins, des universitaires, des revues, des organismes professionnels, des associations de patients, des départements universitaires, des journalistes, des organismes de régulation, et des politiciens. Ce sont les méthodes mêmes de la mafia.
Le livre ne permet pas aux médecins ni aux universitaires d’éviter le blâme. En effet, on pourrait faire valoir que les compagnies pharmaceutiques font ce qu’on attend d’elles pour maximaliser les rendements financiers des actionnaires, mais les médecins et les universitaires sont censés avoir une vocation plus élevée.
Les lois qui obligent les entreprises à déclarer les sommes qu’elles payent aux médecins montrent que de très nombreux médecins sont redevables à l’industrie du médicament, et que beaucoup reçoivent des sommes d’argent pour conseiller les entreprises ou pour donner des conférences en leur nom. Il est difficile d’échapper à la conclusion que ces « leaders d’opinion » sont achetés. Ce sont les « mercenaires » de l’industrie.
Et comme avec la mafia, malheur à quiconque dénonce ou apporte des preuves qui ne sont pas favorables à l’industrie. ....Il n’est donc pas tout à fait fantaisiste de comparer l’industrie du médicament à la mafia...

Medication Madness Le rôle des médicaments psychiatriques dans les affaires de Violence, Suicide et assassinats

Les antidépresseurs de la famille du Prozac peuvent-ils provoquer les mêmes effets secondaires que le Mediator sur le coeur et les poumons? [...] Un pharmacologue de l’Inserm nous avoue ne pas avoir de données de pharmacovigilance pouvant indiquer des effets secondaires similaires, mais il nous confie que les deux médicaments ont les mêmes mécanismes. Il était donc, selon lui, absurde de prescrire du Mediator à quelqu’un qui prenait du Prozac car les doses ne pouvaient que se cumuler. Le site de la pharmacovigilance européenne révèle que des nouveau-nés dont les mères ont pris du Prozac développent la même maladie que les patients ayant absorbé du Mediator ou de l’Isoméride: l’hypertension artérielle pulmonaire.
L’Agence européenne du médicament se contente toutefois de conseiller aux mères de signaler à leur sage-femme qu’elles prennent un ISRS [inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine: classe d'antidépresseurs de type Prozac]. L’Agence estime que le Prozac multiplie par deux le risque de malformation cardiaque chez le nouveau-né. Au lieu de déconseiller formellement la molécule aux femmes enceintes, elle leur suggère simplement d’en parler à leur médecin qui décidera de la suite du traitement. L’Agence ajoute: « Le mécanisme est inconnu. »

on apprend que tout médicament comporte des risques, qu'une étude effectuée au Québec a révélé que 52 % des prescriptions par ordonnance sont risquées ou dangereuses
 
Des millions de personnes normales ont ainsi été amenées à croire qu'elles souffrent de pathologies inexistantes et exagérées, telles "la préhypertension", "le désordre d'anxiété généralisée", "le syndrome prémenstruel dysphorique"...

Big Pharma, une industrie toute-puissante qui joue avec notre santé
"Or les médicaments sont aussi des substances dangereuses, à manier avec précaution. Il y a bien sûr les scandales récents qui ont secoué la France. L’affaire du Mediator n’est nullement une exception, elle est plutôt la règle : on assiste depuis une vingtaine d’années à une avalanche de scandales pharmaceutiques à travers le monde, pour la plupart bien plus graves que celui du Mediator et impliquant quasiment tous les grands laboratoires mondiaux. Étrangement, ces affaires retentissantes n’ont pratiquement pas eu d’écho en France. Sans doute a-t-on considéré qu’il s’agissait de problèmes qui ne nous concernaient pas, un peu comme le fameux nuage de Tchernobyl. Pourtant, les entreprises impliquées sont des multinationales implantées sur notre territoire comme sur le reste de la planète et leurs médicaments étaient (ou sont encore) commercialisés également en France. À l’ère de la mondialisation, les molécules circulent aussi librement que le pétrole ou les courriels."...
On ne peut plus dire qu’il s’agit de cas isolés de corruption , de quelques « méchants » qu’il suffirait de mettre en prison. Les experts, les scientifiques, les médecins, les politiciens, tous ces gens font simplement leur travail – ils sont même, dans leur grande majorité, bienveillants et de bonne foi. Ce que révèlent les scandales, par leur répétition même, c’est justement cela : la banalité du mal pharmaceutique, son caractère systémique, industriel.
Il y a quelque chose de pourri au royaume de Médecine , comme il est dit dans Hamlet. Nous le sentons tous obscurément, mais nous hésitons à nous l’avouer. Nous voulons continuer à croire que la médecine est « basée sur des preuves », comme on nous le répète tout le temps, que nos médecins sont vigilants et bien informés, que les agences sanitaires ne permettront plus qu’on nous vende des médicaments inutiles et dangereux. Nous voulons continuer à croire en la médecine, car elle a été porteuse depuis la révolution thérapeutique de la fin du XIXe de tous nos espoirs en une vie longue et sans douleur. Mais cette médecine que nous avons connue n’existe plus.
Comme on va le lire dans ce livre, les « preuves » sur lesquelles on se fonde pour nous prescrire des médicaments sont couramment biaisées. Les risques sont cachés par les laboratoires . Les médecins reçoivent leur formation et leurs informations de l’industrie pharmaceutique. Les agences sanitaires approuvent de façon désinvolte des médicaments totalement inefficaces, tout en protégeant le « secret commercial » des données négatives fournies par les firmes. À tous les niveaux, le profit des industries passe AVANT l’intérêt des patients.

Bad pharma
Les médicaments sont testés par les gens qui les fabriquent, dans des essai cliniques mal conçus menés sur un petit nombre de patients non-représentatifs, et analysés en utilisant des techniques qui sont biaisées, de manière à exagérer les bienfaits des traitements. C’est sans surprise que ces études produisent des résultats qui favorisent le produit testé. Quand les essais cliniques ne donnent pas les résultats escomptés, les données sont cachées des médecins et des patients ce qui laisse une image distordue de la réalité. Ces faits distordus sont communiqués de manière biaisée par des régulateurs et des éditeurs de journaux scientifiques qui sont en conflit d’intérêts, tout comme les associations de patients et les universités. Le résultat est que dans la plupart des cas, nous n’avons aucune idée du traitement qui est le plus efficace.
Des études cliniques biaisées
Les pharmas font souvent plusieurs séries de tests, mais excluent les séries dont les résultats ne sont pas positifs. Donc, si dix séries de tests ont été effectuées, il se peut que l’étude publiée et soumise aux régulateurs ne présente les résultats que de trois ou quatre d’entre elles. Par exemple, pour le reboxetine, sept séries de tests ont été faites, mais seulement une a été rendue publique et publiée dans un journal académique. Les six autres sont demeurées dans l’ombre, inaccessible, même si leurs résultats ne montraient aucune amélioration face au placebo.
Les conséquences négatives des « données manquantes » ne s’arrêtent pas à l’évaluation de l’efficacité ; elles concernent aussi la sécurité des patients. Dans les années 1980, un médicament contre l’arythmie cardiaque, le lorcainide, fut testé auprès d’une centaine d’hommes ayant subi une attaque cardiaque. Le taux de décès fut 9 fois supérieur chez les candidat ayant pris lorcainide que ceux qui ont pris le placebo. L’étude ne fut jamais publiée et les résultats sombrèrent dans l’oubli. Pourtant, à la même époque, les médecins ont commencé à systématiquement prescrire des médicaments anti-arythmie aux gens ayant subi une attaque cardiaque, par mesure de prévention, sans savoir qu’une étude avait démontré que c’était dangereux. Résultat : environ 100.000 personnes sont mortes avant que l’on ne se rende compte que c’était une mauvaise idée. Ces morts auraient pu être évitées si l’étude sur lorcainide avait été publiée.
Il y a seulement la moitié des résultats d’essais cliniques qui sont publiés, et celles dont les résultats sont négatifs ont deux fois plus de chances de ne pas être publiées. Conséquemment, les informations disponibles aux médecins font en sorte de constamment surestimer les bienfaits des médicaments. Ainsi, comme les médecins sont maintenu dans l’ignorance, les patients sont exposés à des traitements inférieurs, inefficaces, non-nécessaires, plus dispendieux et/ou plus risqués, voire dangereux.

La Main dans le sac – Médecine + affaires = danger pour la santé
Le Dr Jerome Kassirer propose un regard inquiétant sur les pots-de-vin que des médecins acceptent des géants de l’industrie pharmaceutique et d’autres fournisseurs. II fait valoir que les milliards déversés par l’industrie ont détraqué la boussole morale de plusieurs médecins, et que ces combines ont miné la qualité des soins que nous prodiguent au jour le jour les médecins et les institutions qui avaient toute notre confiance. Bourré de véritables histoires d’horreurs, ce livre met en lumière les manigances financières entre les grosses compagnies qui fabriquent les médicaments et les médecins qui les prescrivent.

Les dérives de l'industrie de la santé
En écrivant L’envers de la pilule, J.-Claude St-Onge a ouvert une véritable boîte de Pandore. Tant de choses ne tournent pas rond dans notre système de santé, l’industrie pharmaceutique et nos rapports à la médecine! L’auteur dévoile dans ce nouvel ouvrage le fruit de ses recherches, une mine d’informations fouillées, claires et souvent choquantes. Par exemple :
les raisons pour lesquelles tant d’essais cliniques ne sont pas fiables;
la démonstration que le fabricant du Vioxx devait savoir que son médicament était dangereux pour le cœur;
la portion exagérée du coût des médicaments qui est due au marketing;
de nouvelles preuves que les antidépresseurs poussent certains utilisateurs au suicide et qu’ils n’ont pas l’efficacité qu’on leur prête;
la démonstration qu’une autre politique du médicament est possible et peut sauver des vies et des milliards de dollars;
la façon dont on invente de nouvelles maladies pour nous abonner aux pilules;
comment les agences de contrôle jouent à la roulette russe avec nos vies;
la constatation que le virus de la grippe aviaire est connu depuis au moins un demi-siècle et qu’il n’a pourtant jamais provoqué la pandémie si redoutée;
et une foule d’autres renseignements qui pourraient vous protéger contre les dérives


The Bitterest Pills: The Troubling Story of Antipsychotic Drugs
Antipsychotiques (neuroleptiques) les médicaments sont devenus certains des plus gros blockbusters de ce début de 21e siècle, de plus en plus prescrit non seulement pour les citoyens de «schizophrénie» ou d'autres formes graves de troubles mentaux, mais pour une série de plaintes psychologiques les plus courants. Ce livre remet en question le compte admis que dépeint antipsychotiques comme des traitements spécifiques qui ciblent une maladie cérébrale sous-jacente et explore les premières vues qui a suggéré, en revanche, que les antipsychotiques atteindre leurs effets en induisant un état de suppression neurologique. Enthousiasme professionnel pour les antipsychotiques éclipsé cette compréhension, exagéré les bienfaits des antipsychotiques et minimisé ou ignoré les preuves de leurs effets toxiques. L'industrie pharmaceutique a été impliqué dans le développement de l'utilisation des antipsychotiques dans le territoire où il est probable que leurs dangers l'emportent largement sur les avantages.

tous fou ? de jean claude Saint-Onge
Une personne en deuil souffrirait de « dépression majeure » si elle n’arrive pas à surmonter son chagrin après deux semaines. Une personne très timide serait atteinte de « phobie sociale » et un enfant qui conteste les adultes et les règles, serait taxé de « trouble oppositionnel avec provocation». Sommes-nous tous devenus fous ? En 60 ans, le nombre de troubles mentaux répertoriés dans le DSM, la « bible » des psychiatres, est passé de 60 à plus de 400 alors que la consommation de psychotropes a augmenté de 4 800 % aux États-Unis au cours des 26 dernières années. Or, cette épidémie de « maladies mentales » est très largement fabriquée, nous explique J.-Claude St-Onge dans cet essai sur l’influence démesurée de l’industrie pharmaceutique sur la psychiatrie.

Comment les labos nous rendent fous. Tous malades
Cette enquête raconte comment les labos pharmaceutiques font de maladies avérées, mais relativement rares, un risque général de santé publique et rendent pathologiques des maux normaux de l’existence. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la recherche pharmaceutique en santé mentale stagne. Pourtant le nombre de patients traités pour des dépressions a été multiplié par 15 en 40 ans, si bien qu’un Français sur quatre consomme des psychotropes au cours d’une année. De nombreuses études scientifiques ont démontré l’efficacité douteuse, parfois la dangerosité de ces traitements, mais sans changement, car les laboratoires ont la main sur le secteur de la recherche et étouffent les études défavorables. Sous l’impact de l'industrie pharmaceutique, la timidité devient un "trouble de l’anxiété sociale", les tensions familiales sont le syndrome "du tigre en cage" ou celui "de l’aliénation parentale"… Le nombre de maladies mentales répertoriées par le DSM, le manuel international de classification des troubles mentaux, est passé de 77 à 525 depuis 1952 ! Les liens financiers de ses rédacteurs avec les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas un secret. Le processus de mise sur le marché d’un nouveau médicament est toujours le même : un laboratoire pharmaceutique finance une étude scientifique et des médecins comme porte-paroles. Au préalable ou ensuite, la pathologie est reconnue par le DSM, puis un traitement est lancé, avec des campagnes marketing ciblées sur le grand public et les médecins prescripteurs. Cette pratique théorisée par l’un des grands maîtres du marketing américain, Vince Perry porte un nom : la vente (ou fabrication) de maladies.

“Medicines out of Control ?Antidepressants and the Conspiracy of Goodwill”
de Charles Medawar
Voici la traduction en français de quelques pages exemplaires de cet ouvrage

L’histoire racontée dans Mad in America va surprendre beaucoup de lecteurs. Dans sa revue de la littérature scientifique, le livre révèle que les études des résultats à long terme des antipsychotiques ont régulièrement montré que les médicaments ont augmenté la probabilité que les personnes diagnostiquées avec la schizophrénie deviennent des malades chroniques. Le livre examine aussi la commercialisation des nouveaux médicaments antipsychotiques atypiques dans les années 1990, et découvre la fraude scientifique au cœur de cette entreprise

Prozac : panacé ou pandore ?
Suicide et la mort peuvent se cacher Dans chaque pilule ISRS
Je suis Ann Blake Tracy, Ph.D., chef de la Coalition internationale pour la sensibilisation aux drogues. Je suis l'auteur de Prozac: panacée ou Pandora? - Notre cauchemar de la sérotonine et ont témoigné dans des affaires judiciaires impliquant des antidépresseurs pendant 12 ans 1/2. Les 15 dernières années de ma vie ont été consacrées à plein temps à des recherches et à écrire sur les antidépresseurs ISRS.
La recherche sur la sérotonine a été clair dès le début que la chose la plus dommageable qui pourrait être fait pour le système de sérotonine serait porter atteinte à sa capacité à métaboliser la sérotonine. Pourtant, c'est exactement ce que les antidépresseurs ISRS exercent leurs effets.
Pour la recherche des décennies a montré que le métabolisme de la sérotonine atteinte produira migraines, bouffées de chaleur, douleurs autour du coeur, difficultés respiratoires, une aggravation des plaintes bronchiques, la tension et l'anxiété qui apparaissent de nulle part, la dépression, le suicide - en particulier le suicide très violent, l'hostilité , les crimes violents, les incendies criminels, la toxicomanie, la psychose, la manie, la maladie organique du cerveau, l'autisme, l'anorexie, la conduite dangereuse, la maladie d'Alzheimer, un comportement impulsif sans se soucier de la peine, et le comportement argumentatif.
Comment on jamais pensé que ce serait «thérapeutique» pour induire chimiquement ces réactions, cela me dépasse. Pourtant, ces réactions sont exactement ce dont nous avons été témoins dans notre société au cours de la dernière décennie et demie en raison de l'utilisation généralisée de ces médicaments.
En fait, nous avons même un nouveau vocabulaire à la suite avec des termes tels que «rage au volant», «suicide par policier", "assassiner / suicide», «va», «syndrome du faux souvenir," postal "école de tir", " bi-polaire »- chaque troisième personne que vous rencontrerez plus - avec des taux faramineux de diabète de type antidépresseur induit et l'hypoglycémie.
Vous souvenez-vous il ya deux décennies, quand les gens déprimés utilisés pour s'éclipser discrètement de se suicider plutôt que de tuer tout le monde autour d'eux et puis eux-mêmes comme ils le font tout en prenant des antidépresseurs ISRS?
Une étude de l'Université de Californie du Sud en 1996 a porté sur un groupe de souris mutantes dans une expérience qui a terriblement mal tourné. Ces souris transgéniques étaient les créatures les plus violents qu'ils avaient jamais vu. Ils sont nés manque la MAO-A enzyme qui métabolise la sérotonine. À la suite de leurs cerveaux étaient inondés de sérotonine. Cet excès de sérotonine est ce que les chercheurs ont déterminé était la cause de cette violence extrême. Les antidépresseurs produisent le même résultat final car ils inhibent le métabolisme de la sérotonine.
Ce sont des médicaments extrêmement dangereux qui doivent être interdits en tant que médicaments similaires ont été interdits dans le passé.
Comme société, nous pensions jadis LSD et le PCP comme des médicaments miracles avec de grandes marges de sécurité chez l'homme. Nous n'avons jamais vu médicaments si semblables à ceux du LSD et le PCP que ces antidépresseurs ISRS. Tous ces médicaments produisent rêver pendant les périodes d'éveil. On croit que les niveaux de sérotonine élevés sur stimulent le tronc cérébral qui entraîne un manque de paralysie musculaire pendant le sommeil permettant ainsi au patient d'agir sur les rêves ou les cauchemars qu'ils ont. Le monde a été témoin clairement dans l'assassiner-suicide Zoloft induite par le comédien Phil Hartman et son épouse, Brynn.
Connecticut a vu le cas Prozac induite par Kelly Soie il ya plusieurs années. Cette jeune mère a attaqué sa famille avec un couteau, puis réglez la maison en feu tuant tous mais sa fille de 8 ans qui a couru chez les voisins. Comme elle se tenait saignements et crier à l'aide, elle a expliqué: «Au secours! Ma maman est un cauchemar!"
Sur la bouche des enfants, nous allons comprendre ces cauchemars pour ce qu'ils sont. Elle a compris que c'était quelque chose que sa mère ferait que dans un cauchemar, jamais dans la réalité.
Ceci est connu comme un trouble du comportement en sommeil paradoxal. Dans le passé, il était surtout connu comme un état ​​de sevrage, mais la plus grande installation de sommeil dans le pays a signalé que 86% des cas, ils sont diagnostiquent sont les patients sous antidépresseurs.
Parce que cela a été connu dans le passé comme condition manifestant principalement par le retrait de la drogue, vous devriez voir comment l'état dangereux de retrait de ces médicaments se révélera être. C'est pourquoi il est si important de s'assurer que les patients sont sevrés très lentement afin d'éviter tout risque d'entrer dans un état ​​de retrait

Votre santé n’intéresse que vous
Si vous êtes malade un jour, tout le monde s’intéressera à votre maladie, mais votre santé n’intéresse que vous. Ce livre fait le bilan de notre système de santé actuel, où le médecin ne connaît plus le malade car il est devenu un simple vendeur de médicaments. Il dénonce le lavage de cerveaux organisé par les instances de santé et les médias sous la pression des laboratoires, le dépistage systématique qui ne rapporte, la plupart du temps, qu’à ceux qui «dépistent» et l’abus de médicaments qui suppriment les symptômes et non les maladies. Il aborde la notion de «terrain» et propose de réconcilier la médecine avec le vécu sensible des personnes, de refuser de céder à la peur qui contribue à la défaillance de notre système immunitaire et de savoir qu’il existe des méthodes naturelles qui ont fait leurs preuves depuis des lustres, mais qui restent interdites car elles menacent la santé financière des laboratoires et la pérennité de leur dictature.

L’auteur prend le risque de dénoncer les pratiques frauduleuses de l’industrie pharmaceutique qui nous cache les effets indésirables de nombreux médicaments. En France, des effets secondaires tels qu’hépatite, infarctus, cancer, méningite, impuissance, avortement sont volontairement occultés ! …
30 Aoû 2013 

Dépendance et neuroleptiques

source : Principes des addictions psychiatriques

Principes des addictions psychiatriques


(Toxic psychiatry)





Source: Peter R. Bregging, Toxic psychiatry (1991)Brain-disabling treatments in psychiatry (1997). Environ 2500 références, incluant les rapports de l’APA et la FDA. David Cohen et Suzanne Cailloux-Cohen, Guide critique des médicaments de l’âme (1995). Pour les autres articles sur le sujet (environ 40 disponibles), voir dans la bibliographie de www.structuralpsy.org. [ ] mes notes personnelles. Voir aussi Newsletter ICSPP, Ethical Human Sciences and Services, Journal of Mind and Behavior qui publient des articvles scientifiques sur le sujet.



Principes du traitement
Bregging (1997)
1. Tout traitement biopsychiatrique crée la rupture d’une fonction naturelle du cerveau.

2. Tout intervention biopsychiatrique crée une dysfonction cérébrale généralisée.

3. L’effet réputé “thérapeutique” d’un traitement biopsychiatrique est dû à la réduction ou l’annulation de fonctions humaines supérieures du SNC ou médiatisées par le SNC, incluant la vitalité, la réactivité émotionnelle, la sensibilité sociale, la conscience de soi-même et la capacité d’autoexamen, l’autonomie, et la libre détermination. Les autres effets recherchés sont l’apathie, l’euphorie, et l’indifférence sensorielle et mentale.

4. Tout traitement biopsychiatrique produit une dégradation essentielle ou primaire sur tout sujet, y compris des sujets volontaires normaux, ou des patients psychiatriques de pathologies diverses.

5. Les patients réagissent à la dégradation cérébrale en fonction de leur possibilités psychiques, par apathie, euphorie, obéissance et résignation, ou révolte, selon le cas.

6. Les patients souffrant de troubles mentaux et émotionnels traités habituellement avec des drogues biopsychiatriques n’ont aucune déficience génétique ou biologique connue.

7. Quand il y a un trouble cérébral biologique, toute intervention biopsychiatrique accroît ou empire le trouble.

8. Les traitements biopsychiatriques n’ont aucune spécificité en ce qui concerne les désordres mentaux.

9. Les réactions cérébrales pour compenser physiquement les dégats des interventions biopsychiatriques causent généralement des réactions contraires et des problèmes de retrait.

10. Les patients sujets à des interventions biopsychiatriques ont généralement des jugements erronés sur les effets positifs et négatifs du traitement et sur leur propre fonctionnement.

11. Les médecins qui prescrivent des interventions biopsychiatriques ont en général une estimation irréaliste des risques et des bénéfices du traitement.

Les interventions biopsychiatriques sont fondées sur le principe du “désemparement et déni iatrogènes” (iatrogenic helplessness and denial, IHAD). Il se réfère au mécanisme qui fait que le patient perd, par la façon dont le traitement est appliqué et par l’effet chimique ou neurologique du traitement, toute capacité d’évaluation de ses réactions, du handicap créé par le traitement, et des assertions du médecin. «Le psychiatre biologique utilise des techniques connues d’autorité et impose des traitements destructeurs du SNC pour obtenir un désarroi et une dépendance accrus du patient.»

La IHAD implique le déni de la part et du médecin et de la part du patient des dommages créés par le traitement, tout autant que des réels troubles psychologiques et contextuels présents. La IHAD rend compte de la fréquence avec laquelle les traitements par techniques destructrices du cerveau sont utilisés en psychiatrie: électrochocs, psychochirurgie, et médication toxique. Le fait que le traitement détruit des fonctions cérébrales amène la soumission du patient par le biais de la perte de fonctions essentielles telles que la vitalité, la volonté et le raisonnement. Le déni vise non seulement la destruction des fonctions essentielles chez le patient, mais aussi le fait que ses problèmes psychologiques continuent. Ce déni est assorti de confabulation [procédé commun à toutes les addictions avec produit. [Le déni est un procédé de défense archaïque (stade oral-anal)]].


Traitement biopsychiatrique = création d’un dommage cérébral plus ou moins permanent et irréversible

Addiction psychiatrique = utilisation du transfert sur le praticien, sur la médecine, et/ou sur le produit, pour créer un état de dépendance majeure (symbiose toxique) avec le dispositif psychiatrique


[Ici, il s’agit d’autre chose qu’un déni, puisque les effets détériorants de l’individu sont attestés et publiés à la fois au niveau scientifique, au niveau des professionnels, et au niveau grand public. Il s’agit plus d’une organisation de la manipulation de l’information à grande échelle pour détourner le sens donné aux actes destructeurs, entre autres fondés sur la propagande de l’idéologie de l’origine biologique du trouble mental au profit du maintient de l’emploi et des profits du système industriel.]



Circuits dopaminergiques: neuroleptiques (1950)
Classes
phenothiazine et dérivés
amoxapine (antidépresseur) se métabolise en neuroleptique, beaucoup de dsykinésie tardive
chlorpromarzine (Largactil, Thorazine)
chlorprothixene (Taractan)
cyamemazine (Tercian)
droperidol (Inapsine)
fluphenazine (Moditen, Modecate, Trilifan, Prolixin (effet retard), Permitil)
haloperidol (Haldol) (effet retard)
levomepromazine (Nozinan)
loxapine (Loxitane)
mesoridazine (Serentil)
molindone (Moban)
perphenazine (Trilafon)
pimozide (Orap)
piperacetazine (Quide)
pipotiazine (Piportil)
prochlorperazine (Compazine) est utilisé comme antiemetic
propericiazine (Neuleptil)
reserpine (Serpatil) est utilisé pour supprimer la dyskinésie tradive
thioproperazine (Majeptil)
thioridazine (Melleril, Mellaril)
thiothixene (Navane)
triavil, etrafon (Trilafon) est cominé avec un antidépresseur (Elavil)
trifluoperazine (Terfluzine, Stelazine)
triflupromarzine (Vesprin)

nouveaux
butyrophenones
droperidol (Droleptan)
haloperidol (Haldol)
pipamperone (Dipipéron)
thioxanthènes
flupenthixol (Fluanxol)
zuclopenthixol (Clopixol)
benzamides
amisulpiride (Solian)
raclopride
remoxipride
sulpiride (Dogmatil, Synedil, Aiglonyl)
sultipride (Barnetil)
tiapride (Equilium, Tiapridal, Tiapride)

divers
clozapine (Leponex, Clozaril)
loxapine (Loxapac)
olanzapine (Zyprexa)
pimozide (Orap)
risperidone (Risperdal)
antihistaminiques
methdilazine (Tacaryl)
trimeprazine (Temaril)
antinauséux
thiethylperazine (Torecan)
prometahzine (Phenergan)
anesthésiques
propiomazine (Largon)
prometahzine (Phenergan)
metoclopramide (Reglan) régulateur gastrique

nouvelle génération
clozapine 1960 (Leponex, Clozaril), déja écarté en 70 à cause des nombreuses morts provoquées, provoque des crises épileptiformes, des comas, bloque les récepteurs de dopamine dans le système limbique (émotions)

risperidone 1994 (Risperdal), stimulant: insomnie, agitation, angoisse, manie, cancer du sein

Effets
principaux
Le premier effet des neuroleptiques est la dévitalisation (deactivation). Il s’agit d’une lobotomie chimique affectant principalement les voies limbique—frontal ascendantes et le le ganglia basal [ganglions de la base: thalamus, noyaux gris centraux, striatum (substance noire + noyau caudé + putamen), pallidium, en fait tous les centres de la régulation sous-corticale], médiatisées par la dopamine. C’est effectivement ce qui est recherché pour ses effets de perte d’impulsivité. Il n’y a aucun résultat antipsychotique prouvé en dehors de cette désactivation du cerveau. Cet effet est d’ailleurs plus ou moins présent avec tous les psychotropes, y compris les stimulants.

Les effets sont

selon Adams & Victor, 1989: perte du raisonnement abstrait et de la projection dans le futur [le lobe frontal est impliqué dans le fonction d’imagination et de projet par un mécanisme de feedback frontal-occipital]; détérioration de la personnalité; dégradation ou perte de l’initiative et de la spontanéité.

selon Stuss & Benson, 1987: perte de l’analyse séquentielle, d’ensemble et d’intégration, de la motivation, de la poussée et de la volonté.

selon Kalinowsky, 1973: dégradation du souci de soi et de l’environnement.

selon Hansen & al., 1982; évanescence de l’émotionalité, mécanicisation, aplatissement du contact avec les autres.

Le parkinson est un effet direct du blocage domaminergique du striatum et de la substance noire. La maladie est apparue curieusement en même temps que l’usage généralisé de substances dopaminoactives, il est possible que les parkinsons soient induits par l’usage de neuroleptiques.

symptômes premiers

angoisses

agitation

désespoir et dépression

dystonicité

parkinson, entraînant du désespoir

akathisie, entraînant de l’angoisse et de la psychose

dysphorie, dépression et suicide
tardifs, pas de récupération après l’arrêt du traitement:
dyskinésie tardive (TD, mouvements involontaires de la face, tics, contorsions, tremblements, symptôme qui peut être masqué par un usage continu de la drogue)

dystonie tardive (spasmes douloureux, tête, cou, colonne vertébrale)

akathisie tardive (tension exigeant une activité incessante)

parkinson

syndrome malin neuroleptique (NMS) = phénomène dystonique analogue à hystérie, tétanos, encéphalite, ou trouble neurologique grave

dommages définitifs
déficits cognitifs (incluant le déni des troubles = anosognosie)

dysmentie tardive: humeur instable, parole sonore, recherche de proximité en parlant

démence (dementia)

dépression et psychose (pires qu’avant traitement, masqués par utilisation continue de la drogue)

dysfonctionnement cérébral généralisé

Les détériorations du cerveau, sur jusqu’à 50% des cas humains ou animaux, sont visibles au CT, MRI ou PET scans, ou par autopsie.

Il y a destruction des neurones: suppression de l’activité des neurones dopaminergiques, pertes métaboliques dans les cellules (inhibition des réactions enzymatiques dans les mitochondries, anomalies structurales dans les mitochondries, défauts dans le cytoplasme et mort de la cellule).

Noter que l’on n’observe aucune corrélation entre schizophrénie et dommage cérébraux pour des sujets n’ayant pas absorbés de neuroleptiques.

effets secondaires
La plupart des effets secondaires des neuroleptiques sont dûs à l’effet anticholonergique associé (inbition du métabolisme de l’ATCH ? effets extra-pyramidaux: tremblements, rigidité, akathisie, dystonie). Ils sont en général traités par un suppresseur du circuit cholinergique (antiparkinsonien).

benztropine (Cogentin)

biperiden (Akineton)

procyclidine (Kemadrin)

trihexyphenidyl (Artane)

produisent à leur tour glaucome, constipation sévère, iléus (occlusion intestinale), a-urination

confusion, syldromes cérébraux organisques, et psychoses, perte de mémoire et de l’apprentissage

Au retrait, on note une hypersensibilité cholinergique, syndrome grippal, agitation émotionnelle.

Sites
La lobotomie préfrontale a été couramment utilisée pendant la guerre pour rendre les prisonniers soumis, elle est encore largement utilisée dans tous les pays industrialisés [y compris la France]. L’effet obtenu est le même avec la cingulotomie, l’amygdalotomie et la thalamothomie [tous éléments du système limbique, impliqué dans la motivation émotionnelle et le lien avec le système projet -sensori-moteur].

L’effet recherché est le blocage des récepteurs dopaminergiques dans les ganglions de la base (basal ganglia): striatum, noyau caudé, putamen; le dommage et la dégénérescence des neurones pigmentés de la substance noire (substantia nigra) qui produisent normalement la dopamine dans le striatum où ils agissent sur les récepteurs domaminergiques. La clozapine agit plus dans le système limbique qu’au niveau du striatum. Les circuits domaminergiques sont essentiellement impliqués dans les circuit entre motivations (hypothalamus, système limbique) et voies motrices (sous-cortical ? cortical).

dyskinesie tardive (TD, apparaît avec délai), démence tardive (dementia), dysmentie tardive (suite de détérioration organique du cerveau, humeur, parler fort, proximité exagérée, euphorie)

rétrécissement et atrophie du cerveau ? démence (étude qui a fait grand bruit dans la presse médicale)

démence tardive

démence franche

hypoactivité du lobe frontal et du cortex frontal

Retrait
L’arrêt de la médication empire l’état de détérioration mentale, les tensions et l’angoisse (utilisé comme preuve que la drogue fait du bien).

Avec les produits qui ont des effets cholinergiques puissants, on a un syndrome de retrait cholinergique, de type grippal avec bouleversement émotionnel, insomnie, nausée, vomissements, diarrhée, anorexie et douleurs musculaires. Il y a aussi augmentation notable de la dyskinésie.

Utilisation
Diminuer les facultés mentales, mémoire et apprentissage, ce qui offre de multiples intérêts politiques. Les neuroleptiques ont été considérés comme toxiques dès leur entrée en service et décrits comme stupéfiants (années 60).

En gériatrie: suppression des patients de maison de repos (effets pire pour les vieux), pour diminuer les coûts de personnel. En hôpital psychiatrique, dévitalisation ou suppression des patients difficiles, dans les psychoprisons pour le contrôle de dissidents politiques, dans les prisons, ou pour empêcher les patients de fuir l’hôpital, de se défendre contre les traitements, ou pour les empêcher de se défendre dans les procès contre la médecine. Contrôle des patients difficiles dans les instituts de déficients psychomoteurs (empêche les récupérations de l’apprentissage). Contrôle des comportements ou suppression des enfants gênants dans les hôpitaux.

On les utilise pour étouffer les réactions émotionnelles des animaux. Il a été démontré que les neuroleptiques produisent une diminution de l’activité spontanée et une indifférence émotionnelle chez tous les nanimaux y compris l’homme (Slikker, Brocco & Killam, 1976).
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30 Aoû 2013 

Lithum et autres régulateurs d’humeur

Lithum et autres régulateurs d’humeur

Lithium (1949)
Réputation de n’avoir aucun effet sur les facultés mentales ni sur les facultés affectives ni sur le commportement, n’enlevant que les symptomes indésirables (1970).
Aucune étude globale sur des primates n’a été faite avant la commercialisation en masse, probablement dû au fait que les études sur les animaux produisent des résultats très négatifs.


Effets
principaux
Deux heures après l’ingestion, l’animal devient léthargique et sans réactions aux stimuli pendant quelques heures avant de revenir à la normale. Perte de l’action volontaire et de l’agressivité normale, mettant en évidence l’effet lobotomique qui a fait le succès instantané de la drogue. Effet de camisole: faiblesse du tonus musculaire, lourdeur, nécessité de surmonter une résistance pour se mouvoir, effort mental pour exécuter n’importe quelle tâche (à dose thérapeutique sur 1 à 3 semaines sur des cliniciens tentant de minimiser les résultats).
Irritabilité, labilité émotionnelle.
Hypersensibilité aux sons et aux scènes familières, diminution de la réponse aux stimuli. Dullness.
Indifférence et malaise général, de distance avec l’environnement, comme séparé par une vitre, sensation d’être profondément modifié, perte d’intérêt pour la vie [autisme induit].
Difficultés d’intégrer plus d’une notion en même temps au cours d’une activité sociale. Diminution de l’initiative intellectuelle, concentration et mémorisation. Modification de la perception du temps.
Empêchement de travailler et d’apprendre, délire toxique grave au 10ème jour chez un des sujets. L’un d’eux a fui l’étude dans la première semaine avec fatigue musculaire grave, confusion et dépression. Décroissance du bien-être, de nombreuses plaintes de lassitude, léthargie, négativité, dépression, refus des autres, difficultés de concentration, confusion, perte de clarté de pensée (chez 11 sujets jeunes volontaires, puis 42 volontaires normaux dans cette étude, contrairement aux études de certification habituelles, ces changements témoignés passaient inobservés par les soignants, mais étaient parfaitement rapportés par les amis, relations et familles).
Baisse intellectuelle, perte de mémorisation, baisse de rapidité motrice des mains.
Interférence avec la créativité des auteurs et artistes. Baisse d’excitaiton dans les discussion et les débats. Vie plate et décolorée, «I am curbed!» (je suis rétréci).
Même effet sur des patients psychiatriques que sur les volontaires. Baisse de volume de leur “intensité de vie”. Largement identique à l’effet des neuroleptiques. Même recherche de lobotomie chimique.


secondaires
Nausée, diarrhée, trremblement des mains.
Même à faible dosage de routine (6 mois à 7 ans), on observe du parkinson et des troubles neurologiques. Quelques effets extrapyramidaux sont notés.
Ondes cérébrales anormales, confirme l’intoxication, tant chez les volontaires que chez les patients psychiatriques. Il a même été proposé de corréler le lithium des eaux pluviales et de distribution avec les incidences de maladies mentales! Une politique de régulation globale des humeurs par le lithium dans l’eau de ville aurait été envisagée, comme pour la politique du fluor dans l’eau [également un poison violent du corps].

syndrome
Nombreux cas de délire toxique induit par les thérapies au lithium.
En tant qu’anti-manie, le lithium ne performe pas mieux que les neuroleptiques ou le placebo, environ 50% de rechute d’épisodes maniaques sur 2 ans, 73% sur 5 ans.

Fonctionnement
Perturbe tous événements médiatisés par les cations monovalents, Na+, K+, i.E. toutes les fonctions de neurotransmission, divers métabolismes membranaires.


Sites
Pas de sites spécifiques
Diminution non-spécifique de toute l’activité nerveuse.


Types
sels de lithium
carbonate de lithium (Teraluthe)
gluconate de lithium (Neurolithium)


autres
carbamazepine (Tegretol)
valpromide (Depamide)

Combinaison
Avec neuroleptiques, surtout haloperidol (Haldol) et risperidone, augmentation de la possibilité d’encéphalites irreversibles.
Avec électrochocs, augmentation des syndromes cérébraux, avec délires.
Réactivation de la dyskinésie tardive (TD) avec le traitement.
Tous les antidépresseurs ajoutés peuvent augmenter l’effet maniaque.
Haldol et Proxilin sont souvent ajoutés pour enforcer les effets du carbonate de lithium.
L’acide valproic et le divalproec sodium (Depakene, Depakote), utilisés contre les crises d’épilepsie sont données généralement en doses massives pour tenter d’étouffer les “excès”. Elles sont hépatotoxique, particulièrement chez les enfants. Sédation, tremblements, ataxie.
Carbamazepine (Tegretol), anticonvulsant, antitics, est proche des tricycliques. Sédation, confusion, termblements, psychose, troubles de mémoire.
Clonazepam (Klonopin, ), benzodiazepine antianxieux, sédation, rebond et symptômes de retrait, addiction, anormalités de comportement.
Verapamil (Calan, ), bloqueur des canaux du Ca++, utilisé pour le traitement des troubles cardiaques.
Clonidine, antihypertension, retrait peut produire un rebond hypertensif. Sédation, cauchemars, insomnie, agitation, angoisse, dépression, hallucinations.


Symptômes de sevrage
Peut produire des épisodes maniaques.
Démence induite et autres détériorations neurologiques graves.
Cas de dialyse antitoxique du lithium: peuvent tomber en démence.
Séquelles persistantes chez 30% des patients examinés.

30 Aoû 2013 

LE LITHIUM et autres régulateurs d'humeur / thymorégulateurs

LE LITHIUM
On dit que le Lithium peut aider les gens dont l’humeur change périodiquement de très joyeuse à très mauvaise. Les psychiatres appellent cela le trouble maniaco-dépressif  ou maladie bipolaire. Le lithium fut décrit pour la première fois comme un médicament psychiatrique en 1949 par le psychiatre Australien, John Cade. Selon un traité de psychiatrie:  “Pendant qu’il faisait des expériences sur les animaux, Cade remarqua, presque par hasard, que le lithium rendait les animaux léthargiques, ce qui lui donna l’idée d’administrer cette substance à plusieurs patients psychiatriques agités.
” Selon ce traité: “ce fut un moment clé dans l’histoire de la psychopharmacologie” (Harold I. Kaplan, M.D. & Benjamin J. Sadock, M.D., Clinical Psychiatry (Psychiatrie Clinique), Williams & Wilkins, 1988, p. 342).  Mais si vous ne voulez pas être léthargique, prendre du lithium serait d’un avantage douteux.  Un supporter du lithium comme thérapie psychiatrique admet que le lithium cause : “un sentiment plutôt dépressif , généralement léthargique”. Il appelle ça, “la léthargie standard” causée par le lithium. (Roger Williams, "A Hasty Decision? Coping in the Aftermath of a Manic-Depressive Episode", American Health magazine, Octobre 1991, p. 20). De la même manière, un membre de ma famille fut diagnostiqué comme maniaco-dépressif  et on lui donna une ordonnance pour du carbonate de lithium.. Il me confia, des années plus tard, “Le lithium me protégeait de mes hauts mais pas de mes bas. ” Cela, ne doit pas être une surprise qu’un médicament induisant la léthargie ait cet effet. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les psychiatres affirment quelques fois que le lithium  enlève les sentiments de dépression., comme si s’était possible, qu’un médicament induisant la léthargie comme le lithium (ainsi que la plupart des médicaments psychiatriques) n’augmente pas les sentiments de dépression et de malheur – même si on leurs donnent le nom d’antidépresseurs.

stabilisateurs de l’humeur: Lithium, Lamictal, Equetro et Depakote
Le lithium est le plus ancien et donc plus étudié. Il provoque la mémoire permanente et la dysfonction mentale, y compris la dépression, et une baisse globale de la fonction neurologique et la qualité de vie. Il peut en résulter dilapidation neurologique sévère de démence, un effet indésirable désastreuse appelé «syndrome de neurotoxicité irréversible de lithium-effectuated » ou SILENT. L’exposition de lithium à long terme provoque également des troubles cutanés graves, l’insuffisance rénale et l’hypothyroïdie. Retrait de lithium peut causer des épisodes maniaco-comme et la psychose. Il est prouvé que Depakote peut provoquer une croissance cellulaire anormale dans le cerveau. Lamictal a de nombreux dangers, y compris les maladies mortelles impliquant la peau et d’autres organes. EQUETRO cas de troubles de la vie en danger peau et supprime la production de globules blancs avec le risque de décès par infections. Retrait de Depakote, Lamictal et Equetro peut provoquer des convulsions et la détresse émotionnelle

Dans le cas du trouble bipolaire les biomyths centrent sur des idées de stabilisation de l’humeur. Mais il n’y a aucune preuve que les médicaments stabilisent l’humeurs. En fait, il est même pas clair que cela fait sens de parler d’un centre de l’humeur dans le cerveau. Un autre morceau de la mythologie qui vise à garder les gens sur les médicaments est que ceux-ci sont censés être neuroprotecteur-mais il n’y a aucune preuve que cela est le cas et, en fait, ces médicaments peuvent entraîner des dommages au cerveau.

En 1957 un pharmacologue a déploré le mode de traitement « par empoisonnement de lithium »

Lithium et suicide : que montre la preuve ?
Donc, il y a la preuve sur le lithium et le suicide

lithium
Le lithium « est un métal toxique avec aucune fonction connue dans le corps …. elle interfère avec la transmission nerveuse, en général, ce qui ralentit les réponses au cerveau. » « Conformément à ses effets toxiques sur le système nerveux, le lithium provoque un tremblement de 30-50 pour cent des patients. Tremblements peuvent être un signe d’avertissement de toxicité grave imminente du cerveau, en particulier si elle se produit avec d’autres signaux de danger, comme la mémoire dysfonctionnement, concentration réduite, ralentissement de la pensée, confusion, désorientation, difficulté à marcher, troubles de l’élocution, une vision floue, des bourdonnements dans les oreilles, des nausées, des vomissements et des maux de tête. Douleurs musculaires et des tics, faiblesse, léthargie et la soif sont d’autres signes communs de toxicité du lithium. Dans les derniers stades de la toxicité du lithium, le patient peut devenir délirant et succomber convulsions et un coma études EEG indiquent un ralentissement anormal des ondes cérébrales dans une partie importante de patients régulièrement traités par lithium;.. l’état s’aggrave avec une toxicité «  (Pour une information complète voir le texte médical du Dr Breggin
Brain désactivation traitements en psychiatrie Second Edition .)

Lithium : Les intoxications aiguës, erreur de prise ou int oxication volontaire le plus souvent, peuvent entraîner le décès par défaillance cardiovasculaire et des complications neurotoxiques pouvant donner des séquelles irréversibles (démences, neuro pathies diverses).
Les intoxications chroniques, observées lors de traitements mal contrôlés ou d’affections intercurrentes entraînant une diminution de son éli mination rénale, entrainent des troubles gastro-intestinaux à type d’anorexie ou de troubles du transit, des troubles neurologiques avec des symptômes évoquant la maladie de Parkinson et p arfois des convulsions et un coma, des troubles cardiovasculaires tels que des myocardites ou des troubles du rythme, des troubles rénaux avec une insuffisance rénale, au niveau endo crinien on décrit des troubles affectant la thyroïde, la régulation calcique et la glycémie, su r le plan hématologique on peut observer des leucocytoses et même des anémiques aplasiques, enfi n sur le plan cutané on peut observer des psoriasis, de l’acné, ou des angio- oedèmes.

"Le mot lithium dérive du terme grec lithos, qui signifie pierre, parce que le lithium provient d’un minerai. C'est un élément chimique proche du sodium et du potassium. Il est largement répandu dans la nature, il est extrait des mines de la Caroline du Nord. L'organisme humain contient des quantités infimes de lithium. Il est prescrit en thérapeutique sous forme de sels (carbonate, sulfate ou acétate de lithium), essentiellement pour la prévention des rechutes des troubles de l’humeur (action thymorégulatrice, du grec thumos, humeur).
En France, ils sont commercialisés sous deux formes (orales) incluant le carbonate de lithium, comprimés dosés à 250 mg et à 400 mg à libération prolongée et le gluconate de lithium en ampoules buvables de 5 à 10 mL"

Les réactions de sevrage du lithium et des anticonvulsivants 
Le sevrage du lithium soulève l'épineuse question de confondre les difficultés de sevrage avec la rechute. En fait, les réactions de sevrage au lithium imitent les mêmes symptômes maniaques qui ont mené au traitement au lithium. Les médecins prescrivent le lithium

essentiellement  pour traiter les manies; souvent, les problèmes de manies suivent le sevrage de lithium. Comment le médecin ou le patient peut-il savoir s'il s'agit de sevrage ou d'un retour au problème psychiatrique original?           
Certains médecins refusent de voir un syndrome spécifique de sevrage du lithium. D'autres suggèrent qu'un syndrome de sevrage véritable du lithium ne peut pas seulement ressembler à de la manie mais que les « tremblements, les étourdissements et quelques fois les crises épileptiques » devraient aussi être observés. Nous croyons toutefois que ces
opinions-ci ne sont que d’autres occasions où les médecins ont, sans plus penser, attribué des réactions de perturbations après un sevrage de la drogue à la «maladie sous-jacente» du patient plutôt qu’au traitement pharmacologique comme tel.           
Le retour rapide de la phase maniaque peut se produire même parmi les patients qui ont pris du lithium pendant des années, sont apparemment «bien stabilisés» et sont sevrés depuis seulement quatre ou cinq jours. Dans une étude, on a substitué la dose de 21 patients précédemment en phase maniaque par des placebos. Ils avaient pris du lithium de façon
continue en moyenne pendant environ quatre ans. Les auteurs écrivent: « En 14 jours de placebos, 11 patients ont rechuté dans un état grave de psychose avec syndromes paranoïde, maniaque et dépressif…La plupart des autres patients qui n'avaient pas rechuté rapportèrent de l'anxiété, de la nervosité, de l'irritabilité et un éveil accru et des troubles du
sommeil.»            
Une recension des écrits a systématiquement examiné quatorze études publiées de sevrage du lithium impliquant 257 patients  «maniaco-dépressifs» avec en moyenne 30 mois de traitement stable de  lithium. Des nouveaux épisodes maniaques, plus de 50 % se sont produits  dans les trois mois de sevrage. On a aussi observé une augmentation dramatique par 28 du risque de nouveaux épisodes maniaques pour les patients récemment sevrés du lithium. Une autre recension d'études, publiées ou inédites, sur le sevrage du lithium arrivèrent à des conclusions semblables. Ces preuves amenèrent un médecin à déclarer candidement: « De francs symptômes maniaques sont les caractéristiques qui définissent les effets significatifs du sevrage et apparaissent être comparables dans leur gravité à ceux qui se manifestent généralement dans les maladies de manies et requièrent généralement une hospitalisation.»            
Une augmentation de l'énergie et de l'éveil, une réaction émotionnelle accrue, une concentration plus vive et une baisse de la soif sont souvent rapportées même chez les patients qui n'éprouvent pas de manie pendant leur sevrage.            
Un éditorial du British Journal of Psychiatry soutient ouvertement que lorsque des patients prennent du lithium pendant moins de deux ans, il est très fréquent qu'ils traversent des
épisodes maniaques peu de temps après le sevrage. L'auteur, un psychiatre, croit qu'il s'agit  de véritables effets de sevrage et recommande d'informer les patients du danger avant qu’ils
décident de se soumettre à un traitement au lithium. Néanmoins, le même psychiatre maintient que de prendre du lithium pendant plus de dix ans ne comporte pas ce risque de sevrage. Cette conclusion contredit l'expérience clinique bien acceptée qui indique que plus longtemps la drogue est prise, plus grand est le risque de réactions de sevrage.            
Les psychiatres ont commencé tardivement à réaliser que la récurrence rapide de manies après le sevrage de lithium est un véritable effet de sevrage. Toutefois, il n'y a aucun doute que plusieurs médecins continuent d'attribuer la manie provoquée par le sevrage à la « maladie chronique » de leurs patients. Ces médecins persistent ensuite à exposer leurs patients au lithium malgré ses effets néfastes à long terme.            
LeTegretol (carbamazépine) est un anticonvulsant largement utilisé pour traiter plusieurs problèmes, y compris la manie. Au moment du sevrage, le Tegretol peut provoquer des explosions de colère - dont la paranoïa, l'hostilité et l'agitation - chez les personnes qui étaient déjà perturbées. Ces réactions de sevrage peuvent aussi se produire chez des
individus qui sont stables mentalement, comme dans un cas documenté impliquant un patient traité pour un trouble physique. D'autres anticonvulsants ou anti-épileptiques, comme le Depakene (acide valproïque), le Depakote (divalproex sodium), et le Dilantin
(phenytoin), sont aussi largement prescrits en psychiatrie. Le risque de crises doit être considéré lors d'un sevrage de n'importe quel anticonvulsant, qu'il y ait présence ou non de convulsions précédemment. D'autres symptômes communs de sevrage d'anticonvulsants peuvent aussi inclure l'anxiété, les contractions musculaires, les tremblements, la faiblesse, la nausée et les vomissements.

Le lithium possède un effet antithyroïdien qui est désormais bien documenté. Cependant les mécanismes en cause sont complexes et encore hypothétiques. Il semblerait que le lithium concentré dans la thyroïde diminuerait l'absorption d'iode nécessaire à la formation de la T3 et T4. Il en résulte bien souvent une hypothyroïdie infraclinique (TSH normale et souvent dans la fourchette, T4 basse) et parfois une véritable hypothyroïdie.
Le lithium est le thymorégulateur (avec le valproate de sodium) qui induit le plus de tremblements (30). La prévalence varie entre 4 % et 65 % 4 et est dose dépendante 4.1. Ce sont classiquement des tremblements d'attitude 4.2 mais qui peuvent également survenir au repos. Rappelons que la majoration d'un tremblement est l'un des signes les plus précoces en cas de surdosage et un dosage en urgence sera pratiqué au moindre doute.

Lithum et autres régulateurs d’humeur : Lithium (1949)
Réputation de n’avoir aucun effet sur les facultés mentales ni sur les facultés affectives ni sur le commportement, n’enlevant que les symptomes indésirables (1970).
Aucune étude globale sur des primates n’a été faite avant la commercialisation en masse, probablement dû au fait que les études sur les animaux produisent des résultats très négatifs.

Symptômes de sevrage

Peut produire des épisodes maniaques.
Démence induite et autres détériorations neurologiques graves.
Cas de dialyse antitoxique du lithium: peuvent tomber en démence.
Séquelles persistantes chez 30% des patients examinés.

stabilisateur de l'humeur : Utilisés pour soigner le trouble bipolaire2, les stabilisateurs de l'humeur peuvent également être utilisés chez les patients souffrant de manie, d'hypomanie et de dépression. Plusieurs des médicaments anticonvulsivants, utilisés pour contrôler l’épilepsie, sont aussi efficaces dans le traitement de la manie et de la bipolarité. Chez certains patients, un stabilisateur de l’humeur ne sera pas suffisant et devra être combiné avec d’autres médicaments1. les thymorégulateurs sont également utilisés pour traiter le trouble de la personnalité borderline3 et la schizophrénie dysthymique.
Plusieurs stabilisateurs de l’humeur ont des effets secondaires tels que la soif, la prise de poids, la somnolence, des nausées et des problèmes variables de concentration. Des tremblements, des étourdissements, un déséquilibre intestinal et des rougeurs (irruption cutanée) peuvent aussi se manifester. La majorité de ces effets secondaires s’amenuisent avec le temps1.
Les principaux thymorégulateurs possédant une autorisation de mise sur le marché en France dans cette indication sont les sels de lithium, la carbamazépine et l'acide valproïque. Dans d'autres pays, d'autres molécules ont reçu l'autorisation de mise sur le marché dans cette indication : la lamotrigine aux États-Unis.

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30 Aoû 2013 

guide critique des médicaments de l'ame

 

Table des matières

 

Mise en garde
Pourquoi ce guide a vu le jour

Introduction

Classification des médicaments de l'âme

Les antidépresseurs

  • Ce qu'il est important de savoir
  • Historique
  • La dépression
  • Diverses façons d'expliquer la dépression
  • Les dépressions liées à des problèmes physiques
  • Les antidépresseurs sont-ils vraiment efficaces ?
  • Traiter la dépression sans médicaments
  • Que faire en cas de dépression ?
  • Les substances utilisées pour traiter la dépression

    - Les antidépresseurs tricycliques et hétérocycliques
    - Le Prozac et les antidépresseurs IMAO

  • Les nouveaux antidépresseurs
  • Les électrochocs

Le lithium et les autres régulateurs de l'humeur

  • Ce qu'il est important de savoir
  • Historique
  • Le trouble maniaco-dépressif ou trouble bipolaire
  • Le cas de manie liés à des problèmes physiques
  • Les difficultés de l'intervention psychosociale
  • Les substances utilisées pour régulariser l'humeur

    - Le lithium
    - La carbamazépine
    - L'acide valproïque

  • Autres traitements médicaux

Les neuroleptiques (ou antipsychotiques)

  • Ce qu'il est important de savoir
  • Historique
  • Les neuroleptiques : progrès ou catastrophe médicale ?
  • Les effets typiques des neuroleptiques
  • La schizophrénie et les autres psychoses
  • Une maladie du cerveau héréditaire ?
  • Causes psysiques de certaines psychoses
  • Traiter la psychose sans médicaments
  • Les substances utilisées contre les psychoses
  • Autres traitements médicaux

Les antiparkinsoniens

  • Ce qu'il est important de savoir
  • La maladie de Parkinson
  • Pourquoi les neuroleptiques produisent-ils du parkinsonisme ?
  • Les substances utilisées pour masquer le parkinsonisme

Le Ritalin et les autres stimulants du système nerveux central

  • Ce qu'il est important de savoir
  • Historique
  • L'hyperactivité et les troubles de l'attention chez l'enfant
  • Traiter l'hyperactivité sans médicaments
  • Les substances utilisées comme stimulants

Les tranquilisants et les somnifères

  • Ce qu'il est important de savoir
  • Historique
  • L'anxiété
  • Diverses façons d'expliquer l'anxiété
  • L'anxiété liée à des problèmes physiques
  • L'insomnie
  • L'insomnie liée à des causes psychologiques
  • L'insomnie liée à des problèmes physiques
  • Traiter l'insomnie sans médicaments
  • Les substances utilisées pour traiter l'anxiété et l'insomnie

    - Les benzodiazépines
    - Les antihistaminiques
    - Les barbituriques
    - Les carbamates

  • Les autres tranquilisants

    - Les bêta-bloquants
    - Le buspirone

  • Les autres somnifères
  • Autres traitements médicaux

Le sevrage

  • Ce qu'il est important de savoir
  • Le sevrage, une décision personnelle
  • Les obstacles à surmonter pour entreprendre un sevrage
  • Mettre toutes les chances de son côté
  • Comment faire un sevrage
  • Les symptômes du sevrage
  • Le sevrage des antidépresseurs
  • Le sevrage du lithium
  • Le sevrage des neuroleptiques
  • Le sevrage des antiparkinsoniens
  • Le sevrage des stiumulants
  • Le sevrage des tranquilisants et des somnifères
  • Le sevrage des barbituriques
  • La période de reconstruction physique et mentale

Les thérapies psychosociales : quelques mises en garde

  • Quelques conseils pour vous guider dans le choix d'un thérapeute
  • Comment un psychothérapeute peut-il nuire à ses clients ?
  • Autres critiques générales de la psychothérapie
  • L'émancipation graduelle des personnes qui suivent des thérapies

Les droits et les recours

  • Le droit à l'affirmation
  • L'acceptation ou le refus du traitement
  • L'aptitude à consentir au traitement
  • Le mandat et le rôle du mandataire
  • La garde en établissement (cure fermée)
  • Le droit d'accès au dossier médical
  • L'utilité de faire appel à un avocat ou à un conseiller en droit

Les organismes québécois de défense des droits en santé mentale

  • Liste des organismes de défense des droits, par région
  • Les autres groupes d'entraide


D'occasion uniquement car épuisé

30 Aoû 2013 

"le médicament ne sert à rien"

David Healy sous l'emprise du médicament



07-09-2006

Le marketing de la santé mentale : La psychiatrie sous l’emprise des labos, par David Healy Source : New Scientist – repris et traduit par Courrier international – n° 820 – 20 juil. 2006 L’industrie pharmaceutique

invente-t-elle ou redéfinit-elle des maladies dans le but de vendre toujours plus de médicaments ? Le psychiatre David Healy en est convaincu, comme de plus en plus de ses collègues médecins et chercheurs. Les premières images du spot télévisé montrent une femme débordant de vie qui fait la fête et danse toute la nuit. « Votre médecin ne vous voit jamais comme cela », dit la voix off. Sur le plan suivant, la même femme apparaît, le corps tassé et le visage triste : « Il vous voit comme cela. » Tout de suite après on la voit en train de faire ses courses, pleine de vitalité. « Voilà pourquoi tant de personnes qui souffrent de troubles bipolaires suivent un traitement contre la dépression et ne vont pas mieux : la dépression n’est que la moitié de l’histoire. » La femme revient à nouveau, l’air abattu, des factures à la main. Puis un autre plan la montre en train de repeindre son appartement avec beaucoup d’énergie. « La femme dynamique, capable de faire la fête toute la nuit, qui parle vite et réagit au quart de tour ne va probablement jamais chez le médecin », reprend la voix off. Cette publicité a été diffusée à la télévision américaine en 2002. Les téléspectateurs étaient encouragés à se rendre à l’adresse Internet , qui conduit sur le site Bipolar Help Center. En regardant au bas de la page d’accueil, on apprend qu’il appartient au groupe pharmaceutique Eli Lilly. On y trouve un « questionnaire sur les troubles de l’humeur ». La publicité à la télévision montrait la femme en train de remplir ce questionnaire, et les téléspectateurs étaient encouragés à en faire autant. « Faites ce test et apportez-le à votre médecin, il peut changer votre vie. Un diagnostic correct est le premier pas à faire pour traiter les troubles bipolaires. Aidez votre médecin à vous aider. » On peut voir cette publicité comme un véritable effort pour informer les personnes qui ne savent pas qu’elles souffrent d’une des maladies psychiatriques les plus graves et les plus invalidantes qui soient : la psychose maniaco-dépressive, répertoriée parmi les troubles bipolaires. Ceux qui en sont atteints connaissent une alternance de phases de Société pour l’Action et la Recherche en Psychiatrie Propulsé par Joomla! Généré: 26 June, 2010, 00:38 dépression profonde et d’épisodes d’exaltation ou d’euphorie [dits maniaques] tout aussi extrêmes, qui peuvent détruire leur vie. On peut aussi voir ce spot comme un exemple de disease mongering : le fait d’inventer une nouvelle maladie pour développer un nouveau marché et vendre des médicaments. Elle pousse les gens à considérer toute fluctuation de l’humeur comme le symptôme d’une maladie qui nécessite un traitement. Aucun médicament n’est mentionné sur le site web, mais on y insiste sur l’importance d’un traitement médicamenteux de longue durée. Au moment de la diffusion du spot, l’olanzapine (Zyprexa), du laboratoire Eli Lilly, venait juste d’être autorisée par la Food and Drug Administration (FDA), l’agence de sécurité sanitaire américaine, pour traiter les épisodes maniaques, et des essais étaient en cours afin de l’instaurer comme « régulateur de l’humeur » ou « thymorégulateur », un terme que personne ou presque n’avait jamais entendu avant 1995. [L'humeur, en psychiatrie, possède un sens très fort, défini de manière négative : les troubles de l'humeur désignent toutes les formes de dépression ou de manie. Le mot est synonyme de thymie, du grec thumos, le siège des passions.] Cette autorisation faisait suite à une campagne de sensibilisation lancée par l’industrie pharmaceutique sur le thème de la nécessité de « réguler l’humeur ». Elle avait débuté justement en 1995, l’année où la FDA a autorisé les laboratoires Abbott à utiliser un antiépileptique, le valproate de sodium (Dépakine), pour traiter les épisodes maniaques. Aux Etats-Unis, le feu vert de la FDA permet aux laboratoires de faire de la publicité pour les usages qu’elle a autorisés. Dans ses publicités destinées aux médecins, Abbott s’est donc mis à décrire le valproate de sodium comme un « thymorégulateur », ce qui a sans doute incité beaucoup de praticiens à penser que le médicament pouvait non seulement traiter les épisodes maniaques, mais aussi les autres troubles de l’humeur. Six ans plus tard, en 2001, le qualificatif « thymorégulateur » s’appliquait désormais aussi à des antipsychotiques. Pourtant, ces médicaments sont avant tout indiqués pour le traitement de la schizophrénie. Et les articles des revues scientifiques disent clairement qu’il n’y a pas de consensus parmi les psychiatres sur ce qu’est exactement un « thymorégulateur ». On assista à peu près au même moment à un autre glissement. Car, si on peut accepter le recours aux antipsychotiques pour traiter les épisodes maniaques, c’est-à-dire sur le court terme, il n’existe pas le moindre consensus sur le bien-fondé de leur utilisation comme traitement de longue durée des troubles bipolaires. Pourtant, depuis 2000, les laboratoires Eli Lilly, Janssen et AstraZeneca se sont rués sur ce nouveau terrain et ont entamé des démarches afin de faire agréer leurs antipsychotiques non seulement pour les épisodes maniaques, mais aussi comme « régulateurs de l’humeur » de longue durée. Résultat : les personnes souffrant de troubles bipolaires se voient aujourd’hui systématiquement prescrire un cocktail de médicaments qui coûtent très cher et qu’ils doivent prendre de façon permanente. Les laboratoires, souvent avec le soutien enthousiaste des psychiatres, ont réussi à ancrer profondément dans les esprits l’idée que ces troubles requièrent un traitement préventif pendant toute la vie, et pas seulement lors de la survenue des épisodes maniaques ou dépressifs. On peut ainsi lire sur le site Bipolar Help Center d’Eli Lilly qu’il est « capital de suivre un traitement de longue durée. Sans les médicaments, les symptômes réapparaîtront et la maladie s’aggravera. » Les informations fournies par Janssen, qui commercialise la rispéridone sous le nom de Risperdal, vont dans le même sens : « Les médicaments ont une importance cruciale dans le traitement des troubles bipolaires. Les études réalisées ces vingt dernières années montrent de façon incontestable que les personnes qui prennent les médicaments appropriés se portent mieux sur le long terme que celles qui n’en prennent aucun. » Il existe cependant beaucoup moins de preuves qu’on ne le pense pour appuyer ces affirmations. Et les rares qui sont disponibles ne portent que sur la forme la plus grave de la maladie. [Les troubles bipolaires sont classés en deux catégories : les types I et II, du plus grave au plus léger, et des formes limites appelées troubles cyclothymiques.] Les données manquent à peu près complètement sur le type II ou la cyclothymie étant donné que les essais cliniques ont surtout été effectués sur des personnes souffrant de troubles bipolaires de type I. Or ces derniers ne correspondent qu’à un dixième des cas. En fait, à l’exception peut-être du lithium [le traitement de référence pour cette maladie, découvert il y a plusieurs dizaines d'années] pour les troubles bipolaires de type I, aucun essai randomisé contrôlé ne montre que les sujets atteints de troubles bipolaires qui prennent des médicaments se portent mieux sur le long terme que ceux qui n’en prennent pas. L’olanzapine d’Eli Lilly a été autorisée par la FDA pour le traitement de longue durée des troubles bipolaires en janvier 2004 sur la base d’un essai randomisé contrôlé. Mais cet essai n’a duré qu’un an et les rechutes les plus évidentes sont survenues juste après que les patients eurent cessé de prendre le médicament, ce qui laisse penser qu’ils souffraient en fait de symptômes de sevrage. Même les preuves apportées pour démontrer l’efficacité du lithium sont controversées. Il est vrai que ce manque de preuves est dû aux difficultés qu’il y a à mener des essais durant plus de quelques semaines pour des pathologies aussi complexes que les troubles bipolaires. Mais les preuves d’efficacité ne doivent pas faire oublier leurs dangers. La toxicité potentielle du lithium est bien documentée, et de nombreuses données montrent que le risque de mortalité est plus élevé chez les personnes qui prennent des antipsychotiques de façon régulière sur le long terme. Cette conséquence ainsi que d’autres effets secondaires connus des antipsychotiques ne sont pas visibles dans les essais relativement courts destinés à démontrer l’efficacité d’un traitement en psychiatrie. Les essais sur l’utilisation des antipsychotiques dans les cas de schizophrénie montrent également que le taux de suicide est nettement plus élevé parmi ceux qui prennent le médicament que dans le groupe placebo. Par ailleurs, on peut se demander si les bienfaits censément démontrés lors des essais cliniques se retrouvent véritablement dans l’activité thérapeutique. Il y a un siècle, dans le nord du pays de Galles, les personnes atteintes de troubles bipolaires de type I étaient hospitalisées en moyenne quatre fois par décennie. Aujourd’hui, malgré les énormes progrès médicaux et pharmacologiques, les patients atteints du même mal sont hospitalisés quatre fois plus souvent ! Ce n’est pas ce qui se passe lorsqu’un traitement « marche », mais c’est assez souvent ce qui se passe lorsqu’il a des effets secondaires. Ceux qui « promeuvent » les troubles bipolaires insistent sur le taux effrayant de suicide chez les personnes qui en société pour l’Action et la Recherche en Psychiatrie Propulsé par Joomla! Généré: 26 June, 2010, 00:38 souffrent. [On estime que 20 % des malades souffrant de troubles bipolaires de type I ou II décèdent par suicide.] L’enjeu est immense, mais la controverse l’est aussi. [David Healy a récemment mis en évidence que les antidépresseurs, dans certaines conditions, augmentaient le risque de suicide chez les personnes déprimées. Healy a affirmé en 2002 que 25 000 personnes s'étaient suicidées uniquement à cause du Prozac.] Le débat sur le rôle des antidépresseurs dans le suicide a récemment pris un nouveau tour : celui de l’erreur de diagnostic. Les antidépresseurs causeraient des suicides s’ils sont prescrits à tort, dans le cas de troubles de l’humeur. Si le médecin avait vu que le patient était bipolaire, argumente-t-on, il n’aurait pas fait l’erreur de prescrire un antidépresseur. [On considère que le trouble bipolaire est sous-diagnostiqué : jusqu'à 40 % des dépressifs pourraient être en fait des maniaco-dépressifs et prennent donc un traitement inapproprié.] Du fait de ce risque de suicide, la plupart des psychiatres auraient des scrupules à ne pas prescrire de médicaments à un patient atteint de troubles bipolaires. Pourtant les éléments disponibles montrent que les médicaments ne servent à rien. Jitschak Storosum et ses collègues du Comité néerlandais d’évaluation des médicaments ont analysé les quatre essais randomisés contrôlés en double aveugle sur l’efficacité de « régulateurs de l’humeur » dans la prévention des épisodes maniaco-dépressifs, qui leur ont été soumis entre 1997 et 2003. Ils ont comparé le risque de suicide chez les patients prenant divers médicaments et dans le groupe contrôle. Parmi les 943 sujets qui prenaient un médicament, il y a eu deux suicides et huit tentatives de suicide. Il n’y a eu que deux tentatives et aucun suicide parmi les 418 patients du groupe placebo. Si l’on se fonde sur ces chiffres, les actes suicidaires sont 2,2 fois plus fréquents chez les personnes sous « régulateur de l’humeur » que chez celles sous placebo. Si l’efficacité des « régulateurs de l’humeur » est douteuse et s’ils augmentent le risque de suicide, il faudrait logiquement être très prudent en ce qui concerne la généralisation de leur utilisation. Or on assiste actuellement aux Etats-Unis à une forte hausse des diagnostics de troubles bipolaires chez les enfants. Aujourd’hui, on donne même de l’olanzapine et de la rispéridone à des enfants d’âge préscolaire. Pourtant, ces enfants ne remplissent pas les critères habituels des troubles bipolaires de type I. Les troubles bipolaires chez les enfants ne sont d’ailleurs pas reconnus en dehors des Etats-Unis. Les chercheurs affirmaient encore très récemment que la maladie maniaco-dépressive n’apparaît que très rarement avant l’adolescence. Pourtant, certains spécialistes sont désormais prêts à envisager de détecter les premiers signes de troubles bipolaires dans des comportements hyperactifs de l’embryon dans l’utérus. Rien que chez les adultes, il existe déjà un fort potentiel pour créer une « épidémie » artificielle de troubles bipolaires parce que les diagnostics se fondent sur des jugements subjectifs, et non pas sur des critères objectifs comme une hospitalisation ou un arrêt de travail d’un mois. Avec les enfants, ce risque est encore plus grand parce que le diagnostic se fonde principalement sur les dires des parents et parce que la plupart des pratiques cliniques font très peu de cas du contexte dans lequel les parents élèvent leurs enfants. A une époque où les deux parents ont souvent de longues journées de travail et où les services de garde d’enfants rejettent les enfants « difficiles », les médicaments peuvent être le moyen le plus simple de faire face à un problème de comportement. Certaines études menées dans ce domaine aggravent encore la situation. Des établissements réputés pour leur sérieux, comme le Massachusetts General Hospital à Boston [l'un des hôpitaux les plus prestigieux des Etats-Unis], ont testé l’olanzapine et la rispéridone sur des enfants âgés en moyenne de 4 ans. L’hôpital avait recruté les participants en diffusant à la télévision des publicités disant que les comportements agressifs et difficiles chez les enfants de 4 ans pouvaient être dus à des troubles bipolaires. Quel que soit le jugement que l’on peut porter sur la qualité de ces recherches, cette publicité faisait plus que recruter des enfants ayant réellement des problèmes de comportement : elle laissait entendre que de petits troubles ordinaires doivent être considérés comme une maladie. L’utilisation de « régulateurs de l’humeur » en traitement d’entretien et de longue durée des troubles bipolaires se fonde davantage sur des v¦ux pieux que sur une base théorique ou empirique solide. De fortes preuves démontrent que ces médicaments mettent en danger la santé et la vie des adultes qui les prennent : alors, qui sait ce qui attend les jeunes enfants auxquels on administre de plus en plus ces substances complexes ? La seule chose qui soit assurée, c’est la santé financière des laboratoires pharmaceutiques qui produisent ces médicaments.

David Healy

New Scientist

L’auteur

Professeur à la faculté de médecine de l’université de Cardiff, au pays de Galles, David Healy, 51 ans, est unspécialiste très controversé des antidépresseurs. Ce psychiatre irlandais a affirmé que certains d’entre eux généraient une forte addiction. Et, surtout, il a montré qu’ils pouvaient encourager les suicides dans certaines conditions – ce que les laboratoires viennent de reconnaître après plusieurs années de déni (voir CI n° 506, du 13 juillet 2000). Il a témoigné en ce sens comme expert dans plusieurs procès qui ont opposé des familles à l’industrie pharmaceutique. Il est l’auteur de treize livres, dont Le Temps des antidépresseurs (éd. Les Empêcheurs de penser en rond, 2002).

« Disease Mongering »

« On peut gagner beaucoup d’argent en persuadant des gens bien portants qu’ils sont malades. C’est pourquoi leslaboratoires pharmaceutiques promeuvent des maladies et en font la publicité auprès des médecins et des consommateurs », pouvait-on lire en 2002 dans le British Medical Journal, l’une des références mondiales de la presse médicale. La revue se penchait sur le phénomène du disease mongering, le fait d’inventer une maladie pour développer un nouveau marché et vendre des médicaments, et dénonçait « l’alliance de l’industrie, des médecins, de Société pour l’Action et la Recherche en Psychiatrie

Propulsé par Joomla! Généré: 26 June, 2010, 00:38

groupes de patients et des médias pour présenter des maux communs comme des problèmes graves, des problèmes personnels comme des questions médicales, des risques comme des maladies… ».

courrier international 2006 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076

Source NewScientist

 

Société pour l’Action et la Recherche en Psychiatrie

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30 Aoû 2013 

Psychotropes Alerte -2008


Psychotropes Alerte -2008 par Psychotropes-Alerte
30 Aoû 2013 

génétique bipolaire

"Il n'existe aucune base légitime sur laquelle les chercheurs peuvent prétendre à aucune plus que le trouble bipolaire est un trouble strictement génétique, et il est vraiment temps pour eux d'arrêter tout un cinéma comme tel. . Un tel discours crée un ensemble de faux espoirs pour les patients atteints de trouble bipolaire (thérapie génique va me guérir!) Et les encourage à ne pas le gros du travail psychologique qu'ils doivent faire pour vivre une vie productive"
"il est vraiment temps pour eux d'arrêter tout ce cinéma"
http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.furiousseasons.com/archives/2008/03/&ei=YtNIS6X5HMyx4Qai3aDuAg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CAsQ7gEwAA&prev=/search%3Fq%3DBenbow%2Bto%2BHitler%26hl%3Dfr%26rls%3Dcom.microsoft:en-US
30 Aoû 2013 

psychotropes ou drogues

30 Aoû 2013 

Les réactions de sevrage du lithium

Les réactions de sevrage du lithium et des anticonvulsivants            

Le sevrage du lithium soulève l'épineuse question de confondre les difficultés de sevrage avec la rechute. En fait, les réactions de sevrage au lithium imitent les mêmes symptômes maniaques qui ont mené au traitement au lithium. Les médecins prescrivent le lithium
essentiellement  pour traiter les manies; souvent, les problèmes de manies suivent le sevrage de lithium. Comment le médecin ou le patient peut-il savoir s'il s'agit de sevrage ou d'un retour au problème psychiatrique original?
          
Certains médecins refusent de voir un syndrome spécifique de sevrage du lithium. D'autres suggèrent qu'un syndrome de sevrage véritable du lithium ne peut pas seulement ressembler à de la manie mais que les « tremblements, les étourdissements et quelques fois les crises épileptiques » devraient aussi être observés. Nous croyons toutefois que ces
opinions-ci ne sont que d’autres occasions où les médecins ont, sans plus penser, attribué des réactions de perturbations après un sevrage de la drogue à la «maladie sous-jacente» du patient plutôt qu’au traitement pharmacologique comme tel.
           
Le retour rapide de la phase maniaque peut se produire même parmi les patients qui ont pris du lithium pendant des années, sont apparemment «bien stabilisés» et sont sevrés depuis seulement quatre ou cinq jours. Dans une étude, on a substitué la dose de 21 patients précédemment en phase maniaque par des placebos. Ils avaient pris du lithium de façon
continue en moyenne pendant environ quatre ans. Les auteurs écrivent: « En 14 jours de placebos, 11 patients ont rechuté dans un état grave de psychose avec syndromes paranoïde, maniaque et dépressif…La plupart des autres patients qui n'avaient pas rechuté rapportèrent de l'anxiété, de la nervosité, de l'irritabilité et un éveil accru et des troubles du
sommeil.»
           
Une recension des écrits a systématiquement examiné quatorze études publiées de sevrage du lithium impliquant 257 patients  «maniaco-dépressifs» avec en moyenne 30 mois de traitement stable de  lithium. Des nouveaux épisodes maniaques, plus de 50 % se sont produits  dans les trois mois de sevrage. On a aussi observé une augmentation dramatique par 28 du risque de nouveaux épisodes maniaques pour les patients récemment sevrés du lithium. Une autre recension d'études, publiées ou inédites, sur le sevrage du lithium arrivèrent à des conclusions semblables. Ces preuves amenèrent un médecin à déclarer candidement: « De francs symptômes maniaques sont les caractéristiques qui définissent les effets significatifs du sevrage et apparaissent être comparables dans leur gravité à ceux qui se manifestent généralement dans les maladies de manies et requièrent généralement une hospitalisation.»
           
Une augmentation de l'énergie et de l'éveil, une réaction émotionnelle accrue, une concentration plus vive et une baisse de la soif sont souvent rapportées même chez les patients qui n'éprouvent pas de manie pendant leur sevrage.
           
Un éditorial du British Journal of Psychiatry soutient ouvertement que lorsque des patients prennent du lithium pendant moins de deux ans, il est très fréquent qu'ils traversent des
épisodes maniaques peu de temps après le sevrage. L'auteur, un psychiatre, croit qu'il s'agit  de véritables effets de sevrage et recommande d'informer les patients du danger avant qu’ils
décident de se soumettre à un traitement au lithium. Néanmoins, le même psychiatre maintient que de prendre du lithium pendant plus de dix ans ne comporte pas ce risque de sevrage. Cette conclusion contredit l'expérience clinique bien acceptée qui indique que plus longtemps la drogue est prise, plus grand est le risque de réactions de sevrage.
           
Les psychiatres ont commencé tardivement à réaliser que la récurrence rapide de manies après le sevrage de lithium est un véritable effet de sevrage. Toutefois, il n'y a aucun doute que plusieurs médecins continuent d'attribuer la manie provoquée par le sevrage à la « maladie chronique » de leurs patients. Ces médecins persistent ensuite à exposer leurs patients au lithium malgré ses effets néfastes à long terme.
           
LeTegretol (carbamazépine) est un anticonvulsant largement utilisé pour traiter plusieurs problèmes, y compris la manie. Au moment du sevrage, le Tegretol peut provoquer des explosions de colère - dont la paranoïa, l'hostilité et l'agitation - chez les personnes qui étaient déjà perturbées. Ces réactions de sevrage peuvent aussi se produire chez des
individus qui sont stables mentalement, comme dans un cas documenté impliquant un patient traité pour un trouble physique. D'autres anticonvulsants ou anti-épileptiques, comme le Depakene (acide valproïque), le Depakote (divalproex sodium), et le Dilantin
(phenytoin), sont aussi largement prescrits en psychiatrie. Le risque de crises doit être considéré lors d'un sevrage de n'importe quel anticonvulsant, qu'il y ait présence ou non de convulsions précédemment. D'autres symptômes communs de sevrage d'anticonvulsants peuvent aussi inclure l'anxiété, les contractions musculaires, les tremblements, la faiblesse, la nausée et les vomissements.

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30 Aoû 2013 

professeur peter Breggin

"Allez voir un psychiatre est la chose la plus dangereuse qu’une personne puisse faire"
professeur peter Breggin (professeur de psychiatrie)
Le site du professeur Breggin
30 Aoû 2013 

bipolaire, enfants, psychotropes et dangers

30 Aoû 2013 

Ils nous tuent lentement avec leurs médicaments

30 Aoû 2013 

les régulateurs d'humeur sont bien plus dangereux que les antidépresseurs et les antidépresseurs provoquent la dépression et de la dépendance

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30 Aoû 2013 

les neuroleptiques diminuent l’espérance de vie

Il n’en est pas même pour les neuroleptiques. Leurs effets secondaires sont redoutables (effets extra-pyramidaux pour ceux de première génération et syndrome métabolique pour ceux de deuxième génération). Utiles en période de crise (phase d’exaltation du trouble bipolaire par exemple), leur utilisation prolongée est dangereuse. Malheureusement, beaucoup de psychiatres ont pour habitude de prolonger le traitement de crise ad vitam aeternam, soi-disant à titre préventif. D’autres psychiatres incompétents nient toute spécificité au traitement du trouble bipolaire et traitent celui-ci comme une alternance de dépression (d’où les AD) et de bouffées délirantes (d’ou les neuroleptiques). Une "tradition" associe dans une mythique clinique de la psychose une utilisation généralisée et sans mesure des neuroleptiques (quelque soit le trouble mental) enveloppée dans un charabia psychanalytique soi-disant humaniste, parce qu’elle nie toute mesure d’efficacité au motif de l’unicité du sujet (sans rire malheureusement).
L’essai clinique anglais DART-AD en double aveugle (Clive Ballard et col. Ref.1) dont les résultats ont été publiés en février 2009 dans la revue Lancet Neurology sur des malades traités pour Alzeihmer montre des résultats terrifiants à moyen terme : le taux de survie à deux ans est de 46% (vs 71% pour le groupe placebo) et à 3 ans de 30% (vs 59% pour le groupe placebo). En d’autres termes, à deux ans, un tiers des malades sont morts à cause des neuroleptiques et à 3 ans la surmortalité est proche de la moitié.
30 Aoû 2013 

big pharma et bipolarité

"Mikkel Borch-Jacobsen
Article publié le 24/05/2011


Trouble bipolaire I, II, III... De quoi s'agit-il exactement ? Est-ce simplement une nouvelle façon de nommer la psychose maniaco-dépressive d'antan ? Ou s'agit-il d'un diagnostic vraiment plus précis ? Et si tel est le cas, n'est-il pas suspect qu'il concerne aussi bien des adultes déprimés,des enfants turbulents et des vieillards souffrant d’Alzheimer? A partir de la lecture de Mania. A Short History of Bipolar Disorder (David Healy, The Johns Hopkins University Press, 2008), Mikkel Borch-Jacobsen remonte à la source du "marketing du trouble bipolaire". Sur le banc des accusés : l'industrie pharmaceutique. 

Texte paru dans la London Review of Books du 7 octobre 2010
Tôt dans la matinée du 13 décembre 2006, des officiers de police de la petite ville de Hull, près de Boston, se présentèrent devant la maison de Michael et Carolyn Riley pour répondre à un appel. A l’intérieur, ils trouvèrent la petite Rebecca, âgée de 4 ans, étalée sans vie sur le plancher près de son nounours. Rebecca avait été diagnostiquée deux ans plus tôt comme souffrant de trouble bipolaire et elle venait de mourir d’une overdose du cocktail de médicaments que lui avait prescrit sa psychiatre, le Dr. Kayoko Kifuji. Rebecca prenait du Seroquel, un puissant antipsychotique, du Depakote, un anticonvulsant, et de la Clonidine, un hypotenseur utilisé comme sédatif.

Les parents de Rebecca furent immédiatement inculpés pour homicide, mais la question se posait également de la responsabilité du médecin dans cette tragédie. Par quelle aberration avait-elle pu prescrire à une enfant de deux ans des médicaments psychotropes destinés d’ordinaire à des psychotiques en phase maniaque? Pourtant, le Tufts-New England Medical Center où était soignée Rebecca fit paraître un communiqué de presse qualifiant le diagnostic et le traitement du Dr. Kifuji d’ “appropriés and conformes aux standards professionnels responsables.” (1) Interrogée par le Boston Globe, le Dr. Janet Wozniak, directrice du Pediatric Bipolar Program au Massachusetts General Hospital, abonda dans le même sens: “Nous recommendons un diagnostic et un traitement précoces, car les symptômes du trouble [bipolaire] sont extrêmement débilitants et handicapants. […] Ils nous incombe en tant que professionnels de mieux comprendre quels sont les enfants non encore scolarisés qu’il convient d’identifier et de traiter de façon agressive.” (2) Le 1er juillet 2009, un grand jury du comté de Plymouth abandonna toute poursuite criminelle contre le Dr. Kifuji.

Comment en est-on arrivé là? Dans son dernier livre, Manie. Une brève histoire du trouble bipolaire, le psychiatre et historien David Healy n’hésite pas à remonter jusqu’aux Grecs et aux Romains pour tenter de le comprendre. Il y a de bonnes raisons à cela. Bien peu de personnes avaient entendu parler du trouble bipolaire avant qu’il soit introduit en 1980 dans le DSM-III, le manuel diagnostique de l’Association Psychiatrique Américaine, et c’est seulement en 1996 qu’un groupe de médecins du Massachusetts General Hospital animé par Joseph Biederman et Janet Wozniak émit l’hypothèse d’un trouble bipolaire caché chez les enfants diagnostiqués comme souffrant de trouble de l’attention avec hyperactivité. Pourtant, quiconque google “trouble bipolaire” sur Internet a toutes les chances d’apprendre que cette maladie est vieille comme le monde. C’est juste, nous dit-on, un nouveau nom pour ce qu’on appelait auparavant la psychose maniaco-dépressive , un trouble de l’humeur se caractérisant par une alternance d’états d’hyperactivité maniaque et de dépression profonde qui était déjà décrit par Hippocrate et d’autres médecins antiques. Pour faire bonne mesure, on ajoute souvent que Newton, Van Gogh, Schumann et Boltzmann en souffraient et même lui devaient leur génie (on trouvera sur Wikipédia une liste complète de célébrités bipolaires). Le lecteur en retire forcément l’impression que le trouble bipolaire est une maladie connue depuis toujours, dont il n’y a pas à s’étonner qu’on puisse la diagnostiquer chez une enfant de deux ans.

Healy n’a aucune peine à montrer qu’il s’agit là d’une illusion rétrospective comme il y en a tant en histoire de la psychiatrie. Les Grecs parlaient bien de “manie” (mania) et de “mélancolie” (melancholia), mais ces termes recouvraient toutes sortes de délires hyperactifs et de stupeurs léthargiques dont la majorité étaient vraisemblablement causés par des états infectieux ou post-infectieux, ou peut-être encore par la maladie de Parkinson ou l’hypothyroïdisme. Les médecins antiques s’en tenaient aux manifestations visibles, physiques, des maladies qu’ils décrivaient, de sorte que nous n’avons aucun moyen de savoir si ces manifestations correspondaient à ce que nous conceptualisons de nos jours sous le nom de trouble bipolaire. Lors même qu’ils établissaient un lien de consécution entre mélancolie et manie sans fièvre, comme chez Soranus d’Éphèse et Aretaeus de Cappadoce, ils se peut fort bien qu’ils aient décrit des fluctuations d’agitation psychotique sans rapport avec des alternances d’humeur.

Pour que la bipolarité au sens moderne puisse être repérée, il a fallu attendre que se dégage la possibilité de troubles de l’humeur sans délire ou troubles intellectuels – autrement dit, une redéfinition profonde de ce qu’on pensait jusque-là sous le nom de folie. Ce développement commence au début du XIXe avec les “monomanies affectives” d’Esquirol (notamment la “lypémanie”, première élaboration de ce qui deviendra notre moderne dépression) et aboutit en 1882 à la “cyclothymie” et la “dysthymie” de Kahlbaum, deux troubles de l’humeur que leur promoteur distinguait fermement de ce qu’il appelait la “folie (Irresein) cyclique”. Il a fallu aussi qu’on soit en mesure d’observer et de comparer le cours des divers troubles psychiques sur la durée, ce qui n’a pu se faire, souligne à juste titre Healy, qu’à partir du moment où l’on a regroupé les malades mentaux dans des asiles. Avant cela, il eût été impossible de différencier, comme le firent simultanément Jean-Pierre Falret et Jules Baillarger en 1854, une “folie circulaire” ou “à double forme” caractérisée par une alternance régulière d’excitation maniaque et de dépression mélancolique. A partir de là, il restait à Emil Kraepelin de nouer tous ces fils dans ce qu’il proposa d’appeler en 1899 la “psychose maniaco-dépressive”, en la distinguant de la “démence précoce” (rebaptisée plus tard “schizophrénie” par Eugen Bleuler).

Healy ne décrit pas pour autant la psychose maniaco-dépressive de Kraepelin comme le point d’aboutissement d’une évolution continue. Au contraire, il s’applique à souligner à quel point les systèmes nosographiques de Falret, Kahlbaum, Kraepelin et d’autres étaient en fait différents et incommensurables, chacun découpant la carte des signes et des symptômes selon d’autres critères. L’x qu’ils essayaient de cerner était une cible mouvante et il l’est resté jusqu’à nos jours, malgré le DSM et ses “critères opérationnels”. Une chose toutefois semble claire: quelle que soit la maladie que les uns et les autres ciblaient sous des noms divers, elle était relativement rare. Sur la base des 3872 dossiers d’admissions à l’asile de Denbigh en Pays de Galles entre 1875 et 1924, Healy arrive pour sa part à un chiffre de 10 cas sur un million par an, soit 0.001 % de la population générale. Ce chiffre est frappant, car on admet de nos jours des taux de prévalence beaucoup plus élevés pour le trouble bipolaire. En 1994, le National Comorbidity Study estimait par exemple que 1.3% de la population américaine souffrait de trouble bipolaire. Quatre ans plus tard, le psychiatre Jules Angst portait ce chiffre à 5%, soit 5000 fois plus que le chiffre avancé par Healy. Et pourtant, on nous dit toujours que le trouble bipolaire n’est qu’un nouveau nom pour l’ancienne psychose maniaco-dépressive. S’agit-il bien de la même chose, du même x (hypothèse réaliste)? Ou bien le nom a-t-il créé une nouvelle chose (hypothèse nominaliste)?

Healy penche pour la seconde hypothèse (ce qui ne veut pas dire qu’il nie la réalité ultime du x, bien au contraire). Le terme de trouble bipolaire, explique-t-il, a été introduit simultanément en 1966 par Jules Angst et Carlo Perris, qui s’inspiraient des travaux de Karl Kleist et Karl Leonhard sur la distinction entre troubles “unipolaires”, qui se présentent toujours de la même façon, et troubles “multipolaires”, qui ont une présentation différente selon les cas. Dans cette perspective, ils proposaient de séparer nettement les dépressions unipolaires des troubles bipolaires (ce que ne faisait pas Kraepelin, pour qui les deux faisaient partie d’une seule et même maladie maniaco-dépressive). A première vue, on ne voit pas trop l’intérêt de cette innovation, car comment distinguer en pratique une dépression unipolaire d’une dépression bipolaire chez un patient n’ayant pas encore eu un épisode maniaque? Et pourtant, au lieu de voir dans cette incohérence une raison de rejeter le nouveau paradigme proposé par Angst et Perris, les psychiatres se sont ingéniés à colmater celui-ci à grand renfort d’innovations nosographiques supplémentaires.

C’est ainsi qu’on a commencé à distinguer le trouble bipolaire I, dont relèvent les patients ayant été hospitalisés pour des épisodes à la fois dépressifs et maniaques, et un tout nouveau trouble bipolaire II, correspondant aux patients n’ayant été hospitalisés que pour un épisode dépressif. Autrement dit, toute personne hospitalisée pour une dépression pouvait désormais être soupçonnée d’être en fait bipolaire. Puis on a laissé tomber la référence à l’hospitalisation pour le trouble bipolaire II, ce qui a permis d’y annexer des formes moins sévères de dépression et/ou d’hyperactivité, ainsi que toutes sortes de troubles névrotiques que Kraepelin n’aurait jamais rêvé inclure dans la psychose maniaco-dépressive. On parle maintenant d’un “spectre bipolaire” qui comprend, outre les troubles bipolaires I et II, la cyclothymie (version atténuée du bipolaire II) et le trouble bipolaire “non autrement spécifié” (catégorie fourre-tout où l’on peut mettre quasiment n’importe quelle instabilité affective) – à quoi certains ajoutent les troubles bipolaires II ½ , III, III ½, IV, V, VI et même un fort accueillant “trouble bipolaire sous-liminaire” (subthreshold bipolar disorder).

Rares sont ceux, du coup, qui ne sont pas “bipolaires”, d’autant qu’on applique libéralement le diagnostic à toutes les tranches d’âge. Alors qu’on considérait classiquement que la psychose maniaco-dépressive s’éteint avec l’âge, on entend de plus en plus parler du trouble bipolaire gériatrique (TBG). Des vieillards déprimés ou agités se voient ainsi diagnostiqués bipolaires pour la première fois de leur vie et on leur prescrit des antipsychotiques ou des anticonvulsants qui ont toutes les chances d’écourter leur espérance de vie (selon l’expert de la Food and Drug Administration David Graham, ces prescriptions de médicaments psychotropes sont responsables de la mort de 15000 personnes âgées par an aux Etats-Unis).(3) De même, on admet depuis les travaux de Biederman et Wozniak que le trouble bipolaire peut frapper dès la petite enfance et non pas seulement à partir de l’adolescence comme on pouvait le lire jusque-là dans les manuels de psychiatrie à propos de la psychose maniaco-dépressive. Résultat: la prévalence du trouble bipolaire pédiatrique (TBD) a été multipliée par 40 entre 1994 et 2002. En août 2002, le magazine Time titrait en couverture: “Jeune et bipolaire -- Naguère appelé maniaco-dépression, cette maladie touchait les adultes. A présent elle frappe les enfants. Pourquoi ?” L’article correspondant énumérait à l’intention des parents une série de “signes avant-coureurs” de la maladie : “mauvaise écriture”, “se plaint de s’ennuyer”, “est très créatif”, “ne supporte pas les délais”, “jure comme un sapeur lorsqu’en colère”, “états d’allégresse, d’étourderie, fait l’idiot”. (On se demande à quels signes a été reconnu le trouble bipolaire de la petite Rebecca Riley, à un âge où elle peinait encore à dire “maman”.)

Comment dès lors en est-on arrivé à appliquer un diagnostic aussi lourd que celui de l’ex-psychose maniaco-dépressive à des adultes vaguement déprimés et/ou irritables, à des enfants turbulents et à des vieillards souffrant d’Alzheimer? Est-ce simplement que la science psychiatrique a fait des progrès et nous permet de mieux discerner une maladie aux contours jusque-là ignorés? Healy a une autre explication, plus cynique: c’est que l’expansion continue du diagnostic de trouble bipolaire profite à de grandes compagnies pharmaceutiques désireuses de vendre des médicaments marketés pour cette maladie. En effet, la recherche psychiatrique n’évolue pas dans le vide. Derrière les incessants redécoupages de la carte des maladies mentales auxquelles se livrent les psychiatres pour y voir plus clair, il y a de nos jours d’énormes intérêts financiers et industriels qui orientent la recherche dans telle direction plutôt que telle autre. Pour les chercheurs, les maladies sont des réalités dont ils essaient de dessiner les contours; pour les compagnies pharmaceutiques, ce sont des marchés qu’on peut redéfinir, segmenter et étendre grâce aux techniques du marketing et du branding afin de les rendre toujours plus lucratifs. De ce point de vue, les incertitudes du champ psychiatrique sont une magnifique opportunité commerciale, car on peut tailler les maladies sur mesure pour mieux vendre telle ou telle molécule sous brevet. C’est ce que les insiders de l’industrie appellent le “condition branding”. Comme l’écrit avec candeur Vince Parry, président de l’agence de communication Y Brand et auteur d’articles professionnels sur le marketing pharmaceutique, « Aucune catégorie thérapeutique n’est plus hospitalière au ‘condition branding’ que le champ de l‘anxiété et de la dépression, où la maladie est rarement basée sur des symptômes physiques mesurables et où elle est donc ouverte à une définition conceptuelle ».(4)

Dans le cas du trouble bipolaire, ce redécoupage conceptuel a consisté à étendre et diluer la définition de l’ex-psychose maniaco-dépressive pour y annexer la dépression et d’autres troubles de l’humeur et créer ainsi un marché pour des médicaments antipsychotiques ou anticonvulsants initialement autorisés pour le traitement des seuls états maniaques. Une publicité à la télévision américaine citée par Healy illustre à merveille ce tour de passe-passe. On y voit une jeune femme dansant joyeusement dans une boîte de nuit, pendant qu’une voix off commente: “Votre médecin ne vous a jamais vu comme ça ”. Le plan suivant montre un visage sombre et défait : “Voilà la personne que voit votre médecin”. Puis nous suivons la même jeune femme en pleine frénésie d’achats dans un grand magasin . Morale : “Voilà pourquoi tant de gens souffrant de trouble bipolaire sont traités pour dépression et ne vont pas mieux – c’est que la dépression n’est que la moitié de l’histoire ”. Aucun médicament n’est cité, mais les téléspectateurs sont invités à aller consulter un questionnaire sur les troubles de l’humeur sur le site “Bipolar Help Center” sponsorisé par la compagnie Eli Lilly, qui se trouve être le fabriquant du Zyprexa.

Or, le Zyprexa, tout comme le Seroquel d’AstraZeneca et le Risperdal de Janssen, est un antipsychotique de seconde génération autorisé initialement pour… la schizophrénie. Ce n’est qu’en un second temps que les compagnies fabriquant ces antipsychotiques dits “atypiques” ont obtenu une autorisation de mise sur le marché pour les états maniaques aigus, ce qui leur a permis de les marketer pour le trouble bipolaire et, par extension, pour les troubles de l’humeur en général. La même opération de relooking a eu lieu dans le cas des médicaments anticonvulsants, qui sont de puissants sédatifs utilisés notamment pour les attaques d’épilepsie. En 1995, les laboratoires Abbott parvinrent à obtenir une autorisation de mise sur le marché pour leur anticonvulsant Depakote pour le traitement de la manie. Ce n’était guère difficile car, comme le souligne Healy, “l’administration de n’importe quel sédatif à des patients maniaques est susceptible de produire un bénéfice sur des échelles d’évaluation appropriées et ainsi de faire obtenir une autorisation de mise sur le marché à une compagnie”(5). Cependant, le Depakote fut marketé non pas comme un anticonvulsant mais comme un “thymorégulateur” (“mood stabilizer”, ou stabilisateur de l’humeur), terme sans signification clinique et parfaitement trompeur dans la mesure où il suggère une action préventive sur le trouble bipolaire qui n’a jamais été établie par aucune étude.

Dans la foulée, d’autres anticonvulsants comme le Neurontin de Warner-Lambert/Parke-Davis furent agressivement marketés pour les troubles de l’humeur alors même qu’ils n’avaient pas été autorisés pour les états maniaques. Qu’importe, de toute façon, puisque le succès foudroyant de la notion de thymorégulateur rendait cette étape désormais inutile? On pouvait maintenant suggérer aux médecins de prescrire des anticonvulsants ou des antipsychotiques atypiques pour “stabiliser” l’humeur de gens ne présentant a priori aucune hyperactivité maniaque, comme la jeune femme déprimée de la publicité de Lilly. Quand on sait à quel point le marché de la dépression et de l’anxiété a été lucratif durant les années 1990 pour les laboratoires produisant des antidépresseurs du type Prozac ou Deroxat, on comprend tout de suite l’intérêt de l’opération. Le marché des antipsychotiques atypiques représente actuellement un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars, soit le double de celui des antidépresseurs en 2001.

On voit bien ici comment la redéfinition de la psychose maniaco-dépressive en troubles de l’humeur au sens large a correspondu point par point au marketing des anticonvulsants et antipsychotiques atypiques en tant que thymorégulateurs. Toute la question, bien sûr, est de savoir si les marketeurs de l’industrie pharmaceutique ont véritablement créé de toutes pièces le trouble bipolaire ou bien s’ils n’ont fait qu’exploiter de façon opportuniste les tâtonnements de la recherche psychiatrique. Dans l’absolu, on doit répondre par la seconde alternative: les recherches d’Angst et de Perris sur le trouble bipolaire datent de 1966, soit bien avant le développement des antipsychotiques atypiques et des thymorégulateurs. Mais la réalité du complexe médico-industriel contemporain est que cette hypothèse théorique n’aurait sans doute pas survécu ni prospéré comme elle l’a fait si elle n’avait pas été recrutée à un moment donné par l’industrie pharmaceutique et puissamment propulsée sur le devant de la scène à l’aide des techniques les plus sophistiquées du marketing et de la communication.

C’est ce que Healy appelle le “fabrication du consensus”, en écho à la fameuse “fabrication du consentement” de Walter Lippmann et Edward Bernays. Dans un monde médical où les relations avec l’industrie pharmaceutique sont devenues si étroites et normales qu’on ne peut même plus les qualifier d’incestueuses, l’argent des laboratoires détermine très directement l’agenda de la recherche. En subventionnant tel programme de recherche plutôt que tel autre, tel colloque international, telle revue, telle publication, telle société savante, l’industrie ne se fait pas seulement des alliés précieux parmi les « leaders d’opinion» médicaux tout en les transformant en «  champions de produit», elle a aussi les moyens d’orienter très efficacement la discussion académique vers les maladies qui l’intéressent à un moment donné.

Healy décrit en détail comment a été lancé le trouble bipolaire à partir de la fin des années 1990. Tout d’un coup apparurent des revues spécialisées comme Bipolar Disorder, des sociétés comme l’International Society for Bipolar Disorders ou l’European Bipolar Forum. Les meetings professionnels furent inondés de communications sur le trouble bipolaire commanditées par l’industrie. Toutes sortes de publications sur le même sujet parurent dans les revues scientifiques, la plupart d’entre elles écrites par des agences de communication spécialisées et obligeamment signées de grands noms de la psychiatrie. Puis, une fois la nouvelle maladie vendue aux élites médicales, on lança des armées de visiteurs médicaux sur le petit peuple des cliniciens, notamment les généralistes, afin de les “éduquer” et leur apprendre à reconnaître les symptômes du trouble bipolaire, bon repas and voyages payés à l’appui. Les associations de patients bipolaires poussèrent comme des champignons, généreusement soutenues par telle ou telle compagnie (les petits ne furent pas oubliés, avec la Child and Adolescent Bipolar Foundation). Des journalistes free-lance furent engagés pour placer des articles sur les dernières avancées de la science psychiatrique dans les magazines.

Des sites web comme IsItReallyDepression.com (sponsorisé par AstraZeneca) furent créés où l’on pouvait répondre à des “Questionnaires d’évaluation de l’humeur” qui vous expédiaient immanquablement chez un médecin. Comme l’a révélé récemment un blogger britannique officiant sur le site , les entrées “Trouble bipolaire” et “Spectre bipolaire” de l’encyclopédie Wikipedia furent même subrepticement éditées à partir d’un ordinateur appartenant à la firme AstraZeneca, afin que tout le monde soit bien sur la même page que l’industrie.

Au terme de ce blitz communicationnel, plus personne ne pouvait ignorer le trouble bipolaire. Une nouvelle réalité a émergé, construite à coup d’articles scientifiques, de témoignages de patients, d’échelles d’évaluation, de statistiques, d’enquêtes épidémiologiques, de recommendations clinique, de langage courant (“Je suis bipolaire”), de peurs diffuses et de médicaments rassurants, chaque élément soutenant l’autre. Comme l’explique lumineusement un “Guide pratique de l’éducation médicale” à l’usage des marketeurs de l’industrie pharmaceutique, “l’éducation médicale, c’est comme une boule de neige qu’on fait rouler vers le bas d’une colline. Ça commence avec un petit noyau de soutien : peut-être quelques ‘abstracts’ présentés à des colloques, des articles dans des revues importantes, l’organisation de discussions entre ‘leaders experts’ […] et lorsqu’elle atteint le bas de la colline, le bruit devrait venir de tous les côtés et à partir de multiples sources”.(6) Ainsi lance-t-on aujourd’hui des maladies comme on lancerait une nouvelle marque de jeans, en créant artificiellement des besoins au gré des stratégies industrielles et de la durée des brevets.

La démonstration de Healy est implacable, irréfutable. Elle est aussi, et c’est peut-être le plus effrayant, tout-à-fait banale: les techniques qu’il décrit sont exactement les mêmes que celles utilisées par l’industrie pharmaceutique pour vendre des conditions aussi diverses que la dépression, l’ostéoporose, l’hypertension, la phobie sociale, le syndrome métabolique, l’hypercholestérolémie, le trouble de l’attention avec hyperactivité, la fibromyalgie, le trouble dysphorique pré-menstruel, les attaques de panique, le syndrome des jambes agitées, la spondylarthrite ankylosante et ainsi de suite. A chaque fois, l’existence ou les risques de telle ou telle condition sont exagérément amplifiés afin de mieux nous faire avaler des produits chimiques soit inutiles, soit, le plus souvent, potentiellement toxiques.

Dans le cas du trouble bipolaire, les médicaments utilisés comportent tous des risques importants. Les anticonvulsants sont susceptibles de provoquer des défaillances rénales, de l’obésité, du diabète, la maladie ovarienne polycystique et ils figurent parmi les médicaments les plus tératogènes. Les antipsychotiques atypiques, réputés un temps être moins toxiques que ceux de première génération, ont en réalité de graves effets secondaires, tels que prise de poids importante, diabète, pancréatite, accidents cardio-vasculaires, et dyskinésie tardive (mouvements involontaires extrêmement handicapants et irréversibles). Plus grave encore, ils peuvent dans certains cas provoquer le syndrome neuroleptique malin, un trouble neurologique potentiellement mortel, et de l’akathisie, une agitation interne extrême accompagnée de pensées suicidaires parfois suivies de passage à l’acte. Comme le résume Healy, “toutes les études disponibles sur les conséquences à long terme des antipsychotiques indiquent qu’ils réduisent probablement l’espérance de vie”.(7) On conçoit qu’il soit nécessaire de prescrire des médicaments aussi toxiques à des patients en phase maniaque aigüe. Mais à des personnes dépressives ou à des enfants hyperactifs?

De fait, une série de procès retentissants ont été intentés ces dernières années aux Etats-Unis aux fabriquants d’anticonvulsants et d’antipsychotiques atypiques pour avoir caché leurs effets secondaires et/ou les avoir marketés “hors norme” pour des populations de patients pour lesquelles ils n’étaient pas autorisés par la Food and Drug Administration. Les sommes payées par les compagnies à titre d’amendes ou de dommages et intérêts sont énormes et elles donnent une idée de l’étendue du désastre sanitaire provoqué par ces médicaments: 430 millions de dollars pour le marketing du Neurontin pour le trouble bipolaire par Warner-Lambert/Parke-Davis (maintenant Pfizer); 2,6 milliards pour le marketing non moins illégal du Zyprexa par Lilly; 301 millions pour celui de l’antipsychotique atypique Geodon par Pfizer; 520 millions pour celui du Seroquel par AstraZeneca. Johnson & Johnson et sa filiale Janssen sont poursuivis par neuf états américains pour le marketing hors norme du Risperdal. Quant au Dr. Joseph Biederman, directeur du Johnson & Johnson Center for Pediatric Psychopathology Research au Massachusetts General Hospital et principal promoteur académique du trouble bipolaire pédiatrique, il a été cité à comparaître dans le cadre d’une enquête fédérale afin d’expliquer le 1,6 million de dollars qu’il a touchés de 2000 à 2007 de la part Johnson & Johnson et d’autres compagnies pharmaceutiques susceptibles de bénéficier directement de ses recherches.

Pourtant, aucun procès n’a été intenté pour le marketing du trouble bipolaire lui-même ni ne le sera vraisemblablement jamais. Ce crime-là est parfait. Le trouble bipolaire I, II, III etc., est toujours dans les manuels et les médecins continuent donc à faire usage de leur liberté d’appréciation pour prescrire hors norme du Zyprexa et du Seroquel à leurs patients “bipolaires”. Une version à action différée du Seroquel, le Seroquel XR a d’ailleurs été approuvée en décembre 2009 par la Food and Drug Administration américaine pour… la dépression. Quant aux ventes du Zyprexa, elles sont en hausse de 2% par rapport à 2007, où le médicament avait généré 4,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Qui donc se souvient de Rebecca Riley ?


NOTES

(1) Cité in Benedict Carey, “Debate over children and psychiatric drugs”, New York Times, 15 février 2007.
(2) Carey Goldberg, “Bipolar labels for children stir concern. Hull case highlights debate on diagnosis”, Boston Globe, 15 février 2007.
(3) Kris Hundley, “Dementia relief, with a huge side effect”, St Petersburg Times, 18 novembre 2007.
(4) Vince Parry, “The art of branding a condition”, Medical Marketing and Media, mai 2003, p. 45.
(5) P. 185-186.
(6) Harry Cook, “Practical Guide to Medical Education”, Pharmaceutical Education, vol. 6 (2001), p. 18.
(7) P. 194.


Mikkel Borch-Jacobsen enseigne à l’Université de Washington (U.S.A.). Il est l’auteur notamment de Folies à plusieurs. De l’hystérie à la dépression (Seuil). "

30 Aoû 2013 

“les neuroleptiques atypiques comme le Zyprexa tuent quelques 62000 personnes par an dans des utilisations non approuvées”

30 Aoû 2013 

Lamictal et syndrome de Stevens-Johnson

30 Aoû 2013 

Association d'Aide aux Parents d'Enfants victimes du Syndrome de l'Anti-Convulsivant

valproate de sodium : dépakine, dépakote....
Pourquoi parler du scandale du syndrome de l'anti-convulsivant ? Pour deux raisons simples :

1- les connaissances autour des effets tératogènes du valproate de sodium remontent au début des années 80, mais ne sont prises en compte en France qu'en 2008 !
2- encore aujourd'hui, de nombreuses femmes donnent naissance à des enfants atteints par manque d'information.

Cet article vous propose ainsi un ensemble de documents et de liens qui prouvent que l'on a pas voulu s'intéresser à ce problème, et que l'on a certainement pas appliqué le principe de précaution.

Ainsi, une première étude (à notre connaissance) faisant état du syndrome foetal du valproate est parue en novembre 1984 aux Etats Unis. Elle évoque déjà les atteintes tant malformatives que psychomotrices.

Association belge des Victimes du Syndrome Valproate
La prise de Dépakine pendant la grossesse entraîne un risque de 30 à 40% de troubles de développement chez les enfants, ainsi que 11% de malformations à la naissance.
30 Aoû 2013 

corruption et associations

Vous citez des contrats entre les labos et les associations de patients...
Les associations de patients sont quasiment toutes financées si ce n'est créées par les firmes, sauf les associations de victimes de médicaments, bien sûr. J'ai rencontré un ancien cadre de l'industrie Pharma dont le métier consistait justement à créer des associations de patients selon les pathologies ciblées par les labos. Même quand des règles sont mises en place, les industriels les contournent, c'est comme des cambrioleurs qui s'adaptent aux antivols.

Ces associations de malades liées aux labos
La Haute autorité de santé livre le nom des associations de malades les plus financées par les laboratoires pharmaceutiques.

convergence entre associations de patients et firmes pharmaceutiques
À degrés divers, des associations de patients sont soutenues ou
aidées financièrement par des firmes pharmaceutiques. Des brochures
d’associations de patients sont par exemple sponsorisées par des firmes
pharmaceutiques.

emprise financière de l’industrie sur la recherche et les soins
"L’industrie pharmaceutique finance les associations de patients et les groupes d’entraide existants ou en crée d’autres pour les instrumentaliser dans la promotion de tel médicament."

Les associations de patients complices des Labos
On sait depuis longtemps que les associations de patients ont besoin de disposer de moyens importants pour financer leur communication, leur démarches auprès des autorités de santé et, dans certains cas, des recherches ad hoc.
On sait aussi qu'en dehors de quelques grandes causes relayées par les médias (myopathie, sida), les dons individuels ne suffisent pas à assurer leur survie.
Et pourtant, certaines d'entre elles mènent grand train dans des locaux somptueux, leurs dirigeants se balladent en voiture de fonction, parfois avec chauffeur. Quant à leurs campagnes de recrutement de nouveaux adhérents, elles s'étalent en pleines pages dans les journaux, en affiches 4x4 dans le métro et en spots TV. Tout cela coûte cher, très cher...
Alors d'où vient l'argent ?
On le sait maintenant - au moins partiellement - grâce au document publié il y a quelques jours par la Haute Autorité de Santé. Ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui les financent... grassement.
Pour l'année 2011, la HAS a identifié des versements pour un montant global de 5,8 millions d'euros. Une paille...
Parmi les plus généreux donateurs on trouve le groupe Johnson & Johnson (650 000 euros), suivi parAbbott et GSK (300 000 euros chacun) et, plus loin, Bayer (150 000 euros).
Environ 350 associations de patients ont bénéficié de ces dons. En moyenne cela fait moins de 20 000 euros par association, cela paraît raisonnable. Mais on se rend compte que certaines associations de patients s'en tirent mieux que d'autres :
•L'association française des diabétiques a ainsi perçu plus de 500 000 euros en 2011
•L'association pour la lutte contre le psoriasis : 350 000 euros
•L'association Asthme & Allergies : 300 000 euros
•L'association française des hémophiles : 300 000 euros
Bien entendu, les donateurs sont d'autant plus généreux qu'ils commercialisent des traitements contre les maladies concernées.

près de 75 pour cent du financement de NAMI pour les années 2006-08 - 23 millions de dollars - est venue de Big Pharma.
30 Aoû 2013 

bipolarité et enzymes CYP450

Pharmagedon :

39-45 doses de vaccin au moment où vous êtes 6 ans. Et maintenant ajouter la récente in utero tourné pour le fœtus, le vaccin contre la grippe par le mercure L'épidémie du TDAH, TDA, TOC, bipolaire, l'autisme, l'encéphalite, la narcolepsie est due à la quantité excessive de vaccins qui sont forcées sur les enfants par notre gouvernement afin d'entrer dans l'école. Pour compenser ou d'atténuer les effets de la lésion vaccinale, mal nomered comme "maladie mentale" psyché médicaments sont donnés comme des bonbons. 25% de tous les enfants américains sont sur ​​les médicaments psyché.

Et maintenant, la Coalition nationale des femmes organisées découvrir l'un des péchés les plus graves Pharma dans l'histoire de la psyché moderne. L'information qui aurait permis d'éviter les fusillades dans les écoles, les homicides, les overdoses, l'épidémie bizarre de malades mentaux dans les dernières années a été disponible pour vers 15 ans, depuis la cartographie génétique. Cytochrome P450 2D6 est la voie la plus importante du métabolisme qui détoxifie 50% de tous les médicaments et les drogues illicites psyché.7-10% des Caucasiens, par exemple, sont pauvres ou non-métaboliseurs en raison d'une suppression ou d'une activité non de la voie 2D6. Il ya un pourcentage d'Asiatiques et les Américains Afrikan qui sont des métaboliseurs lents.Lorsque certains médicaments (liste ci-dessous) sont donnés à ces données démographiques, en raison de leur incapacité à les métaboliser, ces personnes deviennent psychotiques, homicide, suicide, un danger pour eux-mêmes et de la société. Il ya d'autres voies sur le cytochrome P459 3A4 comme Cyt impliqués dans les rapports psychose de soldats sur Larium, un médicament contre le paludisme. Un autre exemple: la marijuana (cannibales)  est un puissant inhibiteur du cytochrome P450 isoenzymes 3A4, 2C19, 2D6 et. Il s'agit d'une variation génétique, c'est tout.. Ethiopiens et qu'Afrikains traditionnel tanzanien qui ont eu des sols pauvres pour cultiver des aliments ont été consommant beaucoup de mauvaises herbes (adventices médecine), ils ont évolué à multiplier leurs 2D6 du cytochrome. Ces gens sont des «métaboliseurs rapides». Il s'agit d'un test très simple: Swap de la bouche, des dents et des gencives avec 2 compresses stériles (ressemble q-tips) et l'envoyer à notre contact laboratoire en Australie.
30 Aoû 2013 

L’augmentation des troubles bipolaires chez les enfants.

L’augmentation des troubles bipolaires chez les enfants.

Aux États-Unis, le nombre d’enfants diagnostiqués comme ayant des troubles bipolaires aurait été multiplié par 40 depuis dix ans. Il est évident que cette augmentation de 4 000 % n’est pas crédible et démontre bien que les dépistages à tout va sont dangereux. Nombre de psychiatres révisent leurs diagnostics, inquiets de milliers d’enfants arbitrairement soignés pour une maladie dont ils étaient indemnes, et tout cela à cause d’un système de santé non fiable et de la publicité outrancière des compagnies pharmaceutiques.

Le 23 juin 2011, le Star Tribune signalait : « La volte-face de la profession pourrait aider les générations futures, mais elle soulève des questions au sujet du mal fait à des enfants qui n’auraient jamais dû entendre un tel diagnostic, ni recevoir les médicaments utilisés pour les soigner. »

Commentaires du Dr Mercola le 30 juillet 2011 : « De pareils articles prouvent bien que la terrifiante pratique routinière de prescrire des drogues antipsychotiques à des enfants est, dans la majorité des cas, une arnaque mal inspirée par l’industrie du médicament. Dans ce cas, une violente réaction contre ce diagnostic chez les enfants est sans doute la meilleure chose qui puisse survenir. » D’après lui, ce diagnostic ridiculement établi vient de plusieurs causes : des médecins trop zélés, des parents désorientés, le système d’assurance-maladie qui réclame un diagnostic précis et codé d’une maladie établie et enfin le marketing agressif et même parfois illégal de Big Pharma. Ces facteurs contribuent à créer ce que le Dr Stephen Setterberg, fameux psychiatre américain pour enfants, qualifie de « diagnostic à la mode », mais, pour le Dr Mercola, cette « mode » à la capacité de détruire des vies.



3814147215_8a443d52c1.jpgLa violente réaction contre ce diagnostic a conduit la profession des psychiatres à reconsidérer les critères du diagnostic et surtout à changer son nom par « Disruptive Mood Dysregulation Disorder », qu’on pourrait traduire par troubles de l'humeur par dérèglement de l’activité mentale, qui s’appliquera aux enfants sujets à de fréquentes colères et irritables en périodes normales. Cependant, si l’on ne change pas radicalement la façon de traiter ces enfants, ce changement de nom ne servira pas à grand-chose.


Bien qu’on ne recommande pas impunément des sirops pour la toux ou des antibiotiques aux enfants, avec la prise de drogues psychiatriques qui peuvent altérer le cerveau, on joue un jeu bien plus dramatique encore et souvent irréversible, d’autant que la moyenne des enfants traités ainsi augmente bien plus rapidement que celle des adultes.


En outre, la tendance à donner plusieurs médicaments à la fois croît également et les enfants recoivent plusieurs drogues pour traiter un ensemble de symptômes dont certains sont des effets secondaires d’autres produits. Ainsi, le Dr Carrie Borchardt, psychiatre des Hôpitaux et cliniques pour enfants du Minnesota, a constaté : « Lorsque vous supprimez ces médicaments chez un nombre important d’enfants, les symptômes disparaissent et, alors, ils n’ont plus de problèmes bipolaires et n’ont eu que des problèmes médicamenteux. »

Pour la médecine officielle, le trouble bipolaire pédiatrique n'est pas rare mais difficile à diagnostiquer. Les symptômes les plus fréquents sont : l'hyperactivité, l'irritabilité, l'agressivité, la difficulté de concentration. En cas de doute, on médicalise.



28286Le Dr Joseph Biederman, psychiatre renommée de la Harvard Medical School, porte une large part de responsabilité dans l’explosion de ces drogues antipsychotiques chez les enfants cette situation. Entre 2000 et 2007, il a gagné plus de 1,6 million de dollars comme consultant chez les laboratoires sans déclarer une large part de ces revenus aux dirigeants des universités. D’après le Star Tribune, il aurait promis des études positives à un certain laboratoire fabricant de médicaments antipsychotiques avant même d’avoir entrepris ses recherches. Comme de très nombreux confrères, il a bien rempli sa promesse. Malheureusement, dans certains cas, les parents ont été accusés de mauvais traitement lorsqu’ils ont refusé de droguer ainsi leurs enfants et certains en ont perdu la garde.


En revanche, il semblerait que le pourcentage de véritables problèmes émotionnels ou mentaux soit en augmentation chez les enfants. Toutefois, non seulement les solutions proposées n’aident pas à résoudre ces problèmes, mais les médicaments prescrits menacent la santé de ces enfants.


En France, comme ailleurs, le problème est pratiquement identique. Depuis près de vingt ans, un important changement est intervenu en psychiatrie avec l'arrivée massive de drogues psychiatriques et particulièrement dans le cas des enfants et adolescents. Nous n’avons pas chez nous de Dr Joseph Biederman, mais ses émules sont pléthore et l’on sait bien que la chimie est devenue la nouvelle panacée, mais pour un enfant à problèmes, il serait préférable de le confier à un pédopsychiatre plutôt que traiter tous ses maux par la chimie qui fait à présent partie de notre vie quotidienne.



Nous allons bien voir, avec le changement annoncé de l’Afssaps qui a déjà changé de nom à défaut de comportement, si la pression des firmes pharmaceutiques va persister ou si la nouvelle Agence va enfin interdire le Zyprexa®, médicament dont l’efficacité est contestable, les effets secondaires indiscutables et le prix exorbitant, et dont la renommée est basée sur des mensonges. La boite de 28 comprimés de 10 mg coûte 116,94 euros et elle est remboursée à 65 %. Quant à la Ritaline®, à moins d’un nouveau scandale, elle a encore de beaux jours devant elle, puisque d’après une expertise faite en 2003 par l’Inserm sans enquête épidémiologique, un enfant sur 8 souffrirait de trouble mental et 5,9 % des jeunes de 15 ans seraient atteints de « troubles de conduite ». Et pour soigner les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité chez les enfants de plus de six ans officiellement et de bien moins généralement, on leur administre cette amphétamine, dont les effets sont comparables à ceux de la cocaïne et qui correspond à la définition des drogues illégales. Aussi, il est évident qu’elle génère une accoutumance, forme de toxicomanie infantile.



Tout cela se produit avec la bénédiction de l’Agence régulatrice, quel que soit le nom qu’elle porte, qui semble ignorer que le fabricant lui-même avoue clairement ne pas pouvoir garantir la sécurité d’emploi du produit, ni même son efficacité, qu’il ignore exactement son action sur l’homme, son risque hépatique carcinogène et son potentiel tératogène. Et si le laboratoire fabricant n’a pas poussé ses travaux assez loin, qui le fera ? Pas l’Agence en tout cas, ni les médecins qui osent affirmer que la Ritaline® est un « médicament très sûr ».



3557791151_885f645d7e.jpgAussi, au lieu de mettre ces enfants sous haute surveillance au lieu d’y mettre des médicaments qui le méritent bien plus, il serait plus sain de parler avec eux, d’étudier les facteurs sociaux, d’essayer de comprendre leur angoisse. Notre société devrait se poser les bonnes questions : Les normes que nous leur imposons sont-elles compatibles avec la vie actuelle ? sont-elles valables dans notre société qui va à vau-l’eau ? notre civilisation moderne est-elle un bon exemple de bonheur sur notre planète bien malade ? Et l’avenir pour le moins incertain que nous leur préparons est-il un signe d’évolution de notre société et de notre conscience ou bien une preuve flagrante de notre déchéance ?



En outre, il est certain que nos intestins sont notre second cerveau et que notre nourriture affecte ainsi notre comportement. Or, étant donné que nous apprenons chaque jour davantage à quel point notre alimentation est empoisonnée, bourrées de produits chimiques, de colorants artificiels, de conservateurs, d’exhausteurs de goût, et autres cochonneries - que les cochons me pardonnent -, comment des enfants qui ingurgitent ce poison quotidien pourraient-ils se comporter sainement

30 Aoû 2013 

Nous sommes à peu près tous fous...

Tous fous ?
Une personne en deuil souffrirait de « dépression majeure » si elle n’arrive pas à surmonter son chagrin après deux semaines. Une personne très timide serait atteinte de « phobie sociale » et un enfant qui conteste les adultes et les règles, serait taxé de « trouble oppositionnel avec provocation».
Sommes-nous tous devenus fous ?



tous fous ?
En 60 ans, le nombre de troubles mentaux répertoriés dans le DSM, la « bible » des psychiatres, est passé de 60 à plus de 400 alors que la consommation de psychotropes a augmenté de 4 800 % aux États-Unis au cours des 26 dernières années. Or, cette épidémie de « maladies mentales » est très largement fabriquée, nous explique J.-Claude St-Onge dans cet essai sur l’influence démesurée de l’industrie pharmaceutique sur la psychiatrie.

Tous fous ? cible les thèses de la biopsychiatrie, selon lesquelles la détresse psychologique résulterait d’un déséquilibre chimique dans le cerveau, sans égard au contexte social et personnel des patients. L’auteur remet en question la prescription massive d’antidépresseurs et d’antipsychotiques aux effets sous-estimés et souvent dévastateurs : anxiété, pensées suicidaires, diabète, AVC, atrophie du cerveau…

Mais l’exploitation du mal-être est extrêmement lucrative et les compagnies pharmaceutiques sont prêtes à tout pour satisfaire l’appétit insatiable de leurs actionnaires : médicalisation des évènements courants de la vie, essais cliniques biaisés, corruption des médecins, intimidation des chercheurs… Même les amendes salées contre ces agissements ne les font pas reculer.

30 Aoû 2013 

DSM5 : une vaste escroquerie !

30 Aoû 2013 

Les psychotropes sont la cause de la plupart des maladies mentales

Gaia Health Blog, Heidi Stevenson, 30 octobre 2011

 

Tout d'abord, quelques faits :

- Jusqu'à l'avènement des médicaments psychiatriques de Big Pharma, la plupart des gens qui souffraient d'un épisode psychotique (schizophrénie) guérissaient.

- Jusqu'à l’arrivée du Lithium, le trouble maniacodépressif était si rare qu’à peine une personne sur cinq à dix mille en était atteinte, et presque toutes se rétablissaient. De nos jours, un Zunien sur 20 à 50 est diagnostiqué de cela et drogué pour. C’est désormais considéré comme une affection permanente.

- En 2007, le nombre d'enfants handicapés mentaux était 35 fois plus élevé que le nombre de 1990.

- Jusqu’à ce que les gens soient drogués pour la schizophrénie, leur espérance de vie était identique à celle des autres. De nos jours, toute personne diagnostiquée peut s’attendre à voir son espérance de vie réduite de 25 ans. Cela signifie qu’un homme qui aurait pu espérer avoir une durée de vie typique, aujourd'hui de 78 ans en Zunie, est susceptible de vivre seulement 53 ans s'il est traité avec des antipsychotiques.


Ce sont des faits abasourdissants, mais ils sont tous fidèlement et minutieusement confirmés dans le brillant ouvrage de Robert Whitaker, Anatomy of an Epidemic [Anatomie d'une épidémie] (1), ainsi que dans plusieurs livres du docteur Peter Breggin. Ce problème me touche directement. Il m’a été difficile d'écrire sur ce sujet, car la personne atteinte n'est pas moi, mais quelqu'un bien-aimé, qui a été changé par Big Pharma, la psychiatrie et la médecine moderne.


Mais ce qui arrive aux gens doit être dit, surtout maintenant, pour nos enfants. Bien trop de vies sont totalement brisées par des traitements médicaux qui, à mon avis, peuvent être seulement qualifiés de malveillants.


Vérité sur les drogues psychiatriques


La psychiatrie s’est ingéniée à se faire passer pour une vraie médecine, à l'instar des autres professions médicales, comme la gastro-entérologie et la neurologie. Pour parvenir à cet objectif, la décision fut prise de soutenir que la maladie mentale a des causes physiques et est soignable avec des médicaments. L'American Psychiatric Association (APA), le National Institute for Mental Health (NIMH), et la National Alliance for the Mentally Ill (NAMI), s’associèrent avec Big Pharma pour convaincre le monde que le haut est en bas et que le noir est blanc.


En dépit du manque absolu de preuve, ils affirmèrent que les gens souffrent de problèmes mentaux parce qu'ils ont le cerveau malade – leur cerveau détraqué souffre de déséquilibres chimiques. Des années et des années de recherches, certaines brillantes, tentèrent de prouver que le cerveau des malades est à l'origine des troubles mentaux. Ils ne purent jamais le faire, mais ça ne fit aucune différence. Les études prouvant le contraire furent manipulées pour donner l'impression qu'elles montraient des différences physiques ou chimiques dans le cerveau des gens atteints de maladies mentales.


Ce n'était rien d'autre qu'un mensonge. Il n'y avait pas une once de vérité. Pas le moindre indice ne montrait que les gens avaient une anomalie cérébrale lors des premiers diagnostics de maladie mentale. Il importait peu que le diagnostic soit dépression, psychose maniacodépressive, schizophrénie, ou la foule de nouveaux diagnostics dont il fut fait étalage comme excuses pour prescrire des psychotropes.


Seulement, à présent, il y a du vrai en cela. C’est la véritable tragédie du crime de la psychiatrie : Aujourd'hui, dès que les gens commencent à prendre des psychotropes, le mensonge initial devient vérité. Les drogues endommagent le cerveau, et tout indique que c'est permanent. Ces dommages cérébraux donnent d’authentiques troubles du cerveau, qui engendrent ces mêmes symptômes pour lesquels les drogues sont prescrites.


      La psychiatrie est à l'origine de l’immense majorité des maladies mentales.

L'ampleur de cet holocauste iatrogène, médicalement induit, était quasi-inconcevable avant que Big Pharma et la psychiatrie ne décident de s'en prendre aux enfants. Aujourd’hui, nous ne savons pas encore exactement le degré de calamité cela atteindra. Si l'on considère les énormes dommages fait au cerveau adulte, que doit-il arriver au cerveau des enfants ? De combien sera réduite leur vie, après que sa qualité ait été quasiment détruite ?


Maniaco-dépression : Antidépresseurs et antipsychotiques


La psychose maniacodépressive est un excellent exemple des changements dans le cours naturel perçu de la maladie mentale. Il y a exactement 50 ans, avec à peine un cas sur cinq à vingt mille personnes, la psychose maniacodépressive était extrêmement rare. La plupart des victimes, vraisemblablement pas moins de 80%, connaissaient un seul incident et retournaient à la vie normale. Or, aujourd’hui, pas moins d’un individu sur 20 à 50 est diagnostiqué maniacodépressif, et, comme Whitaker le démontre clairement dans Anatomy of an Epidemic, la seule explication possible implique l’action des drogues données pour la dépression et la psychose. Le pronostic désormais avancé pour la psychose maniacodépressive, c’est qu'elle est permanente. Les psychiatres ne donnent généralement pas l’espoir d'y échapper !


Considérez que les enfants sont maintenant livrés à cette magouille de drogue mentale. De combien sera réduite leur vie, et dans quel état la passeront-ils ? Merci aux semblables du Dr Joseph Biederman, qui, selon Whitaker, « ont spécifié le cadre du diagnostic qui a rendu possible [le diagnostic des enfants atteints de psychose maniacodépressive]. » Nous avons un très grand nombre d'enfants diagnostiqués à tort, puis droguée avec les psychotropes les plus puissants et nocifs imaginables – et pire, avec des cocktails de ces drogues.


Ces enfants deviennent inévitablement de plus en plus malades. Parfois à peine à l’âge de deux ans, à cause d'un diagnostic bidon, leur vie est brisée. Ils deviennent juste du fourrage pour l’industrie mercantile du gros business pharmaceutique et médical.


La psychiatrie couvre bien sûr d’une manière retorse ce qu'elle fait à ces enfants. Ils changent simplement la description de l'évolution naturelle de la « maladie » qu'ils ont définie. Au lieu de reconnaître que la plupart des gens se rétablissent, ils disent à présent qu'il n'y a aucun espoir de guérison. Ils disent maintenant naturel ce qu'ils ont créé.


Voilà le vrai terrorisme. Le système médical moderne a décidé que les gens qu'il est censé servir sont sans valeur, que leur but est de servir de pâture à l'insatiable machine à produire des bénéfices qu'il est devenu.


Référence


(1) Anatomy of an Epidemic, de Robert Whitaker, publication de Broadway Paperbacks, Crown Publishing Group, 2010, pp 172-204.

Original : gaia-health.com/gaia-blog/2011-10-30/psychoactive-drugs-are-the-cause-of-most-mental-illness/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

30 Aoû 2013 

dépakine, dépkote...(valproate de sodium) "On a empoisonné nos enfants"

11 Sep 2013 

le sevrage des drogues psychiatriques

La méthode est la même pour toutes les drogues psychiatriques.

Guide pour décrocher des médicaments psychotropes en réduisant les effets nocifs 
The Icarus Project et Freedom Center en français

sevrage lamictal...

Les gens pensent souvent que les problèmes de sevrage sont principalement limités aux benzos et ISRS. Ce n'est pas vrai. Tous les médicaments psych sont potentiellement dévastateur en sevrage.  le retrait du Lamictal peut être assi extrêmement difficile  et il y a très peu de documentation officielle de celui-ci

sevrage des benzodiazépines
conseil de sevrage

sevrage des antidépresseurs
conseils de sevrage

sevrage lamictal
conseils et liens

sevrage neuroleptiques
conseils sevrage

Assurez-vous que vous disposez d’au moins 7 jours consécutifs ou vous vous sentez très bien avant de réduire à nouveau le médicament. Si cela vous oblige à réduire les médicaments tous les 21 jours…

Comment faire pour diminuer progressivement les antidépresseurs, les antipsychotiques, Les médicaments pour le TDAH (ritaline) Assurez-vous que vous disposez d'au moins 7 jours consécutifs de vous sentir très bien avant de réduire le médicament nouveau Si cela vous oblige à réduire les médicaments tous les 21 jours, faites comme cela.

Si vous voulez vous sevrer complètement des médicaments ou simplement réduire au minimum ce que vous prenez, la première chose que je vous recommande est le document écrit par Joanna Moncrieff.Elle se réfère principalement au sevrage des neuroleptiques, mais cela peut  s’appliquer à la  plupart des médications psychiatriques. Ce texte peut faire  peur à ceux qui souhaitent se sevrer de la drogue, mais je pense qu’il est important que les gens comprennent qu’il y a, en effet, de véritables dangers et des risques associés au sevrage de la drogue. Notamment pour les sevrages précipités ou les sevrages sans soutiens appropriés.
Deuxièmement, je vous renvoie, une fois de plus, à Pierre Breggin et au livre « Votre drogue est votre problème :  pourquoi et comment cesser de prendre des médicaments psychiatriques ». Pour plus d’informations sur la toxicité des médicaments et des solutions de remplacement, lire également de Breggins  « Toxic Psychiatry : Pourquoi la thérapie, l’empathie et l’amour doivent remplacer les drogues, électrochocs et biochimiques théories de la «nouvelle psychiatrie. » Je n’ai pas beaucouplu David Healy, mais il offre de nombreuses idées et plus particulièrement dans la lutte contre les antidépresseurs et les problèmes liés à la capture et le sevrage de cette classe de médicaments.Son site web est ici.Ces personnes sont des professionnels ayant de l’expérience et l’expertise en la matière. Ces livres sont utiles et importants.Toutefois, de par mon expérience  après avoir lu certains ouvrages et en connaître  un peu sur les autres, je pense qu’ils ne vont pas assez loin sur deux points.   Ces livres ne parlent pas des régimes et de l’alimentation, et ils omettent de souligner à quel point le palier de réduction de dosage doit être lente pour de nombreuses personnes. Breggin dans un cas, va même jusqu’à dire que les gens qui ont été durant de nombreuses années, sous neuroleptiques pourraient devoir attendre jusqu’à deux mois entre les paliers de baisse de dosage de neuroleptic/antidépresseur. C’est toutefois mentionné une seule fois et brièvement.  Selon mon expérience avec de nombreuses personnes sous ces types de médication, il est nécessaire et prudent de laisser un certains laps de temps entre les baisses de dosage. Il ya des gens avec qui j’ai eu des contacts, qui ont récupéré aprés un sevrage brutal, mais il y a beaucoup de danger dans cette tentative et le potentiel de « syndromes prolongés de sevrage » a long terme ou complète rechute est très élevé.Le plus grand succès des gens peut prendre des mois et, dans certains cas, pour les personnes à fortes doses, de multiples médicaments et à long terme, peut prendre des années. Je suis actuellement au milieu d’une phase de retrait (de diminution de dosage) qui dure depuis plusieurs années. J’y suis depuis 3 ans (les deux premières je n’avais aucune idée de ce que je faisais). Depuis les 8 derniers mois je me suis très bien informé et j’ai réalisé qu’il se peut que cela prenne encore 3 ans si je le gère correctement La patience est la clé.C’est quelque chose que j’ai besoin de développer car mon incapacité à avoir les moyens de patience, m’a fait subir les conséquences d’un sevrage trop rapide, et j’ai eu besoin d’augmenter temporairement la dose après mes souffrances et terribles symptômes de sevrage une fois pendant deux mois avant d’arriver à mes fins.Il n’y a pas de raison de souffrir beaucoup, bien qu’on puisse s’attendre à passer par une multitude de symptômes désagréables. Breggin suggère ce que l’on appelle la règle de 10%.Tout médicament ne doit pas être réduit plus que de 10% à la fois.Une fois qu’une phase de diminution de dosage est completée (finie), le palier de baisse suivant ne doit pas dépasser 10% de la nouvelle dose.Par conséquent, le milligramme, puis fraction de milligramme montant diminue à chaque nouvelle dose.J’ai observé que je dois parfois diminuer sur d’encore plus petites quantités.Pour aussi peu que 5% et, parfois, les gens vont aussi peu que 2,5% pour les personnes sur les benzodiazépines, il n’est pas rare de réduire sur de plus petites quantités.Couper les pilules ne suffit pas toujours. Parfois la titration avec des liquides est nécessaire.Cette façon implique la dissolution de la pilule pour de plus petites doses dans l’eau, le soda ou même l’alcool, qui peut ensuite être dilué avec de l’eau, puis en utilisant une seringue pour réduire 1mg à la fois. Les médicaments existent aussi parfois sous forme liquide et peuvent être obtenue par la prescription .
Il convient de noter que certains médicaments ne doivent pas être dissous. Surtout les médicaments à liberation prolongés.Ce serait extrêmement dangereux.
L’exercice peut être une partie importante du sevrage, mais doit généralement être limité à la marche douce ou la natation peut-être. Un exercice vigoureux peut, peut-être davantage stimuler le retrait et exacerber les symptômes.Ma propre expérience avec le fait de faire de l’exercice/du sport est qu’avant de drastiquement diminuer les doses, à l’époque quand je prenait de longue pause, je faisais de vigoureuses randonnées une à deux fois par semaine, additionné avec des exercices vigoureux équivalents de gym. À la suite de mon retrait des médications, je suis maintenant trop épuisé et fatigué pour pouvoir faire plus d’une heure de marche en douceur à la fois.Souvent, je ne peux même pas faire cela.J’ai perdu 40 des 80 livres, que j’ai  secondaires des médicaments.J’ai gagné 20 lbs en arrière.J’ai maintenant une stabilisé acquise avec les effets ce poids parce que je mange bien et continue les exercices doux.J’ai appris qu’il est important de mettre de côté mon désir de perdre du poids jusqu’à ce que le retrait soit terminé.Bien manger est si important que diminuer le nombre de calories absorbée ne doit pas être considéré, sauf si c’est dans le contexte de continuer à manger suffisamment d’aliments sains qui implique souvent de manger souvent pour s’assurer de conserver le bon niveau de sucre dans le sang, ce qui typiquement est un problème chez les gens qui sont en phase de diminution (de retrait) de leur médication. Comment ai-je géré mon processus de retrait jusqu’à présent?Une fois que j’ai appris qu’il fallait généralement diminuer de moins de 10% et avoir un moment d’attente d’au moins une semaine entre chaque diminution (cela peut être trop rapide pour beaucoup de gens … J’ai eu de l’aide supplémentaire de neurofeedback) et jusqu’à deux mois.Dans un cas, après de terribles souffrances relatives au  sevrage trop rapide du Risperdal, J’ai augmenté la dose légèrement l’ai stabilisé et ensuite je suis passé à diminuer le Lamictal par palier. (J’étais à 400 mg de Lamictal, deux fois la dose thérapeutique recommandée et n’ai jamais connu aucune amélioration. J’ai l’intention d’au moins descendre à 200 mg) neuroleptiques (dans ce cas, Risperdal) modifier la chimie du cerveau et la fonction de sorte que j’ai décidé de faire une pause pour que mon cerveau se remette de ce qui a été une énorme réduction de la drogue.(11 mg à 1 1 / 2 mg) Les symptômes que j’ai rencontrés lors du sevrage  ont été d’abord et avant tout été l’épuisement terrible et la fatigue.Cela a été sans relâche.Actuellement, j’ai presque l’impression que je prends plus de médicaments plutôt que moins.J’ai également connu quelques insomnies et pire, quand je diminue le Risperdal trop rapidement une extrême agitation, insomnie, et mal au  cou, aux épaules et maux de dos.Ces symptômes ont disparu eux-mêmes une fois que j’ai augmenté la dose.Troubles d’humeur et l’irritabilité générale n’ont pas été inhabituels. Les problèmes liés aux changements d’humeur sont limités à des fluctuations normales entre état normal et état dépressif. Pour ce qui est de la dépression, j’ai beaucoup de choses qui arrivent dans ma vie, et plus particulièrement mon frère qui est en train de mourir du cancer, donc je ne peux pas être sûr à quel point cela ne soit pas la cause principale de la dépression. J’ai aussi connu une légère périodes intermittentes de dé-personnalisation et de dé-réalisation de courte durée. J’ai aussi un petit travail qui m’a extrêmement occupé en janvier et février et de la logistique, les appels téléphoniques et les documents source d’origine extrême d’ agitation et d’ anxiété.La part de travail que j’apprécie le mieux. Ce  qui a été clair au cours de cette période toutefois, c’est que je n’ai pas eu quelque chose qui ressemble à la rechute. Et enfin, je dois ajouter encore une fois, que mon alimentation et la nutrition ont été extrêmement importantes.Je n’ai pas pu continuer à me sevrer avant de faire des changements dans mon alimentation.Je m’en tiens au régime religieusement prenant très occasionnellement une bouchée de quelque chose qui me manqué. En fin de compte, toutefois, est que je n’ai pas vraiment manqué de rien ? Je suis heureux de donner à mon corps ce dont il a besoin pour guérir.Il est vraiment difficile de ne pas modifier votre alimentation une fois que vous en avez compris les bienfaits et l’aide au sevrage. la plupart du temps la pensée de manger de la nourriture qui me “manque” n’est pas attirante..Pour obtenir des conseils sur l’alimentation et la nutrition voir ces deux liens avant: ici et ici.(défilement vers le haut de la page une fois que vous cliquez sur le lien) Maintenant, pour conclure, je tiens à souligner que j’ai beaucoup appris de mon sevrage incomplet.Ma connaissance s’est améliorée de façon spectaculaire.Même il y six mois, je pouvais à peine écrire une phrase cohérente.Je suis loin d’être en mesure d’écrire avec l’agilité que j’avais à l’université et j’espère que mon cerveau va continuer a s’éclaircir.Ma compréhension de la lecture s’est améliorée de façon spectaculaire aussi, même si j’ai encore des problèmes en me concentrant sur des travaux plus denses et plus scientifiques. Mon espoir est que ces capacités continueront à s’améliorer.Il y a de bonnes raisons de penser qu’ils le feront. Après tout je prends encore beaucoup de medicaments.

Coming off psychiatric drugs
 
(partiel, traduction google)
Se sortir des drogues psychiatriques

Coming off psychiatric drugs
la meilleure façon de se sevrer avec succès

Coming off psychiatric drugs (anglais)

Réactions de sevrage aux médicaments psychiatriques
Traduction libre du chapitre 9 du livre Your drug may be your problem
01 Oct 2013 

Big Pharma, une industrie toute-puissante qui joue avec notre santé,

Big Pharma

Vous expliquez aussi dans votre livre qu’Internet est un rouage-clé dans cette entreprise de désinformation. De quelle façon?

D’ordinaire, le marketing pharmaceutique cible les médecins puisque ce sont eux qui prescrivent les médicaments. C’est d’ailleurs pourquoi le marketing pharmaceutique se présente le plus souvent sous les dehors de la science, puisqu’il faut convaincre des médecins a priori sceptiques à l’égard des messages commerciaux de l’industrie.

L’arrivée d’Internet a profondément changé la donne en permettant aux laboratoires de s’adresser directement aux patients-consommateurs et de créer chez eux des besoins qu’ils demanderont ensuite aux prescripteurs de satisfaire - « Parlez-en à votre médecin ». De nos jours, les patients ne sont plus passifs vis-à-vis du savoir médical. Ils s’informent sur les sites santé comme Doctissimo, participent à des réseaux sociaux spécialisés dans leur pathologie, forment des communautés virtuelles dont les membres échangent renseignements et conseils. Sept Français sur dix utilisent ainsi Internet pour s’informer sur la santé.

On présente souvent cela comme un empowerment démocratique des malades. Ceux-ci, nous dit-on, ne s’en laissent plus conter car ils ont à leur disposition de multiples sources d’information. Or l’information n’y est guère contrôlée. Elle est même souvent sous influence. Par exemple, il y a une blogueuse qui a fait dès l’été une critique défavorable de « Big Pharma », bien avant la parution du livre. Elle nous objecte que les Français n’ont pas besoin d’être alertés sur les méfaits de l’industrie pharmaceutique, car ils sont devenus des « e-patients » qui trouvent une information critique sur Internet. Peut-elle vraiment ignorer que cette notion d’« e-patient » vient directement de l’argumentaire des marketeurs de l’industrie? Ils la promeuvent activement depuis plusieurs années (quelques exemples ici, là et là)?

Big Pharma ne demande pas mieux que les patients s’informent par eux-mêmes sur Internet, car c’est sur son information qu’ils vont immanquablement tomber. Comme l’explique l’expert en santé publique Antoine Vial dans notre livre, l’information médicale a un prix et celle qu’on trouve sur les sites santé et réseaux sociaux du web n’est gratuite et immédiate que parce que des labos ou des agences de communication ont payé derrière pour placer tel ou tel contenu ou pour obtenir telles ou telles données.

Face à une information gratuite, il faut donc toujours se demander « Qui ? ». Qui a payé pour le site de telle association de patients, pour telle campagne de prévention? Qui a lancé le buzz au sujet de telle pathologie, de tel médicament? Qui est derrière tel blog? Loin de constituer un contre-pouvoir à la machine à désinformer de l’industrie pharmaceutique, Internet est en permanence ventriloqué par elle. On ne peut absolument pas faire confiance au Web pour obtenir une information objective et de qualité sur les médicaments. Même l’encyclopédie en ligne Wikipédia est manipulée.

Grâce au WikiScanner qui permet de détecter les modifications suspectes apportées à une entrée, on a pu voir ce qu’écrivent ou retranchent certaines firmes sur Wikipédia. Pouvez-vous donner des exemples?

Le WikiScanner permet de « désanonymiser » les modifications apportées à une entrée par des utilisateurs dont les ordinateurs sont enregistrés sous des adresses IP appartenant à des grandes entreprises ou à des organisations comme la CIA. C’est ainsi qu’on a pu montrer qu’un ordinateur de la compagnie pharmaceutique Abbott Laboratories avait été utilisé pour enlever la mention d’un article scientifique qui révélait que le médicament contre l’arthrose Humira, doublait les risques de développer des infections graves et triplait ceux de développer certains types de cancer. Le même ordinateur avait servi à supprimer toute information au sujet des risques d’accidents cardio-vasculaires présentés par un autre produit d’Abbott, le médicament anti-obésité Meridia. Il faut savoir que le Meridia a depuis été retiré du marché à cause de ces mêmes risques, ce qui illustre la gravité du caviardage effectué par Abbott.

Dans le livre, nous nous attardons sur les modifications apportées à l’entrée « Quiétapine » par l’Utilisateur « chrisgaffneymd » à partir d’un ordinateur appartenant au géant pharmaceutique AstraZeneca. La quiétapine, commercialisée sous le nom de marque Seroquel, est un antipsychotique de seconde génération qui présente toutes sortes de risques et d’effets secondaires: suicidalité, prise de poids importante, diabète, accidents cardio-vasculaires, dyskinésie tardive, syndrome neuroleptique malin.

Or comme l’a révélé un blogueur anonyme, l’utilisateur « chrisgaffneymd » a systématiquement éliminé toutes les références à ces effets secondaires dans l’entrée « Quiétapine ». Il s’est aussi transporté sur les entrées concernant d’autres antipsychotiques de seconde génération pour souligner à grands traits leurs effets secondaires, afin de torpiller la concurrence. Du vrai travail de professionnel, visiblement effectué par un médecin psychiatre (son nom d’Utilisateur se termine par « md », ce qui semble indiquer qu’il est M.D., Medicinae Doctor. C’est absolument stupéfiant de cynisme!

L’entrée « Trouble bipolaire » a elle aussi été modifiée par ce même « chrisgaffneymd ».

Oui, ainsi que l’entrée « Spectre bipolaire ». On peut évidemment se demander pourquoi l’employé d’une compagnie pharmaceutique s’intéresse ainsi à la définition d’un trouble psychiatrique, mais la réponse est évidente pour quiconque connaît un peu les pratiques de Big Pharma. En (re)définissant les critères diagnostiques d’une maladie, on peut en effet augmenter considérablement les indications – et donc les ventes – d’un médicament donné. C’est ce que les marketeurs de l’industrie appellent dans leur jargon le « condition branding », autrement dit la promotion des maladies.

Au lieu de vendre un médicament, on promeut une maladie pour laquelle le médicament est indiqué. Cela peut être une maladie existante dont on étend ou modifie artificiellement la définition pour élargir le marché d’un médicament. Cela peut aussi être une maladie créée de toutes pièces, comme le désormais fameux « trouble dysphorique pré-menstruel » qui a été intégré dans le « DSM », manuel de recension des troubles psychiatriques, par des experts complaisants pour fournir un débouché au Sarafem de la compagnie Eli Lilly, un médicament recyclant la molécule du Prozac, arrivée en bout de brevet.

Le « trouble bipolaire » relève de la première catégorie, qu’on pourrait qualifier d’« extension du domaine de la maladie »...

Oui, excellente expression ! Le « trouble bipolaire » a été introduit en 1980 dans la nosographie du « DSM-III » pour remplacer celui de psychose maniaco-dépressive. Celle-ci se définissait classiquement comme un trouble de l’humeur faisant osciller le patient entre des états d’hyperactivité maniaque et des états de dépression profonde. Il s’agissait clairement d’une psychose grave, relativement rare, pour laquelle on donnait des antipsychotiques.

Or dans les éditions ultérieures du « DSM », des commissions composées à 100% d’experts ayant des liens d’intérêt avec des firmes pharmaceutiques ont introduit un « trouble bipolaire II », auquel ont été annexées des formes moins sévères de dépression et/ou d’hyperactivité. De fil en aiguille, on a commencé à parler d’un « spectre bipolaire » incluant quasiment n’importe quelle forme d’instabilité d’humeur et affectant toutes les tranches d’âge, des enfants turbulents aux vieillards déprimés. Tout cela nommé indifféremment « trouble bipolaire » et traité avec... des antipsychotiques de seconde génération comme le Seroquel d’AstraZeneca! Vous comprenez maintenant pourquoi l’homme d’AstraZeneca s’est intéressé aux entrées sur le trouble bipolaire dans Wikipédia.

Lorsqu’on examine ses ajouts et amendements, on voit tout de suite qu’il s’agissait essentiellement pour lui de redéfinir la dépression et l’hyperactivité en trouble bipolaire caché ou mal diagnostiqué – autrement dit d’élargir le marché du Seroquel. C’est à la faveur d’opérations de « condition branding » de ce genre que le marché des antipsychotiques a littéralement explosé ces dix dernières, pour atteindre un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars par an. En promouvant agressivement le concept de « trouble bipolaire », les fabricants d’antipsychotiques et d’antiépileptiques ont réussi à capter le marché détenu auparavant par les antidépresseurs du type Prozac et les psychostimulants comme la Ritaline.


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12 Nov 2013 

Bipolar Medication Myths Joanna Moncrieff (anglais)

16 Jan 2015 

NEUROTOXIQUES : médicaments, pesticides, insecticides, psychotropes, armes chimiques, poisons, colorants, vaccins, toxiques…

12 Mar 2015 

Dying for a cure : Mourir d'un traitement : un mémoire des antidépresseurs, erreur de diagnostic et de folie

Un puissant mémoire d'antidépresseurs, un mauvais diagnostic et folie.

Il y avait cette expression encore une fois, dépression, être ballottée. Quand je recevais un diagnostic officiel, de toute façon ? Il avait juste été mentionné par mon médecin généraliste et maintenant le personnel était ramasser et courir avec elle. Choses semblent être par le vent hors de proportion. Je voulais savoir pourquoi je ne pouvais pas être testé pour ce soi-disant déséquilibre dans mon cerveau avant d'être mis sur le médicament, mais je ne voulais pas qu'il pense que je suis en question son expertise. Il était le deuxième médecin maintenant recommander la treatmen. « Et c'est le type plus récent - ceux qui ne sont pas provoquant une dépendance, ou quoi que ce soit? » « Pas une dépendance. Ils sont très sûrs. » Peu de temps après que la naissance de sa fille Rébecca Beddoe a été diagnostiquée souffrant de dépression post-natale. Deux ans plus tard, elle prenait six médicaments différents, y compris au lithium, un tranquillisant, un antipsychotique et antidépresseurs. Elle avait été diagnostiquée avec un trouble bipolaire ; compte tenu de la thérapie de choc électrique ; fait de nombreuses tentatives sur sa vie ; et a été alternativement maniaque et consommés par paralyser le désespoir au cours de laquelle elle pouvait à peine bouger. Elle avait une fille de deux ans, qu'elle connaissait à peine et une mère et partenaire qui étaient à la fin des expédients, incapable de reconnaître l'anciennement ambitieux, dynamique et très réussie femme qu'ils aimaient. Les Australiens ont embrassé des antidépresseurs : 12 millions d'ordonnances sont rédigées par an, principalement par GPs. Mais que savons-nous vraiment des effets des pilules ? L'idée qu'ils corrigent un déséquilibre chimique dans notre cerveau n'est absolument pas prouvée - il y a beaucoup de preuves qui est en contradiction avec ce point de vue. On croit communément que ces médicaments ne provoquent pas de dépendance ; en fait - comme Rébecca trouvé à sa grande détresse - ils sont difficiles à sortir et ceux qui le font peuvent souffrir d'effets secondaires débilitants. Il s'agit d'un mémoire puissant des trois années cauchemardesques que Rébecca enduré comme elle a été à plusieurs reprises confondue, seulement pour se rendre compte que son médicament était la cause de sa détérioration mentale. Rébecca réclame de meilleurs renseignements auprès des compagnies pharmaceutiques sur les risques associés aux antidépresseurs et catégories semblables de drogues - faits, plutôt que de marketing déguisé en science médicale - et à un nouvel examen des façons certains psychiatres traitent leurs patients. -

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" son médicament était la cause de sa détérioration mentale"
12 Jun 2015 

Remèdes mortels et crime organisé - Comment l'industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé



Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l’industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L’auteur établit des rapprochements convaincants entre l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tabac et révèle l’extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l’attention du public et des politiciens. Il s’appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l’extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l’inefficacité de la réglementation pharmaceutique – une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c’est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C’est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste... Tout ce que nous savons sur leur compte, c’est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins... Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu’ils extrapolent la confiance qu’ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s’ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n’est les informations fabriquées de toutes pièces par l’industrie pharmaceutique... Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m’écrire pour m’expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité... Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes – ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments –, nous aurions tout fait pour la contenir. »

Médicaments meurtriers et crime organisé. Comment Big Pharma a corrompu la Santé
Peut-on comparer l’industrie pharmaceutique à la mafia ?
Extrait de la préface du livre du Dr. Peter Gøtzsche, MD., Directeur du Centre Cochrane Nordique: Deadly Medicines and Organised Crime : How Big Pharma has Corrupted Healthcare » ( “Médicaments meurtriers et crime organisé. Comment Big Pharma a corrompu la Santé. ») par Richard Smith, paru dans le BMJ Group (Groupe du British Medical Journal Blog)
Corruption systématique
L’essentiel de l’ouvrage de Peter est consacré à la mise en valeur du fait que l’industrie pharmaceutique a systématiquement corrompu la science en amplifiant les bénéfices et en minimisant les méfaits de ses médicaments. En tant qu’épidémiologiste, ses énormes connaissances et sa passion du détail qui en ont fait un leader mondial dans la critique des études cliniques, Peter est ici sur un terrain très solide. Son nom s’ajoute à celui de nombreux autres, y compris d’anciens éditeurs du New England Journal of Medicine qui ont dénoncé cette corruption. Il montre aussi comment l’industrie a acheté des médecins, des universitaires, des revues, des organismes professionnels, des associations de patients, des départements universitaires, des journalistes, des organismes de régulation, et des politiciens. Ce sont les méthodes mêmes de la mafia.

02 Aoû 2015 

Réactions de sevrage aux médicaments psychiatriques

Traduction libre du chapitre 9 du livre Your drug may be your problem
de Peter Breggin, M.D., et David Cohen, Ph.D.


«Withdrawal reactions from psychiatric drugs»
(Réactions de sevrage aux médicaments psychiatriques)

 

Réactions de sevrage des médicaments psychiatriques

Au chapitre 4, nous avons discuté des effets indésirables qui peuvent se produire lors de la prise de médicaments psychiatriques. Le présent chapitre passe en revue les effets indésirables qui peuvent se développer en cours de sevrage.

Prenez garde à l'usage illicite

            Ce livre s'adresse aux personnes qui ont éprouvé des problèmes au cours de la prise ou du sevrage de médicaments psychiatriques prescrits par des médecins selon les normes généralement acceptées pour leur usage clinique.

            D'un autre côté, vous éprouvez peut-être de graves difficultés provoquées par l'usage de stimulants, de sédatifs ou d'analgésiques  - en grande quantité ou combinés - ou avec de l'alcool. Vous pouvez avoir commencé cet usage à partir d'une prescription médicale de routine, mais vous en prenez maintenant une plus grande quantité et vous sentez que vous êtes incapable de contrôler les effets cumulatifs. De même, si vous avez obtenu des médicaments psychiatriques illégalement ou de plusieurs médecins, vous souffrez peut-être d'un sérieux problème de dépendance. Si vous reniflez, injectez ou aspirez ces drogues, vous vous exposez à des dangers extrêmes.

            Peu importe les circonstances, vous avez peut-être besoin d'aide professionnelle immédiate, qui peut comprendre une désintoxication ou un séjour dans un centre de réadaptation pour toxicomanie.

            Ce livre porte, lui, sur les problèmes associés à l'usage ordinaire et au sevrage de médicaments psychiatriques prescrits régulièrement par les médecins.

Votre médecin l'ignore peut-être…

            Tous les médicaments psychiatriques peuvent produire des réactions désagréables et troublantes au moment du sevrage ou de l'arrêt. Pour certains remèdes qui existent depuis des décennies, particulièrement les benzodiazépines, les réactions au sevrage sont bien décrites dans la littérature médicale. Les médecins ont tendance à être au fait de ces réactions. Toutefois, ils ignorent trop souvent les problèmes de sevrage associés à plusieurs autres médicaments psychiatriques qu'ils prescrivent de façon routinière.

            Les stimulants, tels que le Ritalin, l'Adderall et le Déxedrine, ont largement été utilisés depuis des décennies. Toutefois, plusieurs médecins ne sont pas au courant des fortes réactions de sevrage de ces médicaments. Il en va de même pour des remèdes plus récemment introduits sur le marché. Les antidépresseurs ISRS, tels que le Prozac, le Zoloft et le Paxil, impliquent souvent un sevrage pénible; toutefois, plusieurs médecins semblent peu au courant.

            Ce qui nous apparaît plus troublant est le fait que même si les médecins connaissent les dangers des problèmes de sevrage de ces médicaments, ils s'abstiennent souvent d'en faire part à leurs patients. Parfois, ils se sentent trop bousculés par le temps pour informer leurs patients de ces dangers. À d'autres occasions, ils oublient tout simplement. Ou encore, ils sont préoccupés par le fait que des patients se plaindront des effets secondaires que le médecin mentionne ou dont ils ont entendu parler. À d'autres moments, les médecins ont tout simplement peur de décourager leurs patients de prendre leur médication. Toutefois, l'éthique médicale et une pratique sensée exigent que les médecins avisent leurs patients des problèmes de sevrage. Il n'y a pas d'excuses légitimes pour ne pas le faire.

   Une fois la lecture de ce livre terminée, vous serez plus au fait que votre médecin des problèmes de sevrage. Si vous planifiez de cesser ou de diminuer la dose d'un médicament psychiatrique, vous voudrez peut-être partager ce livre avec votre médecin.

Quand s'agit-il d’une réaction au sevrage ?

            Les réactions au sevrage peuvent être difficiles à reconnaître. Par exemple, prenons le cas de George qui depuis deux nuits a cessé de prendre le Klonopin (clonazépam) qu'on lui a prescrit pour l'aider à dormir. C'est la première fois depuis plusieurs mois qu'il tente de s'endormir sans son «somnifère». Depuis qu'il a cessé le Klonopin, George a plus que jamais des problèmes à s'endormir. Il est demeuré éveillé pendant des heures à s'inquiéter de ce qui lui arriverait s'il s'avérait impossible pour lui de s'endormir sans médicaments.

            George éprouve fort probablement une réaction au sevrage du Klonopin. Pendant plusieurs mois, son cerveau a livré une bataille contre les effets du médicament que George prenait quotidiennement. Ce processus a eu comme résultat une stimulation réactive ou compensatoire accrue du cerveau. Maintenant que la prise du médicament a cessé, le cerveau trop stimulé de George a pris le dessus et maintient George dans un état d'éveil. Étant donné que son insomnie est pire qu'avant sa prise du Klonopin, sa réaction au sevrage peut être appelée un «rebond» - une aggravation des symptômes originaux.

            Ou encore, George pourrait souffrir d'une crainte psychologique d'abandonner son médicament. S'il n'avait pas tellement peur de vivre sans son médicament, il n'aurait peut-être pas autant de problème à trouver le sommeil. Ayant pris l'habitude de prendre du Klonopin, il peut peut-être éprouver de la peur de s'en passer. Cette réaction au sevrage serait décrite comme étant provoquée psychologiquement, au contraire des effets physiques du sevrage qui nous préoccupent davantage. Dans de telles circonstances, George aurait besoin d'être rassuré par son médecin qu'il pourra éventuellement retrouver le sommeil sans médicament.

            George pourrait aussi souffrir de sa première insomnie. En effet, pendant des années, il a eu tendance à s'inquiéter la nuit. En l'absence d'un sommeil induit par la médication, son inquiétude est peut-être réapparue. Cette situation pourrait être décrite comme une «rechute» - un retour au problème original éprouvé avant la médication. Le counselling ou la psychothérapie pourrait venir en aide à George dans le traitement de cet aspect de son insomnie.

            Étant donné que le Klonopin et les autres types de somnifères provoquent normalement des problèmes de sevrage, nous ne nous trompons vraisemblablement pas en précisant qu'il s'agit, dans le cas de George, d'un diagnostic de réactions de sevrage. S'il retourne éventuellement à un sommeil plus normal dans quelques jours ou quelques semaines, le diagnostic serait confirmé. Tel que mentionné, il est souvent difficile de distinguer les réactions de sevrage d’autres problèmes tels que le retour du symptôme original. Toutefois, il est habituellement plus sage de présumer que le sevrage physique joue un rôle et qu'une diminution lente et graduelle serait préférable.

            Il faut considérer la possibilité que vous faite une réaction de sevrage si vous commencez à éprouver des réactions émotives ou physiques dans les heures, les jours ou les semaines suivant une diminution ou un arrêt de la médication. La même chose est vraie si vous éprouvez ces réactions entre les doses. Les médicaments à demi-vie courte sont particulièrement susceptibles de provoquer des réactions au sevrage entre les doses. C’est le cas de tous les stimulants, des somnifères Ambien et Halcion et du tranquillisant benzodiazépine Xanax.

            Vous pouvez aussi être en train d'avoir une réaction de sevrage si la réaction est contraire à l'effet du médicament. Par exemple, si vous éprouvez une grande fatigue et sentez que vous vous «écrasez» quelques heures après avoir pris un stimulant - ou encore si vous vous sentez agité et même «high» quelques heures après avoir pris un tranquillisant - il pourrait s'agir de sevrage.

Déni des réactions de sevrage

            Pour plusieurs raisons, notre connaissance des problèmes liés au sevrage n'est pas si avancée qu'elle devrait l’être. Premièrement, ces problèmes sont très complexes. Comme dans le cas de George, il peut être difficile de distinguer les facteurs psychologiques des facteurs physiques. Ou encore, il peut s'avérer difficile de déterminer si les problèmes comprennent un sevrage physique ou un retour des problèmes originaux de l'individu. De plus, les réactions de sevrage à un même médicament varient d'une personne à l'autre. Par exemple, George peut se sentir nerveux et avoir des problèmes à trouver le sommeil pour quelques jours après l'arrêt du Klonopin, alors que Gina pourrait, elle, entendre une sonnerie dans ses oreilles ou se sentir en déséquilibre.

            Comme nous l'avons mentionné, les médecins sont souvent réticents à admettre que le sevrage constitue un problème grave. Bien plus, lorsqu'ils sont témoins de réactions de sevrage, ils les rapportent rarement aux agences appropriées. Par exemple, des réactions probables au sevrage d'antidépresseurs tels que le Paxil et le Zoloft sont très communes, se produisant chez 30 % des patients. Toutefois, le nombre de rapports de tous les effets secondaires des antidépresseurs envoyés au Food and Drug Adminsitration (FDA) varient entre 2 et 300 par million de prescriptions.

            Encore plus important peut-être est le fait que presque la plupart des recherches sur les médicaments sont financées et contrôlées par les compagnies pharmaceutiques. Ces corporations dont la visée est le profit ont tendance à être réticentes à identifier des problèmes, liés au sevrage, qui pourraient décourager les gens de faire usage de leur produits. La recherche sur les médicaments, l'éducation médicale et la pratique clinique sont donc plusieurs facteurs qui entrent en jeu pour nous empêcher de développer nos connaissances sur le sevrage des médicaments psychiatriques. Conséquemment, il n'existe pas de tradition significative ni d’ensemble de connaissances en psychiatrie pour mettre l'accent sur les réactions de sevrage des médicements. On a tendance à mettre davantage l’accent sur la façon de commencer et de maintenir l'usage des médicaments, plutôt que sur la façon d’en cesser la consommation.

            Lorsque vous lui parlez des problèmes liés à l'arrêt de votre médicament psychiatrique, ou à la diminution des doses, gardez en tête que votre médecin peut ne pas en connaître long sur ce sujet et pourrait même en nier de façon irrationnelle l’existence. Par exemple, les antidépresseurs plus anciens appelés communément tricycliques ont été sur le marché depuis plus de 40 ans et les réactions à leur sevrage maintes fois documentées. Toutefois, les médecins semblent souvent ignorer complètement l'existence de ces réactions. Un sondage récent a été effectué auprès de psychiatres et d’omnipraticiens afin de vérifier leur connaissance au sujet des réactions au sevrage des antidépresseurs. Les auteurs ont conclu qu'une « minorité importante d'omnipraticiens niaient être suffisamment au courant de l'existence des symptômes de sevrage des antidépresseurs ». Cela veut dire que dans la pratique clinique routinière au moins « une minorité importante » de médecins ne fait aucune tentative pour diagnostiquer les réactions de sevrage ou les distinguer d'autres symptômes.

            Votre médecin pourrait aussi attribuer par erreur vos réactions au sevrage à un retour de votre «maladie mentale». Plus particulièrement, si vous avez tenté sans succès de vous sevrer à deux ou trois reprises, votre médecin pourrait essayer de vous convaincre que vous souffrez d'une «maladie chronique» qui requiert la prise de médicaments tout au cours de votre vie. Ironiquement, plus longtemps vous consommez le médicament, plus probablement vous n’aurez pas une réaction simplement légère lorsque vous tenterez de vous en défaire. Votre médecin qui l'ignore et même vous aussi y verrez peut-être un signe que «vous avez vraiment besoin» de ce médicament. En réalité, c'est de l'aide dont vous avez besoin pour vous en sevrer graduellement.

Définir la dépendance physique     

            Si un médicament provoque des effets de sevrage déplaisants, certains usagers en deviendront inévitablement physiquement dépendants. En effet, cette conclusion est inhérente à la définition de dépendance physique. Selon le World Task Force, un groupe de travail qui s'est penché sur les sédatifs hypnotiques, «la dépendance physique se définit comme l'apparition de symptômes spécifiques lorsque la médication est brusquement interrompue». Le service de glossaire pharmacologique en ligne de l'Université de Boston affirme que la dépendance «se caractérise par la nécessité de maintenir la prise de médicament afin d'éviter l'apparition de symptômes de sevrage incommodants ou dangereux». Et un rapport récent publié dans le New England Journal of Medicine le confirme : «L'utilisation du terme "dépendance physique" implique qu'un syndrome de sevrage se produira après l'arrêt d'un remède psychiatrique.»

            Sur la base de ces définitions, nous pouvons en plus conclure que tous les médicaments psychiatriques sont des médicaments de dépendance. Cela inclut des médicaments comme le lithium qui ne sont pas communément reconnus comme provoquant des symptômes de sevrage. L'apparition de symptômes de sevrage définit la dépendance en ce sens que les usagers éprouveront de l'inconfort lorsqu'ils cessent de prendre le médicament et seront soulagés lorsqu'ils recommencent à le prendre. Conséquemment à l'expérience de l'inconfort, certains usagers «choisiront» de continuer de prendre le médicament simplement pour éviter la détresse accompagnant le sevrage prolongé. Tel que déjà mentionné, les usagers peuvent confondre le symptôme de sevrage avec la «maladie mentale» et décider qu'ils ont «besoin» du médicament.

            L'existence de réactions déplaisantes donne une image négative à un médicament. Pour des raisons économiques et politiques, les compagnies pharmaceutiques, les agences gouvernementales, les chercheurs et les médecins ont tendance à minimiser, ignorer ou nier l'information au sujet des effets de sevrage d'un remède populaire et ce, même après que des preuves convaincantes soient devenues disponibles. Cette résistance et ce déni ont été documentés par le passé, notamment dans le cas des benzodiazépines, des barbituriques, des stimulants et même des opiacés. Pourtant, ces mêmes médicaments sont aujourd'hui tenus pour des «addictifs classiques».

            Un déni similaire de la nature, de l'étendue et des implications des réactions au sevrage existe aussi envers des antidépresseurs populaires tels que le Paxil, le Zoloft, le Prozac et d'autres. Ironiquement, ces médicaments n'ont jamais été testés pour leur potentiel de dépendance et sont devenues populaires en partie parce qu'ils ont été offerts en remplacement d'anciens antidépresseurs et des benzodiazépines - des médicaments psychiatriques reconnus pour leurs problèmes de sevrage.

Les réactions de sevrage peuvent entraîner «une détresse significative»

            Le manuel officiel de diagnostics psychiatriques, 4ème édition, le DSM-IV, inclut une catégorie diagnostique intitulée «Sevrage des substances », décrite comme étant « le développement d’un changement comportemental spécifique aux substances avec concomitants physiologiques et cognitifs dus à la cessation ou la diminution de l’usage intenfif ou prolongé de substances ». Sur la page suivante, le DSM-IV met l’accent sur l’inconfort du sevrage, soulignant que le « syndrome cause une détresse significative ou une détérioration des domaines social, occupationnel ou autres ».

            Cette définition semble décrire le sevrage de substances illicites ou illégales. Néanmoins, la plupart des médicaments psychiatriques prescrits et approuvés incluent un « usage prolongé ». Tel que documenté plus loin dans ce chapitre, les réactions au sevrage qui peuvent causer une  détresse grave et de longue durée et une détérioration ont été spécifiées pour toutes les catégories de médicaments psychiatriques. Toutefois, le DSM-IV « reconnaît  » de telles réactions pour seulement deux catégories de médicaments psychiatriques actuellement utilisés: les stimulants et les tranquillisants.

« Sevrage »  ou  « Arrêt »

            Pendant des années, les auteurs de la littérature médicale ont utilisé en alternance les termes du syndrome de l’arrêt, du sevrage et de l’abstinence. De plus en plus dans les discussions sur les médicaments psychiatriques, le terme accepté est l’arrêt (discontinuation). Selon certains experts, ce terme est moins stigmatisant. Nous avons lu dans un éditorial récent du British Medical Journal que « la croyance populaire commune selon laquelle les antidépresseurs créent une dépendance contribue probablement au sous-traitement significatif de la maladie dépressive. Il est important de ne pas adopter cette croyance par inattention – une raison supplémentaire qui fait que « réaction d’arrêt » est un terme plus approprié que « réaction de sevrage ».

            Mais il s’agit de propos ambigus. Au lieu de fournir des preuves pour aborder la peur, justifiée, que les antidépresseurs peuvent produire la dépendance, les experts conseillent vivement de donner à ce phénomène inquiétant une autre appellation! Nous, au contraire, nous suggérons qu’une vraie tentative soit faite pour répondre à deux questions importantes : Est-ce que les effets de « l’arrêt » ou du « sevrage » amènent les gens à poursuivre leur médication indéfiniment? Et est-ce que par erreur ces effets convainquent les médecins que les patients « ont besoin » de leurs médicaments?

            Il n’y a pas si longtemps, des raisonnements similaires amenaient les médecins à croire que le traitement à long terme aux tranquillisants était « efficace ». Depuis le début de l’usage des benzodiazépines, en 1963, l’existence de la dépendance physique chez les patients prenant des doses cliniques de benzodiazépines a été fermement établie. Toutefois, pas plus de 15 ans plus tard, un expert de renom conclut que « le risque de dépendance  avec les benzodiazépines est .. probablement inférieur à un cas par 50 millions de mois d’usage thérapeutique ». Conséquemment à un tel déni, des millions de personnes en devinrent dépendantes.

            La suite de ce chapitre fournit une revue de l’information médicale au sujet des réactions au sevrage de médicaments psychiatriques couramment prescrits, incluant les plus récents sur le marché. Nous discutons aussi des réactions et des syndromes de sevrage  moins connus. La revue suivante est probablement le résumé le plus complet portant sur les réactions au sevrage qui soit disponible actuellement. 

Les réactions au sevrage des benzodiazépines

            Les réactions au sevrage des benzodiazépines – les médicements qui constituent la grande partie de la catégorie des tranquillisants mineurs et les somnifères habituellement prescrits – sont extrêmement bien documentées. Pour la plupart des gens qui prennent une faible dose, les symptômes essentiels de sevrage consistent en une augmentation de la tension et de l’anxiété de même qu’en une perturbation motrice et de la perception. Toutefois, les réactions peuvent devenir beaucoup plus graves et mettre la vie en danger.

            Les tranquillisants peuvent produire des réactions de sevrage après seulement quelques semaines d’usage. Des études sur le Xanax, par exemple, ont indiqué une augmentation de l’anxiété et de panique au moment de l’arrêt, après seulement huit semaines de consommation. Plus longtemps vous prenez un tranquillisant, plus élevée est la dose et plus le sevrage est interrompu de façon abrupte - plus graves seront vos réactions au sevrage. Les réactions graves ont tendance à être plus fréquentes avec les médicaments à demi-vie courte comme l’Halcion (le triazolam utilisé seulement comme somnifère) et le Xanax (alprazolam). Les produits intermédiaires à demi-vie courte incluent l’Ativan (lorazépam), le Klonopin (clonazépam), le Lectopam (bromazépam), le Restoril (temazépam) et le Serax (oxazepam). Les produits à effet prolongé incluent le Dalmane (flurazépam), le Valium (diazépam), le Tranxene (clorazépate) et le Librium  (chlordiazepoxide). Les benzodiazépines peuvent inverser les réactions au sevrage de l’alcool et des barbituriques. De ce fait, ils produisent un syndrome similaire à celui associé à ces substances.

            Le syndrome de l’arrêt  

            Un rapport du comité de travail de l'American Psychiatric Association (1990) divise le syndrome de l'arrêt des benzodiazépines en trois catégories bien connues:

            1) Des réactions de rebond d'anxiété et d'insomnie - les mêmes que celles pour lesquelles le médicament a été prescrit, mais seulement plus graves. Ces symptômes se produisent habituellement un à trois jours après l'arrêt. Pour les produits à demi-vie tels que l'Halcion, le rebond «veut souvent dire un réveil en pleine nuit, avec une incapacité de retour au sommeil sans une deuxième dose de triazolam». Pour certains patients, les symptômes de rebond durent environ une semaine; pour d'autres, ils s'atténuent après deux ou trois semaines. Toutefois, plusieurs personnes qui éprouvent ces réactions n'en viennent pas à bout, puisqu'elles reprennent le médicament afin d'éviter la détresse associée à l'arrêt.

            2) Les symptômes de rechute ou de récurrence - le retour du problème original. En effet, étant donné que le traitement pharmacologique cible les symptômes plutôt que les causes de l'anxiété, on peut s'attendre à voir l'anxiété revenir quand on cesse de prendre le médicament. Et étant donné que la récurrence et le rebond apparaîtront probablement en même temps, votre médecin peut trouver difficile de les distinguer l'un de l'autre. Toutefois, les symptômes de récurrence ont tendance à durer plus longtemps que les symptômes de rebond.

            3) Les symptômes de sevrage - l'apparition de symptômes qui n'existaient pas avant l'usage des benzodiazépines. Même des réactions relativement modérées de sevrage peuvent inclure des symptômes semblables à la grippe tels que la nausée, les vomissements, des maux de têtes, des douleurs et des raideurs musculaires, la fatigue, les diarrhées, des frissons et des sueurs. L'insomnie, l'anxiété, la tension et un éventail de sensations inhabituelles dans la tête sont aussi très communs. Un syndrome de sevrage en règle peut aussi entraîner des tremblements, une vision brouillée, une tension et une anxiété extrêmes, des attaques aiguës d'anxiété, une sensibilité accrue au son et à la lumière, des troubles graves de sommeil, des problèmes d'équilibre et de coordination, des tics nerveux et des crampes musculaires, des troubles visuels et auditifs tels que des hallucinations ou l'acouphène (bourdonnement dans les oreilles), l'anorexie et la perte de poids et même la psychose, le délire et les convulsions.

            Tel que noté, le sevrage des benzodiazépines (comme le sevrage de l'alcool et des barbituriques) peut provoquer des crises convulsives ou épileptiques. Les adultes et les personnes âgées semblent être particulièrement à risque, mais les crises sont plus probables dans les cas où les doses étaient fortes, des médicaments à demi-vie ont été pris et lorsque l'arrêt est abrupt.

L'implication du médecin dans le sevrage

            Aujourd'hui, les médecins encouragent régulièrement les usagers de longue date de benzodiazépines de se sevrer de ces médicament. Toutefois, plusieurs de ces patients refusent à cause des symptômes de sevrage trop intolérables. Ils demeurent sur les médicaments grâce à des médecins qui renouvellent leurs prescriptions. C’est particulièrement vrai dans le cas des personnes âgées, particulièrement les femmes, à qui on a prescrit ces médicaments avant que les médecins soient plus conscients du potentiel de dépendance.

            L'implication du médecin avant, pendant et après le sevrage est l'un des éléments les plus importants du succès dans les cas où le processus est difficile. Les patients en sevrage de benzodiazépines requièrent un soutien psychologique. Cette intervention peut varier d'un simple geste d'encouragement à des techniques plus formelles de gestion de l'anxiété telles que les exercices de respiration, la méditation et les groupes de soutien; cela peut aussi inclure de la psychothérapie.

            Votre médecin peut être plus efficace en utilisant un protocole clair de sevrage au lieu d'un intervention peu structurée et tâtonnante. Il peut être aidant d'avoir en main des informations écrites sur chacune des étapes du sevrage. Bien que certains médecins prescrivent de l'Indéral ou du Tegretol pour minimiser les réactions de sevrage des benzodiazépines, on a n'en a pas encore démontré l'efficacité, sauf peut-être dans des cas d'urgence quand il faut cesser les benzodiazépines rapidement.

            La vaste majorité des patients ont un sevrage réussi en externe. Dans la littérature médicale, les recommandations sur le sevrage des benzodiazépines mentionnent quelquefois que les patients hospitalisés peuvent passer à un médicament à demi-vie longue tel que le Valium parce que les symptômes de sevrage sont moins aigus et la dose relativement plus grande peut être divisée plus facilement. D'autres médecins croient au contraire qu'il est mieux de travailler avec le produit auquel le patient est habitué.

            Certaines sources médicales suggèrent la méthode de «10 % de réduction par jour » pour les benzodiazépines. Mais nous croyons que cela pose un trop grand risque aux patients. Dans les cas où les médecins estiment qu'il est préférable de réduire rapidement la dose sans hospitaliser le patient, un échéancier de « 10 % par semaine » est plus raisonnable. Des expériences cliniques avec les benzodiazépines suggèrent aussi que l'extension de la période de sevrage ne nuit pas particulièrement après que la dose initiale a été réduite de 50 %. Dans des circonstances ordinaires, toutefois, les patients devraient être admis à partager le contrôle du processus, particulièrement s’il s’agit d'y aller plus lentement.

Les réactions de sevrage des  antidépresseurs   

            Au chapitre 4, nous avons divisé les antidépresseurs en quatre catégories: les tricycliques, les IMAO, les drogues semblables au Prozac qui stimulent la sérotonine et les atypiques. Les symptômes prévisibles de sevrage de la plupart de ces produits sont maintenant bien documentés bien que plusieurs psychiatres et surtout des omnipraticiens les ignorent.

Les antidépresseurs tricycliques: les réactions de sevrage

            Cesser l'usage d'antidépresseurs tricycliques produit «une variété déconcertante» de symptômes qui affectent de 20 à 80 % des usagers et peuvent durer jusqu'à trois mois. Vous êtes à plus haut risque d'éprouver des réactions de sevrage des tricycliques si vous avez été traité avec des doses élevées pendant plusieurs années et cessez d'en prendre brusquement.

            Il existe tellement de symptômes physiques différents qui peuvent apparaître lors du sevrage d'antidépresseurs tricycliques qu'il est préférable  de les diviser en catégories. Les symptômes de sevrage suivants peuvent apparaître seuls ou en combinaison, et à des degrés divers:

1) Dérangement gastrointestinal accompagné de crampes abdominales, vomissements, sécheresse de la bouche, salivation excessive et perte d'appétit. La nausée est un symptôme commun et très dérangeant du sevrage de ces produits.

2) Un sentiment général de détresse physique et mental ou d'inconfort, difficile à définir ou à décrire mais qui ressemble à de l'épuisement ou à la grippe. « Des bizarres de sensations dans la tête » sont rapportées occasionnellement par des individus.

3) Des manifestations émotives, incluant la tension, la nervosité, l'irritabilité, l'anxiété, la panique, la dépersonnalisation, l'apathie, la dépression, les sautes d'humeur et même des manies psychotiques. Après quelques jours de sevrage, certaines personnes développent des épisodes psychotiques en règle avec des pensées rapides, de l'hostilité, un jugement appauvri et des comportements dangereux. Ces psychoses peuvent persister longtemps après l'arrêt du médicament et pourraient ne pas répondre au traitement avec d'autres produits.

4) Un mauvais fonctionnement mental qui inclut communément des troubles de mémoire et dans des cas plus graves, la désorientation et les délires (confusion extrême).

5) Des troubles de sommeil, incluant l'insomnie, des rêves extrêmement impressionnants, des cauchemars, et des difficultés respiratoires pendant le sommeil.

6) Des mouvements anormaux incluant des mouvements incontrôlables de presque tous les muscles du corps (dyskinésie), des spasmes musculaires (dystonie), parkinsonisme (des mouvements lents et rigides) et de l'akathisie (une agitation interne qui contraint une personne à bouger). Les spasmes musculaires peuvent être extrêmement douloureux alors que l'akathisie peut être ressentie comme de la torture.

7 Les arythmies cardiaques peuvent être extrêmement dangereuses. 

            Nous avons vu des cas où les personnes  - après plusieurs années de consommation de ces produits - ont été sevrées sans surmonter pleinement les symptômes. Certaines, par exemple, continuent de souffrir indéfiniment de nausées et de problèmes de mémoire.

            Tel que mentionné plus tôt dans le livre, la plupart de ces symptômes - incluant les manies et autres troubles mentaux - peuvent aussi se produire au cours du traitement à cause de la toxicité de l'antidépresseur.

            Les enfants aussi souffrent du sevrage des antidépresseurs tricycliques. Dans le cas d'un enfant de 8 ans, le sevrage abrupt de la tricyclique a provoqué de la nausée grave, des vomissements, des crampes abdominales entraînant l'hospitalisation pour cause de déshydratation. L'irritabilité mentale et des battements cardiaques irréguliers se sont aussi produits chez des enfants de mères qui prenaient des antidépresseurs tricycliques pendant la grossesse.

Les réactions de sevrage des IMAO

            Les problèmes liés à la discontinuation des inhibiteurs de momoamine oxidase (IMAO), des produits comme le Nardil, le Parnate, l'Eldepryl et, au Canada, le Manerix, sont moins documentés que les autres catégories d'antidépresseur, probablement parce qu’ils sont moins souvent utilisées. La proportion de patients qui éprouvent des réactions de sevrage est inconnue à cause d'un manque d'études systématiques. Ce que nous savons toutefois, c’est que si vous arrêtez les IMAO, les réactions de sevrage peuvent durer de « quelques jours à quelques mois ».

            Certains cliniciens croient que « le sevrage des IMAO n'est habituellement pas un problème sérieux » alors que d'autres maintiennent qu’il « produit des syndromes beaucoup plus graves que ceux provoqués par le sevrage des [tricycliques] ». Une source mentionne « une détérioration cognitive grave et de la catatonie pouvant mener à l'hospitalisation et qui peuvent apparaître au moment de l'arrêt » des IMAO.

            D'autres réactions de sevrage incluent l'anxiété, l'agitation, la paranoïa, une élocution rapide, des migraines, une pression sanguine plus basse debout, une faiblesse musculaire, des frissons, des picotements, des sensations de brûlures sous la peau. La manie peut aussi apparaître.

            Voici deux compte-rendus de réactions graves au sevrage des IMAO :

            Une femme de 34 ans à qui on diminua la dose de Nardil graduellement avait des sensations de brûlure. Elle cessa donc brusquement d'en prendre. Elle devint « hostile, bruyante, agressive, désorientée dans le temps et l'espace…» Elle « criait à des objets imaginaires…. Elle a déliré pendant trois jours après avoir reçu la dernière dose de phénelzine.... Hospitalisée pour seulement 72 heures, elle ne se rétablit pourtant pas pleinement avant six semaines ».

            Dans le cas d'une femme de 21 ans traitée pour boulimie, le Nardil lui fut abruptement enlevé parce qu'elle éprouva des étourdissements graves lorsqu'elle se levait. Conséquemment, « elle avait sommeil, elle passait la plupart de son temps au lit. Elle fut confuse pour trois jours et désorientée pendant quatre jours après la dernière dose.. Elle ne reconnaissait ni sa mère ni sa propre chambre. Elle entra dans un genre de stupeur catatonique et fut hospitalisée ».  

Les réactions au sevrage des antidépresseurs qui stimulent la sérotonine

            Cette catégorie de drogues inclut les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) tels que le Prozac, le Zoloft, le Celexa, le Paxil et le Luvox (approuvé par le FDA pour les troubles obsessifs-compulsifs). L'Effexor peut entraîner des réactions semblables à ces produits de même qu'aux antidépresseurs tricycliques.

            À la fin de 1996, « parce que les syndromes d'arrêt sont rapportés plus fréquemment dans la littérature », un panel d'experts en psychiatrie commandité par Eli Lilly (le manufacturier de Prozac) s'est rencontré pour discuter des syndromes de sevrage des ISRS. Le panel a constaté que plusieurs des réactions rapportées « sont semblables à celles du sevrage des tricycliques, mais une variété de nouveaux symptômes sont aussi associés à la cessation de la thérapie ISR ». Les nouveaux symptômes incluent « des problèmes d'équilibre, des anormalités sensorielles et un comportement agressif et impulsif possible ».

            Le panel a constaté que le syndrome d'arrêt des ISRS inclut un ensemble de symptômes physiques fréquemment rapportés: 1) déséquilibre (par exemple, étourdissement, vertige et ataxie); 2) des symptômes gastrointestinaux (p. ex. nausée, vomissements); 3)des symptômes semblables à la grippe (p. ex. fatigue, léthargie, myalgie, frissons); 4) des troubles sensoriels (p. ex. acouphène, sensations de brûlures, sensations de chocs électriques), et 5) troubles du sommeil (p. ex. insomnie, rêves réalistes).

            Le panel a aussi noté deux « symptômes psychologiques majeurs » du sevrage des ISRS - anxiété/agitation, crises de larmes «dramatiques» et irritabilité - de même que de l'hyperactivité, de la dépersonnalisation, des difficultés de concentration ou des pensée plus lentes, mauvaise humeur, confusion, problèmes de mémoires et mouvements anormaux.

            Sur la base de cette information recueillie par le panel et des études récentes, nous avons constaté qu'à l'instar du sevrage des tricycliques, il y avait un vaste éventail de symptômes associés au syndrome de sevrage des ISRS. En voici quelques exemples:

            Un homme de 32 ans qui cessa de prendre du Prozac après six mois d'usage se réveilla avec des « spasmes musculaires douloureux » et « des mouvements tendus de la langue ». Une femme de 31 ans tenta de cesser de prendre du Luvox lorsqu'elle tomba enceinte mais « fut envahie par de forts sentiments d'agression (elle sentait qu'elle pouvait tuer quelqu'un) ». Cela s'est produit à deux occasions distinctes de tentatives de sevrage. Cette femme fut incapable de cesser de prendre le Luvox.

            L'un d'entre nous a rapporté un «crashing» lors du sevrage des ISRS. Une femme décida spontanément de réduire sa dose de Zoloft de 100 mg à 50 par jour. En quelques jours, elle tomba dans un état de « fatigue et d'épuisement, de dépression profonde et dans un désir étrange et compulsif de se suicider ». Tous ces symptômes disparurent rapidement après qu'elle rétablit la dose à 100 mg. Dans une autre publication, nous avons décrit une jeune femme qui devint suicidaire lorsqu'elle cessa de prendre du Prozac.

            Dans deux cas impliquant des hommes d'âge moyen, sans historique de problèmes psychiatriques majeurs, le sevrage du Paxil mena à des symptômes graves. Pendant douze jours après un arrêt brusque du médicament, l'un éprouva de l'hypomanie marquée. Le deuxième développa une variété de symptômes physiques, ensuite commença  à exprimer des pensées homicidaires - un état qui dura cinq semaines.

            Un rapport décrit trois patientes qui éprouvèrent « des symptômes physiques graves de sevrage » lorsqu'elles arrêtèrent l'Effexor. L'Effexor n'est pas un ISRR, mais comme ce  dernier, il stimule la sérotonine. Ces femmes ne purent arrêter la médication même après des tentatives répétées de diminution graduelle. Ces patientes ont pu finalement cesser de prendre de l'Effexor seulement en lui substituant le Prozac.

            Après trois mois de prise de Prozac, une jeune femme tenta sans succès de s'en sevrer à trois reprises. À chaque fois, elle éprouva des étourdissements extrêmes et de l'instabilité. Elle fut examinée par des spécialistes qui commandèrent plusieurs tests, incluant des tests de résonance magnétique (TRM) du cerveau. Les résultats étaient négatifs. Les symptômes étaient soulagés à chaque fois en reprenant du Prozac, mais aucun de ses médecins ne soupçonnèrent des réactions de  sevrage. Un sevrage graduel de 12 semaines a finalement réussi.

            Une femme de 32 ans a pris 300 mg d'Effexor quotidiennement pendant huit mois. Elle tenta de s'en sevrer abruptement à trois occasions mais échoua à cause de migraines intolérables, de troubles gastrointestinaux, fatigue et autres symptômes. « Elle demeure sur un régime de venlafaxine [Effexor], 100 mg t.i.d.». Un homme sevré de l'Effexor éprouva « une grave akathisie » (compulsion de bouger). Cet état s'atténua « en quelques heures » après avoir pris une nouvelle dose. Ce n'est que plus tard que l'homme fut graduellement sevré.

            Dans un long article sur les difficultés du sevrage d'antidépresseurs et sur un site Web racontant ses appels incessants aux autorités britanniques au sujet de la sécurité des médicaments, le journaliste Charles Medawar résume plusieurs rapports traitant des réactions de sevrage des ISRS et le fait que peu de médecins rapportent  ces réactions, de même que les réponses évasives des agences gouvernementales et des fabricants. Parmi cette cinquantaine de rapports datés de 1988 à 1998, plusieurs notaient des symptômes de sevrage distincts observés chez des nouveau-nés dont les mères prenaient du Prozac, du Paxil ou du Zoloft en cours de grossesse.

            Les réactions de sevrage affectent entre 15 et 80 % des personnes qui cessent les ISRS abruptement. Sur la base d'un estimé conservateur que 50 % des individus souffrent de réactions de sevrage, nous devrions conclure que des centaines de milliers de personnes en sont affectées à chaque année aux États-Unis seulement. La plupart de ces réactions sont faibles ou modérées mais suffisamment troublantes pour que les patients veuillent les éviter. Peu d'estimés valides de réactions graves existent : des taux de 20-30% ont été rapportés lors d'un récent symposium.

            Des réactions au sevrage des ISRS se produisent typiquement un à quatre jours après cessation, bien qu'elles peuvent commencer des semaines plus tard dans le cas de produits à demi-vie longue tels que le Prozac. En moyenne, les réactions peuvent persister pendant une période de sept à 25 jours (de 1 journée à 13 semaines). Jusqu'à maintenant, aucune relation n'a été observée entre la dose et la durée de l'usage, d'une part, et d'autre part, sur les risques des réactions au sevrage.

            Les réactions au sevrage des ISRS impliquent plusieurs symptômes physiques et émotionnels, dont l'éventail complet n'a certes pas été décrit. Ils se produisent  à la fois lors d'un arrêt brusque et lors d'un sevrage graduel mais semblent s'atténuer  lors d'un véritable sevrage graduel, qui dure de deux à trois mois. Selon notre estimation toutefois le sevrage abrupt est trop fréquent, qu'il soit sous supervision médicale ou non.

            Les réactions au sevrage semblent être plus fréquentes - oui du moins plus aiguës - dans le cas des ISRS à demi-vie courte tels que le Paxil, le Luvox et le Zoloft. Les réactions au sevrage des produits à effet prolongé comme le Prozac semblent apparaître beaucoup plus tard. Elles peuvent n’apparaître que 25 jours après l'arrêt. Parce que les réactions se produisent si tardivement, elles ne sont pas visibles dans les études à court terme; de plus, les patients ont tendance à ne pas attribuer ces réactions à la cessation de la médication.

            Comme l'ont souligné Lejoyeux et Adès (1997), « les patients qui sont classés comme étant en rechute lorsqu'ils arrêtent la thérapie pharmacologique peuvent en fait souffrir de symptômes non remarqués de sevrage de la médication ». Tel que déjà mentionné, le panel d'experts d'Eli Lilly a constaté que « des crises de larmes dramatiques sont un symptôme psychologique majeur » du sevrage des ISRS. Il n'est pas étonnant que l'on confonde cette réaction avec une rechute de dépression. On ne s

19 Aoû 2015 

bipolaire pour cause de publicité

Récemment, j’ai reçu un appel d’une femme qui était certain qu’elle était «bipolaire».
A l’âge de quarante-deux ans, Julie (pas son vrai nom) a semblé avoir tout – un mariage stable, quatre enfants qu’elle élevait avec la chaleur et l’efficacité, une entreprise à domicile en plein essor. Mais en
dépit d’une vie marquée par la réussite scolaire et de la famille, elle a lutté avec une faible estime de soi et des épisodes de tristesse. Parfois, elle se sentait irritable et retirée, tantôt très productives. Julie sentit une vague d’espoir après avoir vu une publicité télévisée pour Abilify, un médicament antipsychotique maintenant fréquemment prescrit pour le trouble bipolaire. Google recherche subséquente de  Julie sur « trouble bipolaire » l’a amenée à croire que, elle aussi, avait la maladie. Et malgré le fait que trente secondes d’une minute que Abilify annonce discuté des effets secondaires potentiels, Julie a été  convaincue qu’elle pourrait bénéficier de la drogue. L’appel de Julie était pas unique. Presque tous les jours, il semble, je reçois un appel de quelqu’un qui lui-même s’est diagnostiquée comme bipolaire et me demande de prescrire Abilify ou l’un des autres fortement annoncés, antipsychotiques nouveaux. Ils ont vu les annonces, les sites Web visités, pris les quizz et décidé, « que moi. »
19 Aoû 2015 

antidépresseurs : la molécule qui rend fou

19 Aoû 2015 

MORTS SUR ORDONNANCE


Morts sur ordonnance par alalumieredunouveaumonde
19 Aoû 2015 

danger zyprexa


Zyprexa: danger par Petit-prince
04 Mar 2016 

DE L'ANTIDÉPRESSEUR AU MEURTRE

04 Mar 2016 

Le Valproate, responsable de déformations congénitales


Le Valproate, responsable de déformations... par ITELE
06 Mar 2016 

Dépakine : 20 ans après

15 Mar 2016 

dépakine : Ce scandale sanitaire a éclaté en mai 2015, mais il couvait depuis les années 80


Complément d'enquête. Les croisés de la Dépakine
15 Mar 2016 

Votre enfant n’a pas de troubles bipolaires : Comment la mauvaise science et les bonnes relations publiques créé le diagnostic



Votre enfant n’a pas de troubles bipolaires : Comment mauvaise Science et bonnes Relations publiques créé le diagnostic
En moins d’une décennie, passant approximativement de 1994 à 2003, le diagnostic et le traitement du trouble bipolaire chez les enfants et adolescents ont subi une augmentation dramatique et injustifiée. Avant 1995, le trouble bipolaire a été rarement diagnostiqué chez les enfants et les adolescents ; aujourd’hui, que le diagnostic est monnaie courante, avec une augmentation du nombre de consultations externes brusquement visites pour ce diagnostic chez l’enfant. En 1995, il y a 20 000 de ces visites ; d’ici 2003 le nombre annuel était de 800 000 ! Maintenant, presque un tiers de tous les enfants et les adolescents rejetés par les enfants des hôpitaux psychiatriques ont été diagnostiqués avec un trouble bipolaire. La plupart de ces diagnostics sont incorrectes
18 Avr 2016 

Trouble bipolaire et myofasciite, cause vaccinale (aluminium et autres)

18 Avr 2016 

silence on vaccine

18 Avr 2016 

Big Pharma - Vaccination - Thimérosal (mercure des vaccins) / autisme....

18 Avr 2016 

Aluminium : un poison légal dans nos vaccins


Aluminium : un poison légal dans nos vaccins par non-merci
18 Avr 2016 

thimérosal / mercure dans les vaccins

18 Avr 2016 

Aluminium, notre poison quotidien (france 5)


Aluminium, notre poison quotidien par alalumieredunouveaumonde
18 Avr 2016 

Alerte au mercure - France 5

18 Avr 2016 

Vaccination forcée

26 Avr 2016 

Dépakine : le silence des médecins


Complément d'enquête. Des médecins muets sur les dangers de la Dépakine
14 Jun 2016 

Les seuls qui guérissent sont ceux qui stoppe leurs médicaments

03 Jul 2016 

La prise de psychotropes peut mener à la violence et au suicide


03 Jul 2016 

Les psychotropes provoquent la plupart des pathologies qu'ils devraient guérir


14 Aoû 2016 

anti-épiléptique

valproate de sodium : dépakine, dépakote....
Pourquoi parler du scandale du syndrome de l'anti-convulsivant ? Pour deux raisons simples

Association belge des Victimes du Syndrome Valproate
La prise de Dépakine pendant la grossesse entraîne un risque de 30 à 40% de troubles de développement chez les enfants, ainsi que 11% de malformations à la naissance.

tégrétol / carbamazépine
j’avais des souvenirs dramatiquement plus nuancés. Stagiaire en Médecine Interne, j’avais vu des problèmes hématologiques gravissimes provoqués par le Tégrétol®. Un « p’tit jeune » de 19 ans qui se retrouve avec trois globules blancs au lieu des 10000 réglementaires, ça peut mourir d’une septicémie, même dans un CHU… En dermatologie, quelques cas de desquamations spectaculaires avaient frappé ma mémoire aussi… sauvés de justesse ceux-là – au prix de soins épouvantables et prolongés. Par contre la jeune fille qui avait perdu sa peau (toute sa peau : syndrome de Lyell ou Stevens-Johnson) à cause d’une réaction allergique, n’était plus là pour s’en plaindre. Bref… l’image de ce produit, pas forcément efficace dans les indications psy, potentiellement dangereux voire mortel, était chez moi bien écornée par ces souvenirs laissés par l’école de médecine avant ma spécialisation en psy. Les rares fois que, jeune interne, j’émettais poliment un doute ou faisais allusion aux risques inhérents à ce médicament, on me rigolait au nez : « on ne peut pas laisser les malades sans aide médicamenteuse, ce serait criminel ! Et puis l’impulsivité ! Imagine ce qui se passerait si… Et puis le Lyell au Tégrétol®, moi, je n’en ai jamais vu ! »

 une nouvelle étude examine si les médicaments prescrits pour contrôler les crises peuvent augmenter le risque de symptômes psychotiques chez certaines personnes. Après avoir examiné plus de dix ans de dossiers médicaux des patients traités pour l'épilepsie, les chercheurs ont conclu que jusqu'à une personne sur sept cas de patients souffrant d'épilepsie qui ont ensuite été diagnostiqués avec la psychose pourrait être attribuée à un effet indésirable des médicaments anti-épileptiques.

antiépileptiques : liste Biam
ACETAZOLAMIDE, BECLAMIDE, CARBAMAZEPINE, CLOBAZAM, CLOMETHIAZOLE EDISILATE, CLONAZEPAM, DIAZEPAM, DOXENITOINE, ETHOSUXIMIDE, FELBAMATE, FLUNARIZINE CHLORHYDRATE, FOSPHENYTOINE SODIQUE, GABAPENTINE, LAMOTRIGINE, LIDOCAINE CHLORHYDRATE, LORAZEPAM, MEPHENYTOINE, MEPHENYTOINE DIBROMEE, PARAMETHADIONE, PHENACEMIDE, PHENETURIDE, PHENOBARBITAL, PHENSUXIMIDE, PHENYTOINE, PHENYTOINE SODIQUE, PRIMIDONE, PROGABIDE, PROPOFOL, SULTIAME, TIAGABINE CHLORHYDRATE, TOPIRAMATE, TRIMETHADIONE, VALPROATE SODIQUE, VALPROIQUE ACIDE, VALPROMIDE, VIGABATRINE

rivotril (benzodiazépine)
L’augmentation de la prescription et de la délivrance de ce produit, largement hors AMM (qui, rappelons-le, ne concerne que l’épilepsie), pose donc problème et laisse envisager des modifications de statut de ce médicament

« les propriétés pharmacologiques du Neurontin (et lyrica) (actions thérapeutiques, les effets indésirables, et les symptômes de sevrage) sont similaires à ceux des benzodiazépines et d’autres sédatifs / hypnotiques.

neurontin / gabapentine
L’information ci-jointe indique que les propriétés pharmacologiques du neurontin (actions thérapeutiques, effets indésirables et les symptômes de sevrage) sont semblables à ceux des benzodiazépines et d’autres médicaments sédatifs/hypnotiques.

Le risque de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de lyell serait de 1 pour mille chez l’adulte et passerait à 1 pour 50 ou 100 chez l’enfant (moins de 16 ans).

Et, comme d’habitude en France, où tout ce que les médecins ne connaissent pas relève d’un psychosomatique tellement vague qu’il se prête à tout, ces effets secondaires seront mis sur le compte du psychisme du malade

Les analyses médicaments de la FDA ont montré que les patients recevant des médicaments antiépileptiques avait environ deux fois le risque de comportement suicidaire ou d’idées

Alerte contre l’usage détourné d’un médicament antimigraineux L’agence du médicament rappelle que l’Epitomax (topiramate), un antiépileptique et antimigraineux, ne doit pas être utilisé comme coupe-faim.

TOPIRAMATE
L’activité antiépileptique pourrait être liée à une inhibition des canaux sodiques voltage-dépendants, à une augmentation de l’effet du GABA sur les récepteurs GABA-A ainsi qu’à un blocage des récepteurs glutamatergiques kaïnate/AMPA.
Une augmentation des concentrations cérébrales de GABA et de ses 2 métabolites (homocarnosine et pyrrolidinone ) pourrait contribuer à l’activité antiépileptique:

FDA ALERT [1/31/2008] : environ deux fois le risque de comportement suicidaire ou idées . FDA ALERT [12/12/2007] : dangereux voire mortels réactions cutanées (syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique),

Lamictal :
tératogène, risque de fractures, méningites, risque de suicide…

AVIMEDI
empoisonnement médicamenteux, syndrome de stevens johnson, syndrome de lyell souvent mortel.

LAMOTRIGINE : LAMICTAL
Le risque de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de lyell serait de 1 pour mille chez l’adulte et passerait à 1 pour 50 ou 100 chez l’enfant (moins de 16 ans).

ALLOPURINOL – ADENURIC – CARBAMAZEPINE Danger
Pour limiter tout risque d’effets secondaires, l’allopurinol est contre-indiqué lors d’hyperuricémie asymptomatique, c’est-à-dire lorsque le taux d’acide urique (sanguin) est élevé mais qu’aucun symptôme n’est présent (pas de goutte, pas de douleurs, etc).Principaux effet secondaires– Irritations de la peau (urticaires, éruptions cutanées, etc.), ces effets secondaires apparaissent dans 5 à 10% des cas. Beaucoup plus rarement, réactions cutanées parfois graves avec des syndromes d’hypersensibilité (allergie) comme les syndromes de Lyell, de Stevens-Johnson et DRESS (en anglais pour Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Ces toxidermies sévères semblent avoir une prédominance féminine. Il faut savoir que ces effets secondaires surviennent en général dans les 2 mois après l’instauration du traitement. En cas de symptômes comme de la fièvre, des éruptions cutanées, une hypersensibilité ou tout autre symptôme n’ayant rien à voir avec la goutte, veuillez immédiatement arrêter le traitement.NE REPRENEZ JAMAIS LE TRAITEMENT. SI L’ALLOPURINOL vous a provoqué des effets secondaires, notamment des signes affectant la peau, car en cas de nouvelle prise les effets secondaires pourraient être bien pires et parfois mener à la mort.

Carbamazepine 2015 Dangers cutanés Surveillance